Effraie@blog

L'humanité s'installe dans la mono-culture ; elle s'apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. Son ordinaire ne comportera plus que ce plat.

Claude Lévi-Strauss

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mardi 17 février 2009

FaceBook se fiche du monde

Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable mondialement d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site.



facebook.gif

Voici ce qu'on peut lire dans les nouvelles conditions d'utilisation de facebook.
Voila un moment que je le dit, et je ne suis pas le seul : Facebook, c'est, sous couvert d'un service rendu (cela dit, au delà de la hype, si on ouvre les yeux, on se demande bien lequel...), l'exploitation pure et simple de l'utilisateur au seul profit de facebook. C'est le modèle économique principal du web 2.0, qui devrait plutôt porter le nom de minitel 2.0, tant il n'a d'internet que le nom, mais rien de la philosophie.

Une fois encore : Si vous avez un quelconque attachement à vos données personnelles, à votre vie privée ou simplement, à votre dignité, lisez les contrat d'utilisation des services en ligne, et fuyez les.

Internet et les logiciels libres sont une formidable occasion de créer un média véritablement libre, contrôlé par les peuples, les individus, de façon autonome. Mais à n'y prendre pas garde, à céder à la facilité, les espaces de liberté se réduisent chaque jour. Combien d'entre nous acceptent que leurs emails soient scannés par des robots publicitaires? combien cèdent, sans même le savoir, tout leurs droits sur leurs création et/ou leur correspondance privée à des entreprises peu scrupuleuses ?

La liberté ne s'use que si l'on ne s'en sert pas.

vendredi 13 février 2009

Pourquoi les militants délaissent les médias libres au profit des groupes capitalistes ?

Je vous copie ici un email[1] que j'ai envoyé sur une liste interne de rezo.net[2], et qui réunis des gens s'intéressant, de fait, au rapport du politique avec les moyens modernes de communication, et avec la liberté (comme, notamment, dans logiciel libre).

La discussion portait en particulier sur l'incohérence des milieux militants[3] , qui peinent à utiliser les solutions de communication et de publication libre, au profit des nombreux avatars du capitalisme gratuit sur internet : google, gmail, blogger et leurs équivalents. Les coupables probables semblaient devoir être, selon les intervenants, les masses militantes mal informées et incohérentes, les geeks libristes à poil dur incompréhensibles, ou bien encore l'immense avance technologique des méchants[4]

1968-mai-Information-libre.jpg

Je me permet de copier ici le contenu de mon intervention, simplement parce-que mon avis me semble un peu en rupture avec ces lieux commun, et que s'appuyant sur ma petite expérience tirée de l'aventure Effraie.org, ce ne sont pas de pures spéculations, mais c'est un peu étayé empiriquement.

Bien sur, je ne prétend pas détenir la vérité[5], et si vous voulez en débattre, je serais ravi de le faire dans les commentaires de ce billet.

Je viens de lire votre fil, et j'ai envie d'intervenir, même si peu d'entre vous doivent me connaître. je suis le type qui filtre (à la main...) les mails que {spamassassin,dspam,whatever} n'arrive pas a empêcher d'aboutir.

Ma petite expérience est (peut-être) intéressante.

Je voudrais m'inscrire en faux avec la plupart des choses qui sont dites ici, ou tout du moins, ce que j'en comprend.
Non, à mon avis, ce n'est pas dur de concurrencer gmail, ni wordpress(.com),ni tout ces trucs là.
Non, à mon avis, il n'y a pas de problème de fond, ou d'abêtissement des militants.
Non, les dérives technicistes des geeks libristes ne sont pas un obstacle majeur à l'utilisation de médias libres dans le "reste" de la classe qui lutte.
J'ai cru ça longtemps, et j'ai changé d'avis (peut-être à tort?).

