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mercredi 09 avril 2008

Calibration d'écran, profil ICC et gestion des couleurs sous Ubuntu

Ceux d'entre vous qui suivent savent que je m'intéressent à la photo numérique, et en particulier à sa pratique sur notre plate-forme préférée: GNU/Linux.

Mon dernier billet important sur le sujet, Flux de travail numérique pour le photographe sous Ubuntu, tentait de montrer comment il était possible d'utiliser des outils, si ce n'est professionnels, au moins des très haut niveau pour gérer son workflow sous ubuntu.
Cependant, la question de la calibration de l'écran, et donc de la gestion des couleurs semblait poser quelques problèmes, et les solutions que j'avançais à l'époque n'étaient que des bricolages.

Je ferais prochainement un billet (à jour) plus extensif sur la gestion de mon flux, depuis la prise de vue jusqu'à la publication web et/ou l'impression, mais je n'en ai pas le temps ni le courage immédiatement. Je vais donc me contenter d'expliquer la démarche que j'ai suivie pour calibrer mon écran, entièrement sous GNU/Linux (Ubuntu Hardy Heron, mais ça devrait être facilement transposable sous n'importe quelle distribution), parce que j'imagine que ça intéressera fortement un certains nombre...

Pré-requis

  • Argyll Color Management System : Ce logiciel, bien qu' austère et peu engageant, est aujourd'hui ce qui se fait de mieux pour la gestion des couleurs. le site web est explicite: il s'agit d'une collection de codes sources, qui, une fois compilés, fournissent des outils en lignes de commandes permettant, de façon quasi exhaustive, de calibrer toute une chaîne graphique.
  • Une sonde colorimétrique reconnue par Argyll. La liste du matériel supporté est disponible ici. Je me suis servi de la version 0.70 Beta 8, pour profiter du support de la sonde Spyder 2 de colorvision, un des matériel les plus répandu dans le grand public, et surtout, un des moins chers (j'ai acheté la mienne 70€ d'occasion). Inutile de payer plus cher une version «pro», seul le logiciel change, et seule la sonde (matériel) nous sera utile sous GNU/Linux
  • Un écran...

Procédure

Installation de Argyll 0.70 Beta 8

Argyll est un logiciel non-présent dans les dépôt, et d'usage très spécifique.. inutile de l'installer si vous n'en avez pas vraiment besoin, vous risqueriez d'abîmer quelque chose sur votre beau système.

J'ai choisi d'utiliser la version précompilée de Argyll: inutile de se compliquer la tâche pour un logiciel si spécifique. L'installation est donc très simple: il suffit de télécharger cette archive, de l'extraire, et de placer le contenu de son répertoire bin/ dans votre $PATH (personnellement, j'ai choisi /home/effraie/bin , mais libre à vous de faire autre chose, /usr/local/bin étant par exemple tout indiqué.

Le firmware de la sonde Spyder2 étant propriétaire, il n'est pas inclus dans Argyll, et il vous faudra l'extraire. c'est trés simple, et ça se fait en 2 étapes:

  • introduire le cd d'installation de la sonde dans votre lecteur,
  • tapez simplement spyd2en dans une console pour extraire le firmware et l'injecter dans Argyll

Votre sonde Spyder2 devrait désormais être utilisable! Passons donc aux choses sérieuse, la calibration (et la caractérisation) de l'écran proprement dit.

spyder2

Argyll est un outil en ligne de commande, mais pas si compliqué à utiliser, finalement. Enfin, au moins quand, comme moi, on se contente de l'utiliser pour un usage basique, parce qu'il embarque tout un tas d'outils dont je ne saurait que faire...

