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Non, la science n'est pas une illusion. Mais ce serait une illusion de croire que nous puissions trouver ailleurs ce qu'elle ne peut pas nous donner.

Sigmund Freud

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mercredi 17 février 2010

Voici le témoignage ahurissant de Hélène du RESF de Paris nord ouest qui n'a de crimes à son actif que que de gérer la liste des alertes rafles

Message de Christophe Ruggia : " Voici le témoignage ahurissant de Hélène du RESF de Paris nord ouest qui n'a de crimes à son actif que que de gérer la liste des alertes rafles.
Date : 15 février 2010 23:38
Objet : Hélène; garde à vue "

à lire avec attention et à diffuser

Hélène :

A 6H10, 4 hommes et une femme ont frappé à ma porte, ont dit que c'était la police. j'ai ouvert. ils portaient des gilets par balle. je ne me souviens plus si ils m'ont montré un papier dès leur arrivée. Je sais que j'en ai signé un après mais ne me rappelle plus quoi. ils m'ont parlé des "mes engagements politiques de gauche". tout ce moment reste très flou, j'étais surprise et je me demandais ce qu'il se passait.au bout d'un moment ils m'ont dit cherché des bombes de peinture et m'ont parlé de destruction de DAB distributeur automatique de billets. ils ont cherché de la littérature subversive. ils ont pris en photos des livres (le dernier de RESF, de la désobéissance civile...). ils ont fouillé partout. ils ont voulu voir les photos de mon appareil photos, m'ont demandé si j'avais des photos de manif. ils ont photographié des notes sur l'occupation des grévistes. ils ont emmené deux ou trois papiers qu'ils m'ont rendu. ils ont embarqué mon CV. ils ont voulu prendre mon ordi mais je leur ai expliqué que je n'avais plus internet depuis deux ans. ils l'ont fouillé quand meme sans l'emporter. ils m'ont demandé mon portable et mon chargeur, qu'ils ont emporté. je ne les ai pas récupéré. ils m'ont dit que je pourrais le récupérer demain. dans l'appartement ils m'ont parlé du centre de rétention de vincennes. ensuite nous sommes descendus dans ma cave. ils y ont jeté un rapide coup d'oeil. j'ai été emmené ensuite au 36 quai des orfèvre. j'y suis arrivée vers 8h. là j'ai eu le droit aux photos antopométrique, prise d'empreinte et m'ont fait me deshabiller, m'accroupir et tousser. j'ai des marques reconnaissables sur le corps qu'ils ont prises en photos. je leur ai expliqué que c'était une maladie génétique. ils ont fait des commentaires se demandant si ce n'était pas contagieux.... ensuite, vers 11 h, j'ai été interrogé pour ce qu'ils appellent l'interrogatoire d'identité (je plus trop sur du terme) par un commandant de police. ils sont remonté de ma scolarité primaire à mon diplome professionnelle, m'ont interrogé sur mes voyages et ensuite sur mes opinions politiques. ils m'ont questionné sur mes activités militantes. je suis remontée en cellule. j'ai été ensuite changée de cellule car j'étouffais dans celle où j'étais (en gros 4 mètres carrés, pas d'aération pas d'ouverture). j'ai demandé à voir un médecin que j'ai vu une heure après environ. il m'a été demandé de faire un test ADN. avant j'avais dit que j'avais le droit de refuser. il m'a été répondu que je pouvais être jugé pour ça et que de le faire été le meilleur moyen de prouver mon innocence. je l'ai donc fait. vers 16h30 j'ai été vu à nouveau "pour les besoins de l'enquête". Mon téléphone portable a été évoqué à nouveau. il m'a été dit qu'effectivement c'était pour cela que j'étais là. on m'a demandé si j'avais participé à des actes de violences destruction de DAB, investir la préfecture ou la caf, m'ont interrogé sur mes connexions internet, les sites que je visite, mes moyens d'informations et si je connaissais des gens qui avaient commis des actes de violence ( ai répondu pas à ma connaissance) ou entendu parler d'actes de violence. ils ont beaucoup insisté pour savoir ce que savais des banques qui dénoncent les sans papiers, ce que j'en pensais et ce que je pensais des actes violents. la fin de ma garde à vue a été prononcé à 19h35. je suis sortie après 13h20 de garde à vue. Hélène

mercredi 20 mai 2009

[revue de web] Le blog de marcel

Le blog de marcel

Marcel est un copain, et sur son blog, il chronique le monde du travail, avec ses yeux de gauchiste perdu dans une boîte banale...

