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Wednesday 27 May 2009

Retour vers le futur

Le futur, c’est la photo grand format \o/.

Regardez ce qui m’arrive aujourd’hui :

Tachihara

C’est une chambre 4×5, équipé d’un Schneider Super-Angulon 90mm, f/8, et d’un Schneider Symmar-S 150mm f/5.6 (MC)… le temps de les apprivoiser, et je vais vous abreuver de photos haute résolution :)

Comment ça, tout le monde s’en fout ?

Tuesday 5 May 2009

[exposition] Pola et les photographes

Invitation_Intuiti_6_mai.pngIl m’arrive un truc étrange… En début de semaine dernière, en rentrant de Venise, une amie d’Art’Osons me propose d’exposer des Polaroïds dans une galerie parisienne tenue par une connaissance à elle… Je n’ai jamais fait de polas de ma vie, et surtout, ça ne correspond pas du tout à ma conception de la photo. Cela dit, la proposition est alléchante, et le challenge excitant…je me suis retrouvé à faire en deux heures des images en vue d’une exposition, que je n’avais pas prévue, dans un format qui ne me plaît pas tellement… alors, bien sur, j’ai dit oui, et j’ai à l’heure actuelle une dizaine de polaroïds accrochés aux murs de la galerie Intuiti, dans le 3° arrondissement, aux côté de ceux de Audrey et ceux de Nico, membres également d’Art’Osons!

Le vernissage est demain soir, alors si ça vous amuse de venir voir à quoi peut bien ressembler un vernissage et une exposition de polas (ça m’intrigue, moi, en tout cas…), l’image en tête de ce billet, c’est le flyer, il vous suffit de cliquer dessus pour la voir en grand.

En prime et pour celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas venir, voila quelques une de mes images (là aussi, cliquez dessus pour les voir en grand).

Scan-090501-0002.jpgScan-090501-0017.jpg

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Étonnant, non ?

Wednesday 4 February 2009

Créer son propre site

Cet article est né d’une discussion sur un forum consacré à la photographie argentique : un membre s’est fait voler une image qu’il avait posté sur son compte Flickr par un site d’informations, et au cours des échanges, plusieurs personnes m’ont demandé quelques conseils pour la mise en place d’un site personnel. Voici le résultat.
Nikon FA

Préalables

Dans l’échange qui m’a incité à écrire cet article, la problématique était celle du vol d’une image, et il m’a semblé qu’au fond, la question était de créer un site ou l’on maîtriserait au mieux le destin de ses images. C’est pourquoi j’exclus ici d’emblée tout recours aux sites qui rende le service gratuit d’héberger vos images. Dans l’immense majorité des cas, il y à une contrepartie désagréable, plus ou moins cachée, et vous ne restez pas maître de vos images. Pour la même raison, ou presque, j’exclus tout recours aux logiciels privateurs, pour leur préférer chaque fois des logiciels libres[1]. J’attache une grande importance à la question de l’autonomie, du choix et de la liberté sur le web en particulier, et dans le domaine logiciel en général. Sur ce sujet, vous pouvez jeter un oeil là dessus :

Ces questions, et le vol d’image à l’origine de cet article en appellent une autre : Comment diffuser ses images ? quel copyright, quelles licences utiliser ? j’y consacrerait un paragraphe à la fin de cet article, mais vous pouvez déjà jeter un oeil à mon précédent billet : Les licences et la notion de liberté

Le contexte étant photographique, les logiciels cités sont adaptés à cette problématique. Mais le raisonnement s’applique à tous les autres domaines pour lesquels vous pourriez vouloir créer votre propre site internet. Voyez chez Framasoft la rubrique « gestion de contenu »

Savoir ce que l’on veut

Avant de se lancer dans la création de son propre site web, il faut savoir ce que l’on veut faire. Sinon, vous allez à coup sur vous perdre dans la jungle des diverses solutions, et il est probable que le résultat ne soit pas à votre goût. Selon moi, on peut classer les types de sites web personnels (consacrés à la photographie) dans 4 catégories, selon les objectifs que l’ont se fixe :