Voici donc les étapes que je suivie, avec (quelques) détails:

Je me suis placé dans les conditions de luminosités qui sont celles dans lesquelles je travaille mes images (généralement), et j'ai fait le vide sur mon Desktop. Ensuite:

  • Branchez la sonde a une prise USB,
  • sudo chmod 777 -R /dev/bus/usb pour avoir accés, comme simple utilisateur, au bus USB. (il y a sans doute plus élégant, mais là n'est pas le propos),
  • dispcal -v -qm -yl mon_profil (-v pour le mode verbeux, -qm pour une qualité moyenne, -yl pour un écran LCD (-yc pour un CRT) et mon_profil, pour le nom a donner au profil (et aux fichiers intermédiaires). Un patch noir appariait a l'écran, sur lequel placer la sonde, et vous devriez avoir cet affichage dans votre console:
Setting up the instrument
Instrument Type:   Spyder 2
Serial Number:     00617511
Hardwar version:   0x0307
Place instrument on test window.
Hit Esc, ^C or Q to give up, any other key to continue:

  • Tapez donc entrée après avoir placé la sonde, et vous voila avec le menu suivant:
Display adjustment menu:
Press 1 .. 7
1) Black level (CRT: Brightness)
2) White point (Color temperature, R,G,B, Gain)
3) White level (CRT: Contrast, LCD: Brightness)
4) Black point (R,G,B, Offset)
5) Check all
6) Continue on to calibration
7) Exit

Ayant un écran cheap de portable, je suis passé directement à l'étape 6, mais si vous avez des contrôle manuels sur votre écrans, passer par les autres étapes n'est sans doute pas un luxe!

  • Dispcal va afficher et mesurer toute une série de patch de différente couleur, et produire un fichier mon_profil.cal. c'est un peu long, c'est normal.
  • On tape targen -v -d3 -f500 mon_profil, ce qui va générer un fichier mon_profil.ti1 contenant les nouveau patches à mesurer. Cette étape est très rapide.
  • On va maintenant utiliser la commande dispread -v -yl -k mon_profil.cal mon_profil qui va produire un fichier mon_profil.ti3. Cette étape est assez longue également.
  • On peut désormais retirer la sonde l'écran, et générer le profil lui même: profile -v -A "Fabricant de l'écran" -M "modèle de l'écran" -D "la date" -qm -as mon_profil qui va produire un (précieux!) fichier mon_profil.icc
  • On charge le profil dans X avec la commande dispwin /chemin/vers/mon_profil.icc (et on le décharge avec dispwin -c mais ça n'a aucun intérêt ;) ). Votre écran devrait prendre une surprenante teinte jaunâtre, (c'est normal mais moche). Votre écran est désormais calibré, et vous n'avez plus qu'à configurer correctement vos application (supportant les couleurs gérées, comme bibble, ou le dernier gimp). Attention, si vous utilisez un économiseur d'écran, celui ci déchargera le profil. Pensez à le recharger (ou à désactiver l'économiseur d'écran).



Mille merci à Jcornuz pour ses précieuse informations, et bienvenu dans le monde merveilleux des couleurs gérées sous GNU/Linux!

dimanche 14 octobre 2007

À propos des stickers Ubuntu

Bonjour à tous!

Je sors (provisoirement) la tête de l'eau pour faire un petit point sur les stickers:

  • Je n'ai plus de stickers disponibles, mais je continue à recevoir du courrier en masse: merci d'arrêter d'en réclamer!
  • Une nouvelle commande est en cours, les premiers servi seront:
    • les courriers déjà reçus que je n'ai pas pu honorer,
    • les relais dans les pays francophones (d'ailleurs, on repart a zéro la dessus, désolé à ceux qui s'étaient signalé, j'ai loupé le coche, vous pouvez donc m'écrire a effraie AT ubuntu-fr POINT org pour me donner votre adresse et votre mail)
    • enfin, je rouvrirais les commandes en le signalant ici.



Par ailleurs, merci pour vos courriers, certains sont vraiment trés sympa !

lundi 10 septembre 2007

Prochaine session classroom, demain!

La classroom fait sa pré-rentrée!


