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Tag - Santé mentale

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jeudi 26 mars 2009

Une fois n'est pas coutume, je parle de mon boulot

arton201-4824c.jpgJe ne suis pas très pétitionnaire. Pourtant, cette fois ci, je vous incite vivement à signer celle disponible sur le site http://www.sip-epetc.org/.
Je ne vais pas m'étendre, la situation est bien expliquée sur le site. En gros, le secteur de pédo-psychiatrie ou je bosse travaille depuis déjà longtemps en partenariat avec la PJJ[1] et l'ASE[2], considérant que pour toute une frange des jeunes que nos trois secteurs connaissent, leurs difficultés induisent un fonctionnement de type patate chaude : l'ASE trouve que la situation n'est pas pour elle, mais pour la psychiatrie ou la justice, la pjj pour l'aide sociale ou la psychiatrie, et le secteur psy considère qu'il s'agit d'une situation qui relève de mesures éducatives et/ou de protection... Résultat, les situations les plus complexes sont les moins bien traitées.

Pour lutter contre ça[3], l'idée à germer de créer des structures réunissant les trois acteurs : bien plus difficile dans ce cas là de se défausser, non ?

Hors, nos trois secteurs sont très malmenés par les temps qui court : réductions budgétaires, redéfinition des missions[4], fièvre administrative et sécuritaire... et voila t'y pas que désormais le conseil général (aka, l'ASE) et la PJJ se retirent de ces dispositifs... ce qui entraîne de facto leur fermeture. Bref, de pire en pire.

Bien sur, je ne me fait pas grandes illusions sur le résultat, mais si vous pouviez être très nombreux à signer cette pétition, ça nous aiderait peut-être à sauver les meubles, et maintenir une partie de nos prise en charge[5] Par ailleurs si certains de mes lecteurs blogueurs a gros lectorat pouvaient relayer, ce serait super (oui, je sais qu'il y en a, suivez mon regard ;) ). Les petits aussi, bien sûr !

Notes

[1] protection judiciaire de la jeunesse

[2] l'aide sociale à l'enfance

[3] je simplifie grandement, ce n'est pas le sujet

[4] ainsi, la PJJ est sommée de ne plus s'occuper que de mineurs, et plus que mineurs au pénal et plus protégés...

[5] et pas seulement sur le mode maintien de l'ordre qui est dans l'air du temps!

mercredi 17 décembre 2008

La nuit sécuritaire

Le 2 décembre 2008, dans une enceinte psychiatrique hospitalière, se saisissant d’un crime pourtant très rare commis par un patient diagnostiqué comme schizophrène, le président Sarkozy a annoncé un plan pour la psychiatrie aux conséquences dévastatrices.

Dans ce discours, les fondements même de la psychiatrie ont été attaqués avec la plus grande brutalité, celle qui amadoue pour mieux exécuter.

Il aura suffi d’un fait divers dramatique pour relancer une politique de la peur dont le projet de centres de rétention de sûreté tout comme les soins sans consentement en ambulatoire sont le parachèvement.

En amalgamant la folie à une pure dangerosité sociale, en assimilant d’une façon calculée la maladie mentale à la délinquance, est justifié un plan de mesures sécuritaires inacceptables.

Alors que les professionnels alertent régulièrement les pouvoirs publics non seulement sur les conditions de plus en plus restrictives de leur capacité de soigner, sur l’inégalité croissante de l’accès aux soins, mais aussi sur la mainmise gestionnaire et technocratique de leurs espaces de travail et d’innovation, une seule réponse leur a été opposée : attention danger, sécurisez, enfermez, obligez, et surtout n’oubliez pas que votre responsabilité sera engagée en cas « de dérapage ».

Un pas vient d’être franchi, l’heure est trop grave pour que la résignation l’emporte. [...]



Cette pétition fait suite au discours du chefaillon sur la psychiatrie. Si je ne suis pas très pétitionnaire, je crois que celle ci est essentielle. Personne ne doit pouvoir dire ''on ne savait pas''!

jeudi 04 décembre 2008

Psychiatrie : encore une bonne nouvelle !

orthopedie-andry.jpgJe ne sais pas qui disait (mais il faut avouer que j'ai la flemme de chercher...) qu'on peux évaluer le niveau de civilisation d'une société à la façon dont elle traite les dit malades mentaux...
Aujourd'hui, notre commissaire président de la république à prononcé un discours dans lequel il énonce ses orientations pour l'hôpital psychiatrique. Bien entendu, ce discours, comme à l'habitude, à été mûrement réfléchi, et sa proximité avec le très médiatique fait divers du schizophrène meurtrier de Grenoble n'est qu'une coïncidence. Ceux qui prétendront le contraire sont des terroristes de l'ultra-gauche, et seront gardés à vue en conséquence.