  • Si l’on souhaite partager ses photos (avec ses amis, avec les gens intéressés par un événement…) sans volonté particulière de les mettre en valeur, vous vous tournerez sans doute vers un logiciel permettant de mettre facilement en place des galeries, gérant de multiples utilisateurs. Il sera facile d’y mettre en place une gallerie pour les 73 photos de votre anniversaire, les 258 images que vous avez faites au guatemala ou pendant vos vacances à pornic, ou encore les 117 photos de banderolles de la dernière manif. Regardez donc les démonstrations de ZenPhoto, PhpWebGallery, Gallery ou Coppermine. Sur chacun de ces sites, vous trouverez également la liste des fonctionnalités de chacun d’eux. Lisez les en détails, c’est là que vous saurez si le logiciel correspond à vos besoins. Par contre, ne vous attardez pas trop sur le design : d’abord, ce n’est pas le but premier d’un site de ce type, et ensuite, il y a généralement plusieurs apparences disponible, sous forme de thèmes, skin, templates… à installer. Si vous êtes perfectionnistes, il s’agit de logiciels libres, donc vous pourrez modifier l’apparence à votre goût, même si c’est généraleement un peu plus de travail. Personnellement, j’utilise gallery ici, et même si je laisse cet espace un peu à l’abandon, ça devrait vous donner une idée de ce qu’on peut en faire.
  • Si vous voulez faire un portfolio de belle qualité, ajusté, page par page, à vos images, ou tout sera pensé pour mettre au mieux en valeur vos images, il y a fort à parier que vous deviez coder vous même un site web, avec html, css, et peut-être php. C’est un travail difficile, faîtes le vous même seulement si vous savez ce que vous faites, ou que vous connaissez quelqu’un qui sait ce qu’il fait. Sur ce genre de site, les images changent peu, et son peu nombreuses. C’est l’équivalent sur internet d’un book, une vitrine de votre travail. En voici un exemple, celui d’un photographe ami que j’apprécie particulièrement.
  • Si vous voulez faire un Photo Blog, ou vous posterez chaque jour, ou chaque fois que vous le désirez, une image, et que ces images sont le principal contenu du site, alors, je vous conseil d’utiliser Pixelpost. C’est un logiciel simple d’utilisation, facile à installer, qui fait parfaitement ce qu’on lui demande (c’est à dire un blog centré sur une photo à chaque fois) mais seulement ça. Voici le mien à titre d’exemple. Il est doté de nombreux thèmes, et de nombreux greffons qui étendent ses fonctionnalités.
  • Enfin, si vous souhaitez un site à la croisée de tout cela, ou un site plus généraliste, permettant à la fois de poster des photos, d’écrire des articles, d’héberger des galeries, d’avoir des pages fixes pour vendre vos tirages ou vos services, de gérer plusieurs utilisateurs… bref, un site très souple, alors je vous conseille d’utiliser un logiciel qui n’est pas dédié à la photographie, mais plutôt un logiciel de blog. Je considère que pour les particuliers, et même pour les professionnels ayant des besoins limités et pas franchement pointus (c’est à dire, à mon avis, 95% des sites web…) les logiciels de blogs sont les plus simples, les plus souples, et les mieux adaptés. Contrairement à une idée reçue, ils ne vous enferment pas dans une utilisation strictement blog[2]. J’utilise personnellement Dotclear2, et je peu vous garantir qu’il est parfaitement utilisable pour un site dédié à la photographie, en particulier avec ses greffons Gallery et LightBox. Vous trouverez un exemple de ce que fait LightBox en cliquant sur les photos de ce billet. Les autres logiciels de blog, comme WordPress, permettent sans doute des choses similaires, mais je ne les connais pas.

Faire héberger son site

Voilà une question cruciale : vous avez décidé d’être indépendant des flickr et consort, mais vous n’êtes pas pour autant en mesure d’avoir votre propre serveur. Il vous faut donc trouver un hébergeur. La plupart des gens se tournent alors vers des solutions commerciales. Quelles soient chères ou pas, je ne les conseille pas, pour des raisons liées à l’autonomie et à la liberté, que je trouve hypothéquée dés lors qu’on confie ses images à un service commercial. Cependant, je sais bien que tout le monde ne partage pas cet avis, et il faut reconnaître que la plupart sont sérieuses et fiables. Le reste de cet article s’y applique aussi bien qu’aux autres solutions que je vous propose.
Il existe, bien qu’elles ne soient pas très connues, une grande variété d’hébergeurs alternatifs : il ne s’agit pas de services commerciaux, mais d’hébergeurs associatifs, coopératifs, auto-gérés… pour lesquels vous n’êtes pas un client, mais un membre. La plupart font payer une cotisation, qui vous catapulte membre de l’association ou bien auto-hébergeur. J’aime particulièrement lautre.net, mais il existe aussi, par exemple, Ouvaton. Pensez aussi à regarder du côté du réseau Rhien, dans lequels les services, en plus d’être non-commerciaux, sont gratuits.