Libriste convaincu, j'ai prêché la "bonne parole" dans tout les milieux militants que j'ai fréquenté. J'ai monté un "hacklab" dans un squat parisien, expulsé depuis, etc, etc.
Tout les gauchistes que j'ai croisé étaient d'accord avec moi, il fallait libérer ses moyens de communications informatique, et la majeur partie d'entre eux continuaient comme en 40 avec leur @hotmail.evil et leur blogspot.kipu
J'ai monopolisé des AG pour emmerder le monde avec mes listes sur mailman à la place de yahoo, et mes sites sous spip chez altern à la place de blogspot chez gougeule.
Encore une fois, tout le monde était d'accord, mais rien ne changeait.

Et puis un jour, je me suis dit que c'était marre, et j'ai fait mon petit serveur perso derrière ma machinbox dans mon coin. C'est pas dur,
Enfin, pas très dur. Je ne suis pas un codeur (en fait, mon secteur, c'est la pédo-psy). Je suis infoutu de faire 3 ligne de php. Mais j'ai lu quelques page de man, quelques tutoriels, et je n'ai pas été trop ambitieux.

Petit a petit, quelque potes m'ont demandé si je pouvais héberger leur mail, leur site, leur listes... et j'ai dit oui. c'était un peu osé, un peu bancal, mal backupé[6]... mais je l'ai fait, et on s'est dit qu'on pouvait très bien s'organiser comme on le faisait d'habitude : petit effectif, autogestion, consensus, cooptation...
On à pas parlé de technique, c'était pas ça le problème.

On a juste créé une page : http://effraie.org/ qui expliquait succinctement notre idée, et depuis, ça marche.
A ce jour, on doit héberger une 60aine de sites, une centaine de boites mail, et peut-être 50 listes. Mais surtout, dans le tas, quelques un se sont intéressés au bidule, et ont voulu faire pareil, et font aussi tourner leur petit serveur@home, avec le même type de fonctionnement.

Bon, ça fait un peu moi-je moi-je, tout ça, mais c'est pour illustrer mon idée : on peut, me semble-t'il, parfaitement concurrencer google et tout ça, si on a pas l'ambition d'être des "gros" acteurs.
On a pas l'intention de grossir beaucoup plus, mais on a bien envie d'être un terrain d'expérience pour que d'autres "non codeurs" osent faire apt-get install apache2 et lire un peu le fichier de configuration.
A petite échelle, le spam, ça se gère très bien, et aider quelqu'un a installer son blog, quand on a que quelques utilisateurs, c'est pas dur, et il saura le refaire tout seul.

Finalement, j'ai l'impression que le principal obstacle, c'est le narcissisme (rien de péjoratif la dedans) de chacun : on veut rendre le même service que google, on veut tout automatiser, on veut convertir les masses (dixit les "codeurs"), on refuse de voir que ce ne serait pas si dur de changer d'habitudes (dixit les "autres").
Dans tout ça, c'est l'humain qui est oublié, ainsi que nos propres capacités d'auto-organisation qui sont invalidées. On se cantonne dans la plainte, au lieu de faire le peu dont on est capable.

Voila, c'était mes trois sous : pas se lancer à l'assaut de l'everest, mais plutôt de la colline à côté.
Arrêter de se plaindre des autres, mais plutôt essayer de bricoler un serveur dans son salon (ou dans l'appart du pote qui a un placard qui va bien).
Par la pratique, on rend bien mieux compte de l'intérêt politique de ces solutions là qu'en tenant des grand discours techniques ou politiques.
Et la contagion, petit à petit, se fait.

En espérant que ce mail écrit à la va vite, et sans peser chaque mot ne vexe personne.

des bises,

Mathieu.



Notes

[1] corrigé cependant pour ce qui est de la syntaxe et de l'orthographe, deux domaines dans lequel je suis assez mauvais en fin de journée..

[2] Le portail des copains : sans doute une des plus belles réussites du web militant francophone, et aussi l'indispensable pilier des listes de discussions libres en français

[3] de gauche, ça va de soit, et de la gauche de la gauche en particulier

[4] bien sur, je résume de façon caricaturale, merci de ne pas croire que je fréquente réellement des abrutis capables de pareils raccourcis...