Le discours en question n'est pas surprenant : il était tristement prévisible, et correspond parfaitement à l'orientation orwellienne qui a cours ces jours ci.
Voici simplement quelques extraits, vous trouverez le discours complet ici.

Mon propos n’est pas de dire que la seule solution est l’enfermement à vie. Mon propos n’est pas de dire que seuls comptent les risques pour la société et jamais le cas particulier du malade. Mon propos n’est pas de dire qu’il n’y a que des délinquants ou des criminels et pas des malades. Un schizophrène est, avant toute autre considération, une personne malade.

J'hésite à le souligner tellement c'est flagrant... on comprends exactement le contraire, non ? Mon propos est de dire que la seule solution est l’enfermement à vie. Mon propos est de dire que seuls comptent les risques pour la société et jamais le cas particulier du malade. Mon propos est de dire qu’il n’y a que des délinquants ou des criminels et pas des malades. Un schizophrène est, avant toute autre considération, une personne dangereuse.

L’espérance, parfois ténue, d’un retour à la vie normale, ne peut pas primer en toutes circonstances sur la protection de nos concitoyens. Les malades potentiellement dangereux doivent être soumis à une surveillance particulière afin d’empêcher un éventuel passage à l’acte

Et les personnes potentiellement criminelles soumis a une incarcération préventive, et les collégiens potentiellement fumeurs de cannabis soumis a des interventions de chiens préventives dans leurs classes, etc, etc.. on commence à connaître la musique.

Certains patients hospitalisés sans leur consentement seront équipés d’un dispositif de géo-localisation qui, si cela se produit, déclenche automatiquement une alerte. Ce système est déjà utilisé à l’hôpital, [...]. Il devrait rassurer les personnels et alléger leurs tâches.

Ou l'on apprends que la tâche principale des soignants est la surveillance ... Par ailleurs, supposer qu'une balise argos greffée au patient (dans une bracelet? un collier? une puce?) améliorera la relation de soin, euh... comment dire...

Enfin, nous allons aménager 200 chambres d’isolement. Ces chambres à la sécurité renforcée sont destinées aux patients qui peuvent avoir des accès de violence envers le personnel.

On dit souvent que le soin psychiatrique consiste essentiellement dans la relation, pourtant, ces pratiques de chambres d'isolement sont communément désignées (par leurs partisans!) par le doux euphémisme de soins intensifs. Je vous laissent juge du paradoxe. L'isolement, c'est l'échec du soin, et 200 nouvelles chambres d'isolement c'est un pousse à la faute !

Nous allons d’abord instaurer une obligation de soins en milieu psychiatrique. 80% de vos patients sont pris en charge en ville. De même qu’il existe l’hospitalisation sans consentement, il faut qu’il y ait des soins ambulatoires sans consentement.

Argh ! Mais a-t-il au moins un début de commencement d'idée de ce que sont des soins ambulatoires dans une consultation médico-psychologique? Probablement que non... Et en pratique, si le patient ne vient pas? Y'aura des peines plancher?

Je souhaite que désormais le préfet décide de la sortie,

Une prévision de mon institut de pifométrie personel : dès la mise en œuvre, réduction drastique du nombre de sorties...

Je souhaite que vous soyez davantage concernés par la réforme de l’hôpital et mieux impliqués dans sa mise en œuvre.

Ravi de l'apprendre...

jeudi 28 février 2008

Rachida Dati persiste et signe...

Décidément, ils ne semblent pas très respectueux des institutions, au gouvernement...

Rachida Dati déclarait aujourd'hui même, au site d'information Rue89 (l'emphase est de moi) :

Les criminels condamnés, reconnus comme dangereux au sens criminologique (souffrant de troubles graves du comportement) à l'issue de leur peine, c'est-à-dire avec une forte probabilité de récidive, seront désormais placés par une décision judiciaire dans ces nouveaux centres de soins fermés.



Il me semblait que c'était pourtant précisément ce point là que le conseil constitutionnel à retoqué il y a quelque jour a peine, dans une décision par ailleurs plutôt favorable a ce projet de loi inique aberrant stupide démagogique de droite.

Il faut donc croire que tout est normal...

jeudi 08 février 2007

Haptonomie...

Ok, ça va sans doute pas intéresser grand monde, dans ce monde geek, de bits, et de pixels...

C'est pas grave! Il se trouve que je ne suis pas seulement un geek libriste, mais aussi un éducateur, et en formation, avec ça.

C'est dans ce cadre là que j'ai rencontré l'Haptonomie... je vais pas vous faire découvrir ça par internet, ce serait absurde... Mais dès fois que ça intéresserait certains, voici le lien qui compte: http://www.haptonomie.org/vf/

Ah, une précision.. malgré les clichés, ça ne concerne pas que les bébés, les femmes enceintes, et l'accouchement...