Dés demain, vous pourrez nous retrouver pour une "mini" session à propos des réseaux locaux (LAN), en attendant la  "vraie" rentrée, d'ici quelques jours, au sujet de GPG.

Je n'allais bien sûr pas faire un billet pour vous expliquer qu'une session allait avoir lieu dans deux semaines bien sûr, mais pour vous annoncer que mardi 11 septembre, à partir de 20 heures (heure de Paris) allait avoir lieu une petite session sur l'introduction au fonctionnement des réseaux locaux.
Pourquoi une petite session allez vous me demander ? En fait, petite n'est pas le mot approprié, mais le concept de cette session ne va pas être de faire une présentation théorique et complète sur les LANs (Local Area Network). Mais plutôt de vous présenter quelques concepts simples, démystifier un peu le fonctionnement, et vous amener ainsi à vous poser des questions et à suivre un raisonnement logique.
Cette session se déroulera en deux parties: la première permettra de vous présenter quelques concepts, et la deuxième donc, de répondre à vos innombrables questions.

A mardi !

source: le blog de la classroom


Rappel: la classroom est acessible sur le canal #ubuntu-fr-classroom du réseau irc.freenode.net

lundi 13 août 2007

Une pause pour les stickers!

C'est un peu trivial, comme billet, mais je voudrais demander à tous ceux qui m'envoie en ce moment des courriers pour commander des stickers d'attendre désormais jusqu'à septembre.
En effet, je pars d'ici la fin de la semaine en vacance, et je ne rentrerais pas avant la fin du mois d'août.
Ma boite à lettre n'étant pas énorme, et ayant déjà du mal a supporter votre courrier quotidien, j'ai peur que si elle doit accueillir 10 jour de courrier en mon absence, elle explose littéralement, et qu'une partie de vos commandes se perdent.

Je rouvrirais les commandes à mon retour, rassurez vous!

lundi 30 juillet 2007

Stickers ubuntu

attention.pngAttention! commandes fermées provisoirement

stickers ubuntuUn petit billet pour vous signaler que vous pouvez de nouveau demander des stickers (gratuits!) pour afficher votre préférences pour ubuntu.
Merci à system76 qui nous les a envoyé gratuitement!
Vous pouvez en obtenir 3 en envoyant une enveloppe timbrée, et avec votre adresse pré-remplie à :



En France:

Stickers Ubuntu
105, rue de l'Ourcq
75019 Paris

Si vous habitez dans un pays francophone autre que la france, tout n'est pas perdu! En suisse, au canada et en belgique, il y a des relais qui existent déjà:

En Suisse:

Pro-OpenSource
Stichwort: Ubuntu-Stickers
Postfach 52
9011 St. Gallen

Au Canada:

Ubuntu Sticker Offer
2448 Cadboro Bay Rd.
Victoria BC
V8S 4C1
Canada

En Belgique:

Powered by Ubuntu - stickers
p/a Baliestraat 84 / 3
8000 Brugge
Belgium

Vous pouvez vous reporter à cette page pour trouver d'autres relais

Dans les autres pays francophones (et francophone uniquement!) je suis à la recherche de personnes relais:

Au Maroc:

...

En Tunisie

...

En Algérie

....

Je me ferais Nous nous ferons un plaisir de vous envoyer ça!

Flux de travail numérique pour le photographe sous Ubuntu


Heureux possesseur d'un appareil reflex numérique, et passionné de photographie, voila quelques temps que je me suis penché sur la meilleur façon d'organiser mon flux de travail sous linux.

En effet, bien que Photoshop soit l'application propriétaire réputée la plus réclamée par les utilisateurs de Linux, l'OS au pingouin est en en réalité très bien équipé pour faire face a un flux de photographie numérique avancé.


Dans ce billet, je vais tenter de présenter un flux de travail pour la photographie numérique, entièrement sous Ubuntu. Certains logiciels présentés ne sont pas libres, mais je présenterai les alternatives libres existantes.