Choisir un nom de domaine

La plupart des hébergeurs proposent deux options :

  • L’hébergement d’un sous-domaine : votre site sera alors disponible à une adresse du type http://votre-nom.votre-hébergeur.truc/ . Vous n’aurez aucune latitude quand à la deuxième partie de l’adresse, et selon les cas, vous pourrez ou non choisir la partie de l’adresse qui se situe avant le premier point. Ce type d’adresse ne devrait engendrer aucune dépense supplémentaire, et aucune limitation technique. Si on vous demande de l’argent pour ça, ou si on vous annonce des limitations techniques, changez d’hébergeur : c’est un escroc ou un incompétent.
  • L’hébergement de votre propre domaine : pour une somme modique (mettons, pour un service sérieux, entre une dizaine d’euros et une trentaine par an, selon le type de domaine), vous pouvez acquérir votre propre domaine, et le faire héberger ou vous le souhaitez. À condition qu’il ne soit pas déjà réservé, vous aurez alors le nom de domaine que vous souhaitez, point. Du type : http://votre-nom.com/ , http://truc.org/ , http://mes-super-photos.net/ . Il s’agit ensuite de le faire pointer vers votre hébergeur. La façon exacte de faire dépendra de là ou vous achetez votre nom de domaine et de votre hébergeur, je ne détaille donc pas. Sachez simplement que si le concept est un peu ardu quand on est pas versé dans l’informatique, la manipulation est simple, et votre hébergeur doit être capable de vous l’expliquer facilement. Si ce n’est pas le cas, allez donc voir ailleurs, l’herbe y sera plus verte.

La plupart, si ce n’est tous les vendeurs de noms de domaines proposent des services suffisant pour faire ce que vous voulez. Cependant, comme la notion derrière tout ça n’est pas simple, vous avez intérêt à utiliser un service dans une langue que vous maîtrisez, et pas trop discount, histoire que quelqu’un réponde à vos demande d’aide. Je vous conseille gandi, qui, s’il n’est pas le moins cher (mais ça reste raisonnable, promis) à plusieurs avantages : ils parlent français, fournissent des services de qualité, et soutiennent des projets alternatifs.

La mise en place de votre site

Une fois que vous avez un hébergeur et un nom de domaine, il faut passer à l’installation proprement dite de votre site. C’est un peu technique, mais rien d’insurmontable (et puis, on ne le fait qu’une fois, si on a pris la peine de réfléchir avant).
Si vous avez chois l’option portfolio, je suppose que vous savez ce que vous faites. Pour les autres, voici un pas-à-pas généraliste :

  • commencez par lire, au moins en diagonale, la procédure d’installation sur le site du logiciel que vous voulez utiliser. Il y a en général tout ce qu’il faut à cet endroit là. Repérez y notamment si le logiciel a ou non besoin d’une base de donnée pour fonctionner.
  • Téléchargez le logiciel, et sachez le retrouver sur votre disque dur. Il s’agit en général d’une archive au format .zip Parfois, on vous propose aussi des archives d’autres formats : tar.gz ou tar.bz2 par exemple. À moins de savoir ce que vous faites[3], utilisez le format .zip
  • Décompressez l’archives du logiciel. En général, il suffit de faire un clic droit sur l’icône de l’archive, et de choisir l’option qui vous semble approprié dans le menu qui appairait.
  • Il faut désormais transférer le logiciel décompressé sur votre espace d’hébergement. Pour cela, vous devrez utiliser un logiciel de FTP[4]. Si vous avez déjà utilisé ce genre de logiciel, utilisez celui que vous connaissez. Sinon, je vous conseil Fillezilla, qui est libre, simple, gratuit, et d’excellente qualité. Il vous faudra trois éléments pour vous en servir, que votre hébergeur doit vous communiquer : l’adresse du serveur FTP (de la forme ftp.votre-hébergeur.truc ) votre login, et votre mot de passe. Une fois connecté, vous pourrez télécharger votre logiciel sur votre espace d’hébergement. Selon la documentation du logiciel que vous utilisez, et selon vos désirs, vous pouvez télécharger le dossier complet (que vous pouvez renommer a votre guise), ou simplement son contenu.
  • Avec certains logiciels, c’est tout ce que vous aurez à faire : vous pouvez alors commencer a naviguer sur votre site, à l’alimenter avec vos photos, et à l’utiliser. Mais dans la plupart des cas, vous devrez encore effectuer un peu de configuration. La documentation du logiciel doit vous indiquer quoi faire. Dans quelques rares cas, vous devrez éditer vous même un fichier texte, pour y indiquer quelques informations, puis placer ce fichier au bon endroit sur votre site, avec votre logiciel de FTP. Si c’est le cas, lisez attentivement la documentation : cela vous évitera de vous arracher les cheveux.
  • Dans la majorité des cas, vous devrez utiliser votre navigateur internet, vous rendre sur une page de votre nouveau site ( à une adresse du type http://monsite.truc/install.php ) et rentrer quelques informations dans un formulaire. La plupart du temps, les informations demandées seront simples (choisir une langue, choisir un thème, le nom du responsable du site…). Mais vous aurez aussi souvent à indiquer les information relatives à une base de donnée.