[5] non, ce n'est pas 42

[6] on a progressé depuis ;)

mercredi 04 février 2009

Créer son propre site

Cet article est né d'une discussion sur un forum consacré à la photographie argentique : un membre s'est fait voler une image qu'il avait posté sur son compte Flickr par un site d'informations, et au cours des échanges, plusieurs personnes m'ont demandé quelques conseils pour la mise en place d'un site personnel. Voici le résultat.
Nikon FA

Préalables

Dans l'échange qui m'a incité à écrire cet article, la problématique était celle du vol d'une image, et il m'a semblé qu'au fond, la question était de créer un site ou l'on maîtriserait au mieux le destin de ses images. C'est pourquoi j'exclus ici d'emblée tout recours aux sites qui rende le service gratuit d'héberger vos images. Dans l'immense majorité des cas, il y à une contrepartie désagréable, plus ou moins cachée, et vous ne restez pas maître de vos images. Pour la même raison, ou presque, j'exclus tout recours aux logiciels privateurs, pour leur préférer chaque fois des logiciels libres[1]. J'attache une grande importance à la question de l'autonomie, du choix et de la liberté sur le web en particulier, et dans le domaine logiciel en général. Sur ce sujet, vous pouvez jeter un oeil là dessus :

Ces questions, et le vol d'image à l'origine de cet article en appellent une autre : Comment diffuser ses images ? quel copyright, quelles licences utiliser ? j'y consacrerait un paragraphe à la fin de cet article, mais vous pouvez déjà jeter un oeil à mon précédent billet : Les licences et la notion de liberté

Le contexte étant photographique, les logiciels cités sont adaptés à cette problématique. Mais le raisonnement s'applique à tous les autres domaines pour lesquels vous pourriez vouloir créer votre propre site internet. Voyez chez Framasoft la rubrique "gestion de contenu"

Savoir ce que l'on veut

Avant de se lancer dans la création de son propre site web, il faut savoir ce que l'on veut faire. Sinon, vous allez à coup sur vous perdre dans la jungle des diverses solutions, et il est probable que le résultat ne soit pas à votre goût. Selon moi, on peut classer les types de sites web personnels (consacrés à la photographie) dans 4 catégories, selon les objectifs que l'ont se fixe :