Développer ses RAW

Si la plupart des photographes sont très satisfaits des images JPEG que produit leur appareil photo numérique, le photographe exigeant voudra maîtriser lui même le développement de ses RAW. Pour ceux qui ne le saurait pas, le RAW (codé sur 16 bits (enfin, c'est plus compliqué que ça, en fait... mais bon)) est un format qui conserve l'ensemble des données brutes captées... par le capteur de l'appareil photo, tandis que le JPEG (codé sur 8 bits) est un format déjà traité par l'appareil, au niveau de la couleur, de la balance des blancs, du contraste...

Sur la plupart des appareils photo numérique haut de gamme (récents) et sur tout les reflex numériques, il est possible de choisir le format RAW plutôt que JPEG pour l'enregistrement de ses images, pour conserver un maximum de données et se réserver une marge de manœuvre importante au moment du développement. Si vous souhaitez faire de la photo d'un point de vue expert, professionnel, artistique, ou passionné, c'est le format qu'il vous faut.


Attention! Le format RAW a de nombreux avantages, mais il est également plus contraignant. Les fichiers sont très volumineux, et exige un traitement relativement important avant d'être exploitable d'aucune façon.



Pour développer mes RAW sous Ubuntu, j'utilise un logiciel (propriétaire) d'excellente facture, nommé Bibble. Il s'agit d'un des premier déRAWtiseurs historique, et il produit d'excellents résultats. Disponible sur Linux, mais aussi sur MacOS et Windows, il s'agit d'un logiciel en QT véritablement multiplateforme. C'est à mon goût le meilleur choix possible d'un point de vue technique. Sachez cependant que ce logiciel est payant, et qu'il permet une période d'essai d'un mois.

cliquez sur l'image pour voir la capture en plein écran:



Il faut noter qu'il y a plusieurs alternatives à Bibble sous Linux:

  • LightZone: un autre logiciel propriétaire, gratuit cette fois ci (mais payant sous MacOS et Windows). Il a de nombreux supporters, mais la version linux est la 2.3 quand la version "officielle" est la 3, et il semble que notre plateforme ne soit pas vraiment considérée comme égale aux autres... Cependant, entre sa gratuité et sa gestion originale des zones et des filtres, il est utile de l'avoir sur un coin de disque dur (ici pour la version linux)


  • ufRAW est certainement la solution libre la plus abouti pour traiter des RAW. Il existe en version autonome ou en plugin pour the GIMP. Néanmoins, il est a mon goût encore trop loin derrière (en particulier ses interfaces graphiques...) pour suffire  a une pratique quasi quotidienne  du format RAW.

  • Citons également, en vrac parce que je les connais moins, et qu'il me semble qu'ils sont moins aboutis, dcRAW (plugin GIMP), RAWtherapee, et RAWstudio. N'oublions pas BlueMarrine un projet encore en développement, mais prometteur.
Tous ces logiciels s'installe trés simplement sous Ubuntu, je ne m'étends pas.

Retoucher ses images

Dans ce domaine, c'est The GIMP le logiciel roi:


Plutôt que de vous répéter des choses que vous savez déjà, je vous donne plutôt quelques liens qui explique comment un photographe peu tirer parti de GIMP:

N'oubliez pas, cependant, qu'il existe Krita, intégré a l'environnement KDE, qui a les même objectifs que la GIMP. Notons aussi que Gimp à quelques limitations importantes:  pas de support 16 bits, pas de gestion des couleurs, pas de calques d'ajustement, pas de groupes de calques...

Gérer sa bibliothèque d'images

Dans ce domaine, les logiciels performants sous Ubuntu sont légion! La plupart d'entre eux permettent de trier, classer, tagger, archiver... vos images, même en très grand nombre. Ils permettent également d'effectuer un certains nombres de retouches "basiques", les fonctionnalités variants d'une application à l'autre: rotation, recadrage, courbes, export vers le web ou un media externe...