attention.pngUne base de donnée, c’est une façon de stocker des informations pour faciliter la vie du développeur du logiciel et de son utilisateur. La plupart des hébergeurs en fournisse. Si ce n’est pas le cas, ou si c’est plus cher, changez d’hébergeur. Il vous faudra parfois demander la création de votre base, et il vous faudra dans tout les cas l’adresse du serveur de base de donnée (souvent localhost, mais pas toujours, ainsi qu’un nom d’utilisateur et un mot de passe dédiée à cette base de données. Votre hébergeur doit pouvoir vous communiquer sans difficulté ses informations, sinon, vous commencez à le savoir, allez voir ailleurs. Le logiciel que vous utilisez vous proposera peut-être de choisir un préfixe pour la base de donnée. Si c’est le cas, faites le, cela vous permettra d’utiliser la même base pour plusieurs logiciels, ou plusieurs versions du même logiciel. Attention : n’utilisez jamais le même préfixe deux fois, sinon vous risquez de tout casser.

  • Une fois que vous avez rentré toutes les informations demandées, que vous les avez bien vérifiées, et que vous avez cliquez sur ok, installer ou quelque chose de ce genre là, votre site devrais être opérationnel, et vous devriez pouvoir commencer a vous en servir. Si vous avez un message d’erreur, lisez le attentivement, relisez la documentation : vous devriez vous en sortir. Si ce n’est pas le cas, pas la peine de vous énerver, demandez de l’aide, dans les commentaires de ce billet, par exemple.

Quelques choix importants relatifs à la mise en ligne de photos sur le web

Vos images sont sur internet, tout le monde peut les voir, vous allez devenir une star au devant de gros ennuis bien voir. Dans tout les cas, vous devez être conscient de quelques petites choses, et faire quelques choix.