J'ai une petite idée sur le contenu futur, alors je ne saurais trop vous conseiller de le suivre avec attention, voir de l'ajouter a vos flux RSS ;)

jeudi 26 mars 2009

Une fois n'est pas coutume, je parle de mon boulot

arton201-4824c.jpgJe ne suis pas très pétitionnaire. Pourtant, cette fois ci, je vous incite vivement à signer celle disponible sur le site http://www.sip-epetc.org/.
Je ne vais pas m'étendre, la situation est bien expliquée sur le site. En gros, le secteur de pédo-psychiatrie ou je bosse travaille depuis déjà longtemps en partenariat avec la PJJ[1] et l'ASE[2], considérant que pour toute une frange des jeunes que nos trois secteurs connaissent, leurs difficultés induisent un fonctionnement de type patate chaude : l'ASE trouve que la situation n'est pas pour elle, mais pour la psychiatrie ou la justice, la pjj pour l'aide sociale ou la psychiatrie, et le secteur psy considère qu'il s'agit d'une situation qui relève de mesures éducatives et/ou de protection... Résultat, les situations les plus complexes sont les moins bien traitées.

Pour lutter contre ça[3], l'idée à germer de créer des structures réunissant les trois acteurs : bien plus difficile dans ce cas là de se défausser, non ?

Hors, nos trois secteurs sont très malmenés par les temps qui court : réductions budgétaires, redéfinition des missions[4], fièvre administrative et sécuritaire... et voila t'y pas que désormais le conseil général (aka, l'ASE) et la PJJ se retirent de ces dispositifs... ce qui entraîne de facto leur fermeture. Bref, de pire en pire.

Bien sur, je ne me fait pas grandes illusions sur le résultat, mais si vous pouviez être très nombreux à signer cette pétition, ça nous aiderait peut-être à sauver les meubles, et maintenir une partie de nos prise en charge[5] Par ailleurs si certains de mes lecteurs blogueurs a gros lectorat pouvaient relayer, ce serait super (oui, je sais qu'il y en a, suivez mon regard ;) ). Les petits aussi, bien sûr !

Notes

[1] protection judiciaire de la jeunesse

[2] l'aide sociale à l'enfance

[3] je simplifie grandement, ce n'est pas le sujet

[4] ainsi, la PJJ est sommée de ne plus s'occuper que de mineurs, et plus que mineurs au pénal et plus protégés...

[5] et pas seulement sur le mode maintien de l'ordre qui est dans l'air du temps!

samedi 07 mars 2009

Les pancartes et slogans politiques sont des délits

Merci à Pierre pour l'info... Encore une fois, ça se passe de commentaires.

http://numerolambda.wordpress.com/2009/02/28/planquez-pancartes-megaphones/

Pour les prochaines manifs, planquez pancartes et mégaphones

La pénalisation du mouvement social s’apprécie à ce genre de petits détails. Un militant associatif de la Drôme, Pierre Nicolas, avait écopé d’une amende de shérifs municipaux pour affichage sauvage lors d’une manifestation, en juin 2008. Il vient juste d’être convoqué au tribunal pour ce délit surréaliste. En fait, selon l’auteur des faits qui nous l’a rapporté, le motif du PV est exactement «Apposition de publicité sur un immeuble sans l’autorisation du propriétaire». Il participait en juillet 2008, à Crest, à un rassemblement contre la politique de «casse sociale» chère à notre Conducator, en particulier contre le perfide fichier Base-élèves, tant décrié dans ses pages et ailleurs. Et des pancartes avaient été accrochés à certains poteaux. Grave préjudice en effet…

En lisant son histoire racontée par un membre du PCF d’Orléans, on retrouve les ingrédients de l’affaire Hervé Eon, ce manifestant qui a été condamné (à 30 euros, mais condamné quand même) pour “offense au chef de l’Etat”. Le malheureux avait brandi une pancarte “cass’toi pauv’ con” lors d’un déplacement présidentiel (il a fait appel le 4 février). Histoire qui ressemble aussi à celle d’un vendeur à la criée de “l’Humanité Dimanche” sur le marché de la goutte d’or à Paris, verbalisé par la police pour “vente de marchandise sans autorisation”, mais finalement relaxé le 18 février.

Dans le cas de Pierre Nicolas, animateur du collectif Pont Mistral de Crest (ville dont le maire est le villepiniste Hervé Mariton), c’est bel et bien une pancarte bricolée à la main qui a énervé les flics municipaux:

Ce collectif de citoyens se réunissait jusqu’à fin juillet dernier tous les jeudis de 17H à 18H sur le pont du même nom. Ceci afin de protester contre la politique de casse sociale mise en oeuvre par N. Sarkozy (…). Chaque jeudi, nos citoyens occupaient le pont et posaient des panneaux/pancartes qu’ils enlevaient dès l’occupation terminée, soit une heure plus tard. drome.pngLe panneau ci-contre vous donne une idée de la gravité de l’affaire et du délit commis ! Car délit, il va y avoir.
Jeudi 12 juin 2008, la police municipale a notifié aux manifestants sans pour autant dresser de PV qu’ils ne pouvaient pas accrocher leurs «panneaux politiques» sur tel mur ou tel poteau. Se pliant à cet impératif, les manifestants ont alors immédiatement posé à terre les dits panneaux aux slogans politiques. Ce qu’ils ont également fait les jeudis suivants. Mais cela n’a pas empêché la police municipale de revenir le 19 juin et cette fois, de verbaliser. Pierre Nicolas est aussi un farouche opposant au fichier base élèves. Qu’il a bien entendu refusé d’alimenter pour ne pas le mettre au service du Maire, «besson» de Sarkozy. (…) Il conteste la validité du PV. C’est pour cette raison qu’il passera le 16 mars prochain à 09H45 au tribunal de Die (26400).