  • Si l'on souhaite partager ses photos (avec ses amis, avec les gens intéressés par un événement...) sans volonté particulière de les mettre en valeur, vous vous tournerez sans doute vers un logiciel permettant de mettre facilement en place des galeries, gérant de multiples utilisateurs. Il sera facile d'y mettre en place une gallerie pour les 73 photos de votre anniversaire, les 258 images que vous avez faites au guatemala ou pendant vos vacances à pornic, ou encore les 117 photos de banderolles de la dernière manif. Regardez donc les démonstrations de ZenPhoto, PhpWebGallery, Gallery ou Coppermine. Sur chacun de ces sites, vous trouverez également la liste des fonctionnalités de chacun d'eux. Lisez les en détails, c'est là que vous saurez si le logiciel correspond à vos besoins. Par contre, ne vous attardez pas trop sur le design : d'abord, ce n'est pas le but premier d'un site de ce type, et ensuite, il y a généralement plusieurs apparences disponible, sous forme de thèmes, skin, templates... à installer. Si vous êtes perfectionnistes, il s'agit de logiciels libres, donc vous pourrez modifier l'apparence à votre goût, même si c'est généraleement un peu plus de travail. Personnellement, j'utilise gallery ici, et même si je laisse cet espace un peu à l'abandon, ça devrait vous donner une idée de ce qu'on peut en faire.
  • Si vous voulez faire un portfolio de belle qualité, ajusté, page par page, à vos images, ou tout sera pensé pour mettre au mieux en valeur vos images, il y a fort à parier que vous deviez coder vous même un site web, avec html, css, et peut-être php. C'est un travail difficile, faîtes le vous même seulement si vous savez ce que vous faites, ou que vous connaissez quelqu'un qui sait ce qu'il fait. Sur ce genre de site, les images changent peu, et son peu nombreuses. C'est l'équivalent sur internet d'un book, une vitrine de votre travail. En voici un exemple, celui d'un photographe ami que j'apprécie particulièrement.
  • Si vous voulez faire un Photo Blog, ou vous posterez chaque jour, ou chaque fois que vous le désirez, une image, et que ces images sont le principal contenu du site, alors, je vous conseil d'utiliser Pixelpost. C'est un logiciel simple d'utilisation, facile à installer, qui fait parfaitement ce qu'on lui demande (c'est à dire un blog centré sur une photo à chaque fois) mais seulement ça. Voici le mien à titre d'exemple. Il est doté de nombreux thèmes, et de nombreux greffons qui étendent ses fonctionnalités.
  • Enfin, si vous souhaitez un site à la croisée de tout cela, ou un site plus généraliste, permettant à la fois de poster des photos, d'écrire des articles, d'héberger des galeries, d'avoir des pages fixes pour vendre vos tirages ou vos services, de gérer plusieurs utilisateurs... bref, un site très souple, alors je vous conseille d'utiliser un logiciel qui n'est pas dédié à la photographie, mais plutôt un logiciel de blog. Je considère que pour les particuliers, et même pour les professionnels ayant des besoins limités et pas franchement pointus (c'est à dire, à mon avis, 95% des sites web...) les logiciels de blogs sont les plus simples, les plus souples, et les mieux adaptés. Contrairement à une idée reçue, ils ne vous enferment pas dans une utilisation strictement blog[2]. J'utilise personnellement Dotclear2, et je peu vous garantir qu'il est parfaitement utilisable pour un site dédié à la photographie, en particulier avec ses greffons Gallery et LightBox. Vous trouverez un exemple de ce que fait LightBox en cliquant sur les photos de ce billet. Les autres logiciels de blog, comme Wordpress, permettent sans doute des choses similaires, mais je ne les connais pas.

Faire héberger son site

Voilà une question cruciale : vous avez décidé d'être indépendant des flickr et consort, mais vous n'êtes pas pour autant en mesure d'avoir votre propre serveur. Il vous faut donc trouver un hébergeur. La plupart des gens se tournent alors vers des solutions commerciales. Quelles soient chères ou pas, je ne les conseille pas, pour des raisons liées à l'autonomie et à la liberté, que je trouve hypothéquée dés lors qu'on confie ses images à un service commercial. Cependant, je sais bien que tout le monde ne partage pas cet avis, et il faut reconnaître que la plupart sont sérieuses et fiables. Le reste de cet article s'y applique aussi bien qu'aux autres solutions que je vous propose.
Il existe, bien qu'elles ne soient pas très connues, une grande variété d'hébergeurs alternatifs : il ne s'agit pas de services commerciaux, mais d'hébergeurs associatifs, coopératifs, auto-gérés... pour lesquels vous n'êtes pas un client, mais un membre. La plupart font payer une cotisation, qui vous catapulte membre de l'association ou bien auto-hébergeur. J'aime particulièrement lautre.net, mais il existe aussi, par exemple, Ouvaton. Pensez aussi à regarder du côté du réseau Rhien, dans lequels les services, en plus d'être non-commerciaux, sont gratuits.

Choisir un nom de domaine

La plupart des hébergeurs proposent deux options :