  • Il n’existe aucun moyen fiable d’empêcher les visiteurs de votre site de garder une copie de vos photos sur leur ordinateur. Vous devez accepter ça, sinon, vous ne devriez pas faire de site internet. Si on vous vend une façon de les protéger, dites vous bien qu’à partir du moment ou votre photo s’affiche, une bête copie d’écran permet d’en faire une sauvegarde. Si quelqu’un vous dit le contraire, c’est un benêt ou un naïf.
  • dés lors, vous devez réfléchir à ce que vous souhaitez permettre aux gens qui admirent vos images.
  • Vous pouvez choisir de ne rien autorisez d’autre que la simple vue de vos photos. Si vous ne faites rien de spécial, c’est d’ailleurs par défaut le cas. Cependant, ça ne protège rien, de dire ça. Prenez garde à indiquer « tout droits réservés – votre nom » quelque part. Vous pouvez aussi choisir de défigurer vos images avec un filigrane dégueulasse. C’est moche, mais les gens n’auront pas envie d’utiliser vos images. Cependant, si vous souhaitez vraiment faire ça, vous ne devriez vraisemblablement pas mettre vos images sur internet : il est extrêmement compliqué, voir impossible, d’empêcher quelqu’un de déterminé d’utiliser l’image que vous mettez sur internet.
  • Vous pouvez aussi choisir d’être intelligent, et permettre délibérément à ceux qui aiment vos images de s’en servir. Cela permettra éventuellement que vos images soient diffusées et appréciées par un plus grand nombre. (et si vous avez du talent, pourquoi pas, qu’on vous passe des commandes ou qu’on vous achète des tirages). Pour cela, il vous faudra définir les droits que vous souhaitez accorder. Droit de modifier, de redistribuer, de vendre… à vous de voir. Vous pouvez aussi définir des restrictions : Obligation de vous citer comme auteur en cas d’utilisation, interdiction de modification, obligation de conserver ces même droits et restrictions sur les oeuvres dérivées, interdiction d’utilisation commerciales… Les contrats Creative Common sont généralement bien adaptés pour cela, ils proposent de nombreuses options, et sont simples à comprendre. Si vous voulez approfondir plus cette question, jetez un oeil ici. J’utilise personnellement le contrat CC-by-nc-sa qui permet à tout le monde d’utiliser, diffuser, modifier mes photos, à condition de ne pas en faire d’usage commercial, de me citer comme auteur originel, et de conserver ces droits et devoirs sur les oeuvres dérivées. Cela n’empêche en rien ceux qui voudraient en faire un autre usage de me contacter pour obtenir mon autorisation.
  • Enfin, si vous voulez éviter que ces droits et devoirs que vous avez définis soient trop facilement contournables, évitez de mettre en ligne des images de très grande taille et de très bonne qualité. Il est couramment admis qu’une image de 800 pixels sur son plus long côté, à 72 dpi, est de qualité suffisante pour être admirée sur un écran d’ordinateur. Cette taille et cette résolution empêchera toute impression grand format de qualité.

Voila, je crois avoir fait plus ou moins le tour de la question. Si vous avez des remarques, des questions, des commentaires ou des corrections à apporter, n’hésitez pas à utiliser le formulaire de commentaires en bas de page. (et surtout : Bonnes photos!)

Notes

[1] d’ailleurs, s’il y a bien un domaine ou les logiciels libres n’ont pas a prouver leur supériorité, c’est bien le web : ne pas pouvoir modifier les sources de son site web c’est euh… une aberration!

[2] ce sont les services comme blogger ou skyblog qui font ça, pas les bons logiciels comme dotclear ou wordpress

[3] Il s’agit d’un format libre, et plus performant, d’archive. Mais la plupart des gens n’ont pas les logiciels nécessaires pour s’en servir. Si vous le souhaitez, vous trouverez plus d’infos ici : archives TAR. Et si vous êtes sous GNU/linux, ou un *BSD, vous savez déjà tous ça, et n’avez sans doute pas lu cette note jusqu’au bout

[4] File Transfert Protocol

Monday 1 December 2008

À vendre : nikon D80 + grip + sigma 17-70

annonce obsolète, le D80 est vendu

Rassurez vous (ou pas!), je n’arrêtes pas la photo.. au contraire, je projette d’investir dans la gamme supérieure (le D700). Pour financer cet achat (et oui, c’est cher!), je met en vente mon nikon d80, son grip MB-D80, et un objectif trans-standard sigma 17-70 (macro HSM).
Le tout est encore sous garantie.
Avec, sont fournis 2 batteries nikon (l’autonomie est très bonne), un filtre UV Hoya au diamètre de l’objectif, 4 cartes mémoire SD pour un total de 6 gigas, et une télécommande filaire. Le tout, pour 650€. Si vous connaissez quelqu’un qui veux entrer par la grande porte dans la photo reflex… je pense que c’est une offre raisonnable ;)

Quelques photos du matos pour vous faire une idée du matos (cliquer sur l’image pour la voir en grand) :

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Thursday 20 November 2008

Labo noir et blanc : c’est parti!

Voila quelques temps que l’essentiel de mes activités photographiques sont consacrées à la mise en place d’un labo noir et blanc (dans la salle de bain d’une colloc’ de copains).
Après plus d’un mois passé à réunir les différents matériels, bricoler pas mal pour obtenir une pièce noire, trouver un éclairage inactinique et tutti quanti… Ça y est!

Le week-end dernier, j’ai développé mes 4 1° films (dont un 120 issu du Yashicat Mat), et j’ai fait quelques essais de tirages… ça marche! Reste maintenant à apprendre les arcanes de l’agrandisseur, pour obtenir de beaux tirages.