Personnellement, j'utilise F-spot, fournit par défaut dans Ubuntu. Il permet une gestion très efficace d'une collection trés importante, des fonctionnalités de retouches avancées, la gestion du versionnage des images, l'export vers gallery, flickr, une galerie web statique, un cd...


Dans ce domaine, certains prétendent que Digikam (intégré a Kubuntu et a l'environnement KDE) est meilleur. Ce n'est pas mon avis, mais ce doit être une affaire de goût. Dans ce domaine, il faut aussi citer Gthumb (de base dans Ubuntu) et Jbrout. (j'en oublie sans doute)

Créer un panoramique

Pour cela, un logiciel sort du lot: il s'agit de Hugin. Un peu complexe à mettre en œuvre, il est rudement efficace! Je vous suggère de vous reporter à cette page de la doc pour en savoir plus.

Créer des images HDR

le HDR est une technique relativement récente en photo numérique, qui produit des résultats impressionnants. Je cite wikipedia:

L'imagerie à grande gamme dynamique (High dynamic range imaging ou HDRI) regroupe un ensemble de techniques numériques permettant d'obtenir une grande plage dynamique dans une image. Son intérêt est de pouvoir représenter ou de mémoriser des niveaux d'intensités lumineuses très différents dans une même image. Cette technique s'effectue en permettant d'attribuer plus de valeurs à un même pixel. D'abord développée pour les images générées par ordinateur, la technique s'est ensuite adaptée à la photographie numérique.

Un exemple de HDR:


image de Nattfodd sous licence Creative Commons CC BY-NC

Pour ce type de traitement sous Ubuntu, il existe une interface graphique conviviale, nommée QTpfsgui
Ce logiciel est disponible sur un dépôt tiers, et il me semble qu'il sera intégré a Ubuntu pour la Gutsy Gibbon. Vous pouvez vous reporter à la documentation pour plus d'information quand à son utilisation et son installation.

Calibration et gestion de la couleur

J'ai gardé ce point pour la fin, car c'est encore aujourd'hui un point noir pour le photographe sous linux.

Si votre écran est d'une qualité correcte, et que vous n'êtes pas trop exigeant, vous pouvez vous en passer, et vous ne savez peut être même pas de quoi il s'agit. Par contre, si vous souhaitez maitriser toute votre chaine photographique, vous savez déjà ce que sont les espaces de couleurs et les profils couleurs des différents matériels.

Sans entrer dans les détails ennuyeux, sachez simplement que chaque appareil traite le rendu des couleur d'une façon qui lui est propre, et que pour obtenir sur papier ce que l'on voit a l'écran, il faut avoir la maitrise du profil couleur de son écran, de son imprimante, et d'une façon générale, de tout les éléments matériels du flux. Pour un écran, il s'agit de le calibrer (régler) de façon a ce qu'il affiche les blanc vraiment blancs, les noirs vraiment noirs, et d'une façon générale, les couleurs d'une façon juste, et pas "chaude" ou "flatteuse", comme pour un jeux vidéo. Sans quoi, sur l'image que vous aviez peaufiné pour obtenir un beau rouge Ferrari sur les fleurs de tatie george, les roses seront oranges... et vous serez vert.

Bibble (par exemple) gère parfaitement les profils, et c'est le cas de nombreuses applications sous ubuntu. Le problème n'est pas là.

Je m'explique: Une bonne calibration ne peut que difficilement être faite a l'oeil, et nécessite l'usage d'une sonde colorimétrique, qui se pose sur l'écran, se branche sur l'ordinateur,  et permet de comparer des valeurs de couleurs avec celles que renvoie l'écran. À l'issue de la procédure, vous obtenez un "profil" de votre écran, qui vous permet de maîtriser la colorimétrie de votre écran. En utilisant ce profil en conjonction avec celui de votre imprimante, ou de votre labo photo, vous êtes assuré d'avoir une bonne gestion des couleurs, et vos roses seront rouge Ferrari.