  • L'hébergement d'un sous-domaine : votre site sera alors disponible à une adresse du type http://votre-nom.votre-hébergeur.truc/ . Vous n'aurez aucune latitude quand à la deuxième partie de l'adresse, et selon les cas, vous pourrez ou non choisir la partie de l'adresse qui se situe avant le premier point. Ce type d'adresse ne devrait engendrer aucune dépense supplémentaire, et aucune limitation technique. Si on vous demande de l'argent pour ça, ou si on vous annonce des limitations techniques, changez d'hébergeur : c'est un escroc ou un incompétent.
  • L'hébergement de votre propre domaine : pour une somme modique (mettons, pour un service sérieux, entre une dizaine d'euros et une trentaine par an, selon le type de domaine), vous pouvez acquérir votre propre domaine, et le faire héberger ou vous le souhaitez. À condition qu'il ne soit pas déjà réservé, vous aurez alors le nom de domaine que vous souhaitez, point. Du type : http://votre-nom.com/ , http://truc.org/ , http://mes-super-photos.net/ . Il s'agit ensuite de le faire pointer vers votre hébergeur. La façon exacte de faire dépendra de là ou vous achetez votre nom de domaine et de votre hébergeur, je ne détaille donc pas. Sachez simplement que si le concept est un peu ardu quand on est pas versé dans l'informatique, la manipulation est simple, et votre hébergeur doit être capable de vous l'expliquer facilement. Si ce n'est pas le cas, allez donc voir ailleurs, l'herbe y sera plus verte.

La plupart, si ce n'est tous les vendeurs de noms de domaines proposent des services suffisant pour faire ce que vous voulez. Cependant, comme la notion derrière tout ça n'est pas simple, vous avez intérêt à utiliser un service dans une langue que vous maîtrisez, et pas trop discount, histoire que quelqu'un réponde à vos demande d'aide. Je vous conseille gandi, qui, s'il n'est pas le moins cher (mais ça reste raisonnable, promis) à plusieurs avantages : ils parlent français, fournissent des services de qualité, et soutiennent des projets alternatifs.

La mise en place de votre site

Une fois que vous avez un hébergeur et un nom de domaine, il faut passer à l'installation proprement dite de votre site. C'est un peu technique, mais rien d'insurmontable (et puis, on ne le fait qu'une fois, si on a pris la peine de réfléchir avant).
Si vous avez chois l'option portfolio, je suppose que vous savez ce que vous faites. Pour les autres, voici un pas-à-pas généraliste :

  • commencez par lire, au moins en diagonale, la procédure d'installation sur le site du logiciel que vous voulez utiliser. Il y a en général tout ce qu'il faut à cet endroit là. Repérez y notamment si le logiciel a ou non besoin d'une base de donnée pour fonctionner.
  • Téléchargez le logiciel, et sachez le retrouver sur votre disque dur. Il s'agit en général d'une archive au format .zip Parfois, on vous propose aussi des archives d'autres formats : tar.gz ou tar.bz2 par exemple. À moins de savoir ce que vous faites[3], utilisez le format .zip
  • Décompressez l'archives du logiciel. En général, il suffit de faire un clic droit sur l'icône de l'archive, et de choisir l'option qui vous semble approprié dans le menu qui appairait.
  • Il faut désormais transférer le logiciel décompressé sur votre espace d'hébergement. Pour cela, vous devrez utiliser un logiciel de FTP[4]. Si vous avez déjà utilisé ce genre de logiciel, utilisez celui que vous connaissez. Sinon, je vous conseil Fillezilla, qui est libre, simple, gratuit, et d'excellente qualité. Il vous faudra trois éléments pour vous en servir, que votre hébergeur doit vous communiquer : l'adresse du serveur FTP (de la forme ftp.votre-hébergeur.truc ) votre login, et votre mot de passe. Une fois connecté, vous pourrez télécharger votre logiciel sur votre espace d'hébergement. Selon la documentation du logiciel que vous utilisez, et selon vos désirs, vous pouvez télécharger le dossier complet (que vous pouvez renommer a votre guise), ou simplement son contenu.
  • Avec certains logiciels, c'est tout ce que vous aurez à faire : vous pouvez alors commencer a naviguer sur votre site, à l'alimenter avec vos photos, et à l'utiliser. Mais dans la plupart des cas, vous devrez encore effectuer un peu de configuration. La documentation du logiciel doit vous indiquer quoi faire. Dans quelques rares cas, vous devrez éditer vous même un fichier texte, pour y indiquer quelques informations, puis placer ce fichier au bon endroit sur votre site, avec votre logiciel de FTP. Si c'est le cas, lisez attentivement la documentation : cela vous évitera de vous arracher les cheveux.
  • Dans la majorité des cas, vous devrez utiliser votre navigateur internet, vous rendre sur une page de votre nouveau site ( à une adresse du type http://monsite.truc/install.php ) et rentrer quelques informations dans un formulaire. La plupart du temps, les informations demandées seront simples (choisir une langue, choisir un thème, le nom du responsable du site...). Mais vous aurez aussi souvent à indiquer les information relatives à une base de donnée.

attention.pngUne base de donnée, c'est une façon de stocker des informations pour faciliter la vie du développeur du logiciel et de son utilisateur. La plupart des hébergeurs en fournisse. Si ce n'est pas le cas, ou si c'est plus cher, changez d'hébergeur. Il vous faudra parfois demander la création de votre base, et il vous faudra dans tout les cas l'adresse du serveur de base de donnée (souvent localhost, mais pas toujours, ainsi qu'un nom d'utilisateur et un mot de passe dédiée à cette base de données. Votre hébergeur doit pouvoir vous communiquer sans difficulté ses informations, sinon, vous commencez à le savoir, allez voir ailleurs. Le logiciel que vous utilisez vous proposera peut-être de choisir un préfixe pour la base de donnée. Si c'est le cas, faites le, cela vous permettra d'utiliser la même base pour plusieurs logiciels, ou plusieurs versions du même logiciel. Attention : n'utilisez jamais le même préfixe deux fois, sinon vous risquez de tout casser.

  • Une fois que vous avez rentré toutes les informations demandées, que vous les avez bien vérifiées, et que vous avez cliquez sur ok, installer ou quelque chose de ce genre là, votre site devrais être opérationnel, et vous devriez pouvoir commencer a vous en servir. Si vous avez un message d'erreur, lisez le attentivement, relisez la documentation : vous devriez vous en sortir. Si ce n'est pas le cas, pas la peine de vous énerver, demandez de l'aide, dans les commentaires de ce billet, par exemple.

Quelques choix importants relatifs à la mise en ligne de photos sur le web

Vos images sont sur internet, tout le monde peut les voir, vous allez devenir une star au devant de gros ennuis bien voir. Dans tout les cas, vous devez être conscient de quelques petites choses, et faire quelques choix.

  • Il n'existe aucun moyen fiable d'empêcher les visiteurs de votre site de garder une copie de vos photos sur leur ordinateur. Vous devez accepter ça, sinon, vous ne devriez pas faire de site internet. Si on vous vend une façon de les protéger, dites vous bien qu'à partir du moment ou votre photo s'affiche, une bête copie d'écran permet d'en faire une sauvegarde. Si quelqu'un vous dit le contraire, c'est un benêt ou un naïf.
  • dés lors, vous devez réfléchir à ce que vous souhaitez permettre aux gens qui admirent vos images.
  • Vous pouvez choisir de ne rien autorisez d'autre que la simple vue de vos photos. Si vous ne faites rien de spécial, c'est d'ailleurs par défaut le cas. Cependant, ça ne protège rien, de dire ça. Prenez garde à indiquer "tout droits réservés - votre nom" quelque part. Vous pouvez aussi choisir de défigurer vos images avec un filigrane dégueulasse. C'est moche, mais les gens n'auront pas envie d'utiliser vos images. Cependant, si vous souhaitez vraiment faire ça, vous ne devriez vraisemblablement pas mettre vos images sur internet : il est extrêmement compliqué, voir impossible, d'empêcher quelqu'un de déterminé d'utiliser l'image que vous mettez sur internet.
  • Vous pouvez aussi choisir d'être intelligent, et permettre délibérément à ceux qui aiment vos images de s'en servir. Cela permettra éventuellement que vos images soient diffusées et appréciées par un plus grand nombre. (et si vous avez du talent, pourquoi pas, qu'on vous passe des commandes ou qu'on vous achète des tirages). Pour cela, il vous faudra définir les droits que vous souhaitez accorder. Droit de modifier, de redistribuer, de vendre... à vous de voir. Vous pouvez aussi définir des restrictions : Obligation de vous citer comme auteur en cas d'utilisation, interdiction de modification, obligation de conserver ces même droits et restrictions sur les oeuvres dérivées, interdiction d'utilisation commerciales... Les contrats Creative Common sont généralement bien adaptés pour cela, ils proposent de nombreuses options, et sont simples à comprendre. Si vous voulez approfondir plus cette question, jetez un oeil ici. J'utilise personnellement le contrat CC-by-nc-sa qui permet à tout le monde d'utiliser, diffuser, modifier mes photos, à condition de ne pas en faire d'usage commercial, de me citer comme auteur originel, et de conserver ces droits et devoirs sur les oeuvres dérivées. Cela n'empêche en rien ceux qui voudraient en faire un autre usage de me contacter pour obtenir mon autorisation.
  • Enfin, si vous voulez éviter que ces droits et devoirs que vous avez définis soient trop facilement contournables, évitez de mettre en ligne des images de très grande taille et de très bonne qualité. Il est couramment admis qu'une image de 800 pixels sur son plus long côté, à 72 dpi, est de qualité suffisante pour être admirée sur un écran d'ordinateur. Cette taille et cette résolution empêchera toute impression grand format de qualité.

Voila, je crois avoir fait plus ou moins le tour de la question. Si vous avez des remarques, des questions, des commentaires ou des corrections à apporter, n'hésitez pas à utiliser le formulaire de commentaires en bas de page. (et surtout : Bonnes photos!)

Notes

[1] d'ailleurs, s'il y a bien un domaine ou les logiciels libres n'ont pas a prouver leur supériorité, c'est bien le web : ne pas pouvoir modifier les sources de son site web c'est euh... une aberration!

[2] ce sont les services comme blogger ou skyblog qui font ça, pas les bons logiciels comme dotclear ou wordpress

[3] Il s'agit d'un format libre, et plus performant, d'archive. Mais la plupart des gens n'ont pas les logiciels nécessaires pour s'en servir. Si vous le souhaitez, vous trouverez plus d'infos ici : archives TAR. Et si vous êtes sous GNU/linux, ou un *BSD, vous savez déjà tous ça, et n'avez sans doute pas lu cette note jusqu'au bout

[4] File Transfert Protocol

vendredi 30 janvier 2009

Vol d'image

Se faire voler une image (c'est à dire, dans mon cas, ne pas respecter la licence CC-by-nc-sa, en ne me citant pas comme l'auteur, et en ne plaçant pas l'oeuvre dérivée (l'article, dans le cas présent), sous la même licence, c'est toujours désagréable.

Quand en plus c'est pour illustrer un article puant sur un site de fachos, je vous raconte pas comme ça la fout mal. (je ne met pas le lien, si ça vous intéresse c'est sur le site fdesouche.com, l'article 20162).

Comme ces gens sont très malins, et très respectueux des autres (de ma bande passante, dans ce cas précis), il ne leur est pas venu à l'esprit d'héberger l'image sur leur propre serveur... ce qui m'a permis de remplacer l'image qu'il m'ont volée par celle là, bien plus adaptée.

mampince.jpg Cabot

EDIT : Ils ne sont pas très joueur, chez fdesouche.com... ils ont retiré mon image au lieu de changer leur licence ^^'
Cliquez sur la vignette ci-dessous pour voir un screenshot de leur page...

Capture-1.png

jeudi 08 janvier 2009

Le futur ministre de l'économie numérique vous présente tous ses vœux...

L’absence de régulation du Net provoque chaque jour des victimes ! Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ? Combien faudra-t-il de morts suite à l’absorption de faux médicaments ? Combien faudra-t-il d’adolescents manipulés ? Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ? Il est temps, mes chers collègues, que se réunisse un G20 du Net qui décide de réguler ce mode de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde.



Frédéric Lefebvre, probable prochain ministre à l'économie numérique, lors d'un discours à l'assemblée nationale, le 15 décembre dernier. L'obscurantisme se porte bien...

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