Pour pouvoir vous montrer le 1° résultat, j’ai ressorti le scanner du placard, je l’ai dépoussiéré, et je l’ai donné à mangé à ma Debian GNU/Linux Le scan est pourri (et la photo aussi…), mais ça iras bien pour le web (et pour l’exemple)… Si vous voulez voir de beaux tirages, il faudra attendre un peu, et venir les voir à la maison ;)

Flics à Chatelet

Yashica Mat 124G / Ilford HP5+ / Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Saturday 18 October 2008

Expo Art’Osons!

Comme annoncé dans le billet précédent, Art’osons! s’expose.

Ça se passe au 38, Rue Gabriel Péry, à Ivry. Pour y aller, c’est le métro 7, station Mairie D’ivry
J’y expose 14 photos, au côté d’autres membres du collectif :

Terre Héloïse Villette! Cœur Défense Vue - route d'Estaing Flaque Shoe Shop San Clemente Sunglass Stalingrad housing San Georgio San Clemente - Ponton Aprés l'orage Polizia

Sunday 12 October 2008

Photo : work in progress

Quelques nouvelles de mes activités photographiques, pour ceux que ça intéresserait.

Art’Osons, et exposition

Art'Osons!
je les connais depuis un moment, mais jusqu’ici ce n’était que des proches. Je viens de rejoindre de fait (en admettant qu’il y ai une procédure officielle, ce dont je doute) le collectif Art’Osons!, qui réunis des graphistes de tout poils, essentiellement issus du milieu graph’ mais pas exclusivement (peintres et photographes sont représentés aussi). À vrai dire, l’objet du collectif n’est pas limitatif, donc on pourrait bien y retrouver d’autres activités artistiques… (je pense à la sculpture, suivez mon regard…)
En fait, le collectif prépare sa 1° exposition, (dont je vous communiquerez, bien sur, lieu et date, dés que j’en disposerai!), et comme il y avait un seul photographe parmi eux, il se sentait un peu seul… et m’a demandé si ça m’intéressais de le rejoindre. J’ai bien sur sauté sur l’occasion.
En tout état de cause, je devrais normalement exposer ça. C’est la première fois que je fais d’aussi grand tirages (30×40 et 50×75) et je suis trés content du rendu!
Si tout va bien, nous exposons du 17 au 31 octobre, pendant le festival InterSquat. Plus d’infos très bientôt.

Argentique: collectionite naissante et labo noir et blanc

Ce n’est pas tout sur le front de la photo. en effet, depuis que j’ai acheté le nikon FA, j’ai attrapé, je crois, le virus de l’argentique. Si c’est certes moins pratique que le numérique, je prend beaucoup de plaisir à manipuler du film noir et blanc.
Je crois que j’ai attrapé un début de collectionite : depuis le nikon FA, j’ai aussi craqué pour un superbe petit Canonet G-III 17QL et pour un nikon F80.
Le Canonet est un petit télémétrique compact, équipé d’un 40mm f/1.7 fixe, et doté d’un automatisme à priorité vitesse, et d’une cellule à aiguille (miam!). C’est la première fois que je me sert d’un télémétrique, et c’est un régal : ce silence, cette capacité à descendre les vitesses, cette précision de mise au point et ce cadre dans le viseur… En plus il est beau:

Canonet G-III 17QL

Je parlais de collectionite: le F80 (c’est dingue que des appareils aussi bien foutus soient si peu cher d’occasion…) c’est a peu de chose prêt l’équivalent de mon D80 numérique… un boîtier moderne, efficace et qui fait ce qu’on lui demande. Il n’a pas le charme de ses petits camarades, mais c’est une valeur sûre!

F80

Juste pour le plaisir des yeux, je vous remet le FA:

Nikon FA

Également sur le front argentique, une grande nouvelle: avec Nico, on se met au laboratoire noir et blanc! On a réquisitionné une salle de bains dans sa colloc, et il a récupéré un agrandisseur qui prenait la poussière chez un collégue. C’est un Meopta Opemus 5, modèle qui semble parfaitement honorable, permet de tirer du 24×36 au 6×6, et que je trouve génial, rien qu’a le regarder…

Opemus 5

Il lui manque sa lampe, ses filtres multigrades, il est équipé d’un objectif Meopta Anaret 80mm F/4,5 (auquel je compte bien adjoindre un 50mm de qualité, genre Rodagon ou EL-Nikkor), mais c’est un bonheur de l’imaginer bientôt en état de marche!