Malheureusement, la plupart des sondes ne sont pas compatibles avec Ubuntu (et Linux en général), et les logiciels qui vont avec sont exclusivement réservés a MacOS et Windows.

Cette page explique comment calibrer son écran sous linux, sans matériel supplémentaire, et quand on a la chance d'avoir un écran qui peut de régler d'un point de vue matériel, et pas seulement logiciel.

Il existe quelques utilitaires, tel que Monica, pour vous aider a régler le point noir et le Gamma de votre écran, Argyll pour créer un profil ICC avec l'une des rares sondes qui soient compatibles avec le pingouin, et enfin Xcalib a charger ce profil, pour l'utiliser. Sachez cependant que c'est loin d'être un processus facile...

Une solution alternative serait d'utiliser un windows virtualisé (avec vmware ou virtualbox?) ou bien déporté avec VNC pour créer sous windows un profil valide pour Xorg... c'est tordu, mais ça devrait marcher. Si quelqu'un a tenté cette expérience, je suis curieux d'en connaître le résultat. (visiblement, ça marche!)

Edit: Stéphan Peccini à écrit un super article en français sur la calibration de son écran sous Linux.

Pour finir

Si tout ce travail ne vous à pas découragé, je vous invite a créer un photoblog avec l'excellent logiciel libre PixelPost pour montrer vos images au monde entier. et au passage, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer le mien.


dimanche 08 juillet 2007

Prochaine session classroom: Initiation au packaging Debian/Ubuntu

via le blog de la classroom

Une de vos application préférée pas encore packagée ? Vous souhaiteriez vous en charger vous-même, ou tout simplement apprendre à packager des softs pour Debian/Ubuntu ? Dans ce cas ce cours est fait pour vous, rendez-vous le vendredi 13 Juillet à 18H UTC (20H à Paris) sur le canal #ubuntu-fr-classroom du réseau freenode (irc.freenode.net).

Nous verrons dans un premier temps de quoi est constitué un package Debian, puis comment en créer un manière (pas puis plus) propre, et enfin comment faire pour que son paquet soit inclus dans les Dépôts officiels de notre distribution préférée :-)

Prérequis pour le cours:

  • Avoir installé pastebinit (sudo aptitude install pastebinit)
  • Avoir installé debhelper cdbs linda build-essential fakeroot devscripts pbuilder dh-make debootstrap (sudo aptitde install...)
  • Avoir installée la version suivante de lintian: http://people.dunnewind.net/arthur/... (wget puis dpkg -i, ou gdebi...)
  • Si possible avoir déjà Compilé un programme et savoir ce qu'est un Makefile
  • Avoir déjà utilisé la ligne de commande

Rassurez vous si ces deux dernières notions ne vous sont pas encore familières, elle seront brièvement expliquées pendant le cours ;-)

Note: ce cours est aussi valable pour Debian que Ubuntu, donc utilisateurs Debian, venez nombreux !

A vendredi !

lundi 02 juillet 2007

Prochaine session Classroom : Votre propre Live CD

Avoir LE LiveCD qui va bien, celui qui fait juste ce qu'il vous faut, et rien d'autre, avaec votre propre thème graphique, votre fond d'écran, ça vous branche ? Tant mieux, car on en parlera Jeudi 05 Juillet sur freenode (canal #ubuntu-fr-classroom) à 20H00, heure Parisienne (18H00 UTC).

Une session en deux parties sera proposée. La première vous proposera une solution pour installer/desinstaller les paquets que vous voulez, et changer la configuration par défaut. La seconde, pour les utilisateurs un peu plus avancés, partira à la découverte de casper, logiciel qui gère le lancement du LiveCD.