Vous pouvez lui manifester votre soutien en signant la pétition qui vient d’être ouverte en ligne (…).

Tout ce petit manège n’est pas fortuit. C’est en droite ligne de la fameuse “tolérance zéro” et sa théorie sous-jacente, celle de la “vitre brisée” (cf cet article de Loic Wacquant)— l’adage préfabriqué, fort répandu parmi nos élites, qui veut que tout acte d’«incivilité» doit être sanctionné illico, jugeant d’abord l’acte plutôt que l’auteur (contraire à de nombreux principes de notre Droit), pour éviter que le délinquant ne sombre dans le grand banditisme. L’invention rhétorique porte sur le terme même d’incivilité, juridiquement ambigü car il ne repose sur aucune définition légale (d’après ce que j’ai réussi à vérifier — je veux bien être démenti): mentionné dans des décrets, pas dans la loi, donc ni dans le code civil et encore moins dans le code pénal.

Allons encore plus loin : s’il est possible de réprimer l’affichage contestataire, pourquoi ne pas sanctionner le fait de proférer par mégaphone des slogans peu flatteurs dans une manif? Ce n’est même pas une incivilité, c’est dans le code pénal (article R623-2): un PV de 3ème classe pour «bruits ou tapages injurieux» — pas besoin que ce soit la nuit, semble-t-il; l’arme du crime peut même être confisquée sur le champs; et tout le cortège pourrait être verbalisé pour «assistance».
Lisez, c’est écrit:

Les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes troublant la tranquillité d’autrui sont punis de l’amende prévue pour les contraventions de la 3e classe.
Les personnes coupables des contraventions prévues au présent article encourent également la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction.
Le fait de faciliter sciemment, par aide ou assistance, la préparation ou la consommation des contraventions prévues au présent article est puni des mêmes peines.

mercredi 04 mars 2009

Bombardons l'OTAN !!

On me dit (oui, dissent-fr me parles à l'oreille) de faire passer ça :

Dissent-7mars.jpg cliquez sur l'image pour la voir en grand

BOMBARDONS L'OTAN !!

La fabrication et le transport d'explosifs ça coûte cher... On a besoin de votre soutien !

Les révoltes qui secouent actuellement l'Europe et le reste du monde sont une réaction à la situation économique et sociale globale qui s'aggrave à un rythme exponentiel. L’appauvrissement des ressources occasionne également de nombreux conflits. Le FMI a ainsi demandé aux pays de se préparer à faire face à de nombreuses insurrections en raison de la récession généralisée, insistant sur l'importance de pouvoir contrôler ces résistances pour assurer la sécurité du capitalisme.

A l'heure actuelle, l'OTAN semble vouloir se placer comme force armée au service d'une sécurité globale, fusionnant sécurité intérieure et extérieure, ce qui implique une vision militaire de la gestion de tout type de crises. Dans les faits, nous savons que se sont uniquement leurs propres intérêts qu'ils tentent de protéger et d'élargir…

Les 3 et 4 avril les représentantEs des pays membres de L'OTAN se réuniront de nouveau pour fêter certes leurs 60 ans de domination, mais surtout afin de mettre au point leur nouveau plan de « défense des libertés» et selon les termes de leurs généraux : « une grande stratégie pour un monde incertain ».

Du 1er au 5 avril 2009 nous serons donc présentEs à Strasbourg et nous nous opposerons à leur « mondialisation par la force » de par la créativité de nos actions résistantes : actions directes, blocages, désobéissances civiles, rencontres, village autogéré, centres de convergence, arts autonomes,…

Le 7 mars à paris, nous vous invitons à 15h à une réunion d'information sur l'OTAN et les enjeux du contre-sommet, suivie d'un debat en présence de Chris Knight (anthropologue anglais).

A 19h place aux concerts de soutien et à un repas festif jusqu'à minuit avec La K.Bine (Rap), Stygmate (Punk-Rock) puis un DJ Reggae-Dub-Breakcore.

Le tout à prix libre !!

RDV à 15h au Squatt l'Usine, 19 Rue Lazare-Carnot, Le Pré Saint-Gervais, Metro Hoche (ligne 5)

Flyer : http://dissent.fr/sites/default/files/Dissent-7mars.jpg

Planche pour impression : http://dissent.fr/sites/default/files/PRINT4x7mars.jpg

Plus dinfos :

www.dissent.fr

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