Pour débuter, on va essayer de développer les films dans du Kodak Xtol (choisi parce que ça semble polyvalent et plutôt plus écolo que la moyenne des chimie noir & blanc), mais si un lecteur est spécialiste et veux nous donner des conseils, c’est avec plaisir qu’on les accepte!

Bon, je m’arrêtes là, mais en gros le décor est planté: en attendant Bibble 5, l’heure est à l’argentique!

Saturday 27 September 2008

Créer un diaporama de photos avec image2mpeg

Un diaporama sous GNU/Linux

Une amie absolument rétive aux ordinateurs part la semaine prochaine présenter à Venise un projet (professionnel) que nous avons en commun.
Pour illustrer son propos, elle souhaite montrer un diaporama des photos que nous avons pris cet été, lors de la précédente occurrence de ce projet. Si je suis incapable de refuser ce genre de truc (bin oui, photo + geek, quoi!), j’étais jusqu’il y a peu tout aussi incapable de produire un diaporama sous GNU/Linux, ne sachant simplement pas quel logiciel utiliser.

Après quelques recherches sur le Grand Nain Ternet, j’arrive à la conclusion que Digikam et ManDVD sont les deux challengers les plus aboutis. Je peste déjà, étant sous gnome… Cela dit, je me fais une raison, et j’installe d’abord ManDVD…
Ça marche, mais l’interface est très moche, peu ergonomique, c’est lourd, et le diaporama produit est d’une qualité très douteuse! C’est sans doute moi qui m’en sert mal, mais je n’aime pas contourner les applications pour obtenir ce que je veux, alors je passe à Digikam.
Celui-ci m’installe une floppée de dépendances, dont la moitié de KDE… Je fais à moitié la grimace, mais je fais confiance à Digikam, que je sais être un très bon logiciel, pour réussir là ou ManDVD a échoué. Et bien, encore raté… impossible de lui faire avaler le chemin d’ImageMagick, pourtant installé comme il se doit depuis les dépôts officiels (et depuis longtemps).

La mort dans l’âme, j’allais renoncer, quand je suis tombé sur un outil en ligne de commande qui fait son travail parfaitement (oh joie!).

Installation

danger.png Ce logiciel n’est pas issu des dépôts officiels, vous l’installez à vos risques et périls!

Vous pouvez télécharger image2mpeg depuis son site officiel.
Deux options s’offrent à vous, soit vous le compilez, soit vous utilisez le paquet Debian fournit (ça fonctionne bien avec Ubuntu aussi).
Ajoutez ces deux lignes dans votre sources.list :

deb http://hyperthese.net/Bordel/apt-rep/ binary/
deb-src http://hyperthese.net/Bordel/apt-rep/ source/

Puis lancez la commande :
sudo apt-get install image2mpeg

Utilisation

Une fois installé, son utilisation est très simple : il suffit de se placer dans le répertoire ou l’on a stocké les photos du diaporama, et de lancer la commande:
image2mpeg -t 5 -T 1 --mode DVD -A FITIN --transition FADE --output mon_diaporama.mpg *.jpg

Ça va mouliner un bon moment (mais la console affiche l’évolution du travail, ça occupe!) et puis vous aurez un beau fichier mpeg lisible partout avec un simple lecteur vidéo.

Pensez bien sur à adapter la commande a vos besoins:
-t indique la durée d’affichage des images,
-T la durée des transitions,
--mode permet d’adapter le format de sortie au support,
-A l’ajustement des images au format de sortie,
--transition indique le type de transition à utiliser,
--output indique le fichier de sortie.

Pour plus de détails, plongez vous dans le man, ou vous verrez que les possibilités vont bien au delà de ce que je vous présente ici.

Thursday 24 July 2008

Autosatisfaction photographique…

… et exitation du geek qui va avoir un nouveau jouet!

J’ai commandé (d’occasion, et pour une bouchée de pain) sur adorama un (très joli!) nikon FA, un reflex argentique à mise au point manuelle, qui dispose des modes P,S,A et M, ainsi que d’une mesure matricielle et d’une mesure pondérée… miam, j’en bave déjà!

Nikon FA

Coïncidence amusante, Alexandre a visiblement eu la même impulsion il y a peu

J’attends avec impatience le mien, et je croise les doigts en espérant qu’il arrive avant mon départ pour Venise (le 4 juillet), pour l’y emmener. Si il y a des gens qui ont une idée des délais d’adorama pour la france, je suis preneur de vos avis!

Wednesday 23 July 2008

[Revue de web] Coup de gueule: mv virusphoto /dev/null

Une fois n’est pas coutume, une revue de web pour déconseiller un site.

pub

Si tout le monde utilisait Adblock, tous les sites seraient payants. Si l’accès à la culture est possible librement pour tous, par internet, c’est uniquement grâce à la publicité. Propager un logiciel comme Adblock, pour moi, c’est restreindre à terme l’accès à la culture et à l’information.

Je vous laisse juge de ce genre de mentalité…
Cette phrase est issue du discours d’un des administrateurs du site virusphoto, adressé a un utilisateur qui se plaignait que ce site voulait le forcer (avec un script l’empêchant d’accéder aux contenus) a désactiver son filtre anti-pub… Ce type n’a visiblement rien compris à l’internet.

Je relais ça parce-que je m’était déjà engueulé il y a quelques temps avec les même admins du même site, avant de quitter cette «communauté» qu’il ne fait décidément pas bon fréquenter!

Leur vision de la culture, de la liberté et de l’internet est bassement mercantile, utilitariste et petit-bras.. en un mot, ça pue (mais ça n’est pas un scoop).

Saturday 28 June 2008

Test terrain d’un déplacement ministériel

hier, j’ai acheté une nouvelle optique pour mon APN, et je suis allé aujourd’hui aux Buttes-Chaumonts pour l’essayer sur le terrain.
Comme il s’agit d’un objectif macro[1], je suis allé faire de la macro. Dans ce domaine, il se débrouille très bien, jugez en.

Mais au moment de repartir, (à vélo, j’habite le quartier), quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur un attroupement, devant la porte principale du parc, de badauds, de journalistes, de flics et de types louches et baraqués avec des lunettes de soleil, des oreillettes, et les mâchoires crispées.

Flairant l’événement, et ne reculant devant aucun sacrifice rien bref!, je décide de rester là, pour tester ce nouvel objectif dans d’autres conditions.

Après quelques minutes à prendre un bain de foule, je comprend que suite au fait divers de la semaine précédente, MAM viens nous rendre visite
La suite en images, c’est plus parlant:
( Toutes les images de ce billet sont sous licence CC-by-nc-sa – vous pouvez cliquer dessus pour les voir en grand)

  • Les ministres, ça porte chance: j’ai les trois télés!

TF1
france 2
3 télés!

  • La rue est bloquée, l’entrée du parc gardée par une dizaines de flics aux hormones: une limousine noire s’avance, madame le ministre en descend. la foule se transforme en grappe, autour d’elle. c’est assez impressionnant! J’imagine que les ministres sont un peu comme les aimants, ils attirent tout ceux qui sont dans leur champ magnétique. juché sur un plot de béton, je profite de ma relativement longue focale (l’équivalent d’un 150mm) pour prendre un peu de large et commencer a tester l’autofocus. MAM salut les officiels présents (le maire du 19°, visiblement, et quelques autres, je n’ai pas repéré qui) et quelques flics.

arrivée (observez les molosses)

Cabot Visiblement très à son aise dans cette foule, MAM cabotine

  • À partir de ce moment là, MAM va faire un tour[2] dans le parc, allant saluer tour à tour des enfants, des flics, une mère, des flics, un groupe de jeunes portant la kippa, des flics… Elle semble n’avoir pas d’autre but que de donner aux nombreux photographes et équipes de télé présents des images médiatiquement conforme aux motifs de sa venue, et elle le fait bien… Entre les 2 photos qui suivent, prisent à quelques secondes d’intervalle, MAM à vue compris que je la photographiait:

salut les flics!
cheese!

  • Après avoir un temps emboîté le pas à la grappe humaine autour de la ministre, je finis par trouver l’air irrespirable, et je m’éloigne pour prendre quelques clichés d’ambiance : voila à quoi ressemble la grappe.

grappe

  • Plus on s’éloigne de l’épicentre, et plus la concentration de flic diminue, et moins leur uniforme est prestigieux