Pour préparer la session, pensez juste à télécharger une iso Ubuntu Desktop quelconque (pour éviter des problèmes de compatibilité, récupérez la même version que votre système principal).

A jeudi !

via u-classroom

mercredi 27 juin 2007

Ubuntu-member

Hier, je suis devenu Ubuntu-member.

Comment ça, tout le monde s'en fout?

\o/ \\o o// _o/ _o_ \o/

dimanche 24 juin 2007

MeFab, ou l'intéret de crasher une architecture rare

J'utilisais jusqu'ici ubuntu sur mon ibook G4 (powerpc, donc), et je maintenais, aidé par un copain, http://mental-ppc.tuxfamily.org et les paquets powerpc de http://medibuntu.org/

Manque de bol, un beau matin, cette supeeeeeerbe machine échoue au fsck, me fait des I/O errors en série, et passe intempestivement en lecture seule tout ses FS. J'avais peu de temps auparavant (ré) installé un osX dessus, pour traiter mes photos, et je peu donc dire que le problème était le même sous osX.

Peu versé dans l'art de récupérer des HDs "foireux", après quelques tentatives, je décide de changer le disque dur (j'en avais un en bon état sous le coude). Je fait des sauvegardes régulières, et je ne perd donc que très peu de données dans cette histoire.

Et là, c'est la surprise, cet autre disque me fait le même cirque, au détail prés. Après quelques tentatives, je renonce, la mort dans l'âme, à remettre sur pied mon ibook. (qu'il me couterait bien trop cher de faire réparer).

Bon, ça ne mérite pas un journal [1], ça, vous allez me dire (encore que :p). En fait, l'objet de ce journal est une conséquence de ce crash.

Si le ibook s'est vautré, son processeur fonctionne tjrs à merveille, et j'aurais trouvé plus que dommage de ne pas continuer a en tirer profit pour construire les paquets que je maintenais jusque là. Je me lance donc dans la construction d'un livecd tuné par les soins de quelques camarades (et oui, je n'ai plus de machine ppc fonctionnelle, moi ^^ ) afin de charger en mémoire un systéme minimaliste, mais suffisant pour faire tourner plusieurs instance de pbuilder (depuis, pbuilder a été abandonné au profit d'un systéme maison, sur mesure, qui produira un résultat similaire a pbuilder et sbuild) et pour monter via nfs une partition depuis mon LAN, afin d'y faire les opérations nécessitant d'écrire sur un disque dur.

Rapidement, l'idée mûrit, et se transforme: le lendemain, l'idée d'inclure un script automatisant le build des paquets pour les différentes versions maintenue d'ubuntu et de debian est adoptée, avec un systéme utilisant dput et un répertoire /incoming ou seront téléversées les paquets sources.

Très vite, une interface http permettant de suivre en direct l'activité et les logs du builder est adoptée. Dans la foulée, on se demande pourquoi ne pas utiliser cette base pour faire collaborer différentes machines, de différentes architectures, au travers d'internet, sur les même paquets sources (avec l'utilisation de fonctionnalités de cross-compilation, pourquoi pas).

L'idée est de permettre l'installation de builders autonomes, de clients, ou bien de serveurs "centralisateur" le plus simplement possible, par le biais d'un live-cd, d'un script d'installation de ce live-cd, ou d'un paquet debian.

Vous pouvez (enfin, vous devriez bientôt pouvoir, parce que le code avance plus vite que le site :p) vous tenir informé de l'état d'avancement de MeFaB sur son site.

Tout retour, aide, commentaire est bienvenue! et n'hésitez pas a venir nous fair un coucou sur #ubuntu-fr-mac (sur freenode) ou pour l'instant se tiennent l'essentiel des discussions à ce sujet.

Voila voila... ah oui, rajoutons tt de même que mes capacités de dev ont trés rapidement étaient dépassées par la tournure que prenaient les événement, et que d'autres que moi sont les dev principaux.

Notes

[1] publié a l'origine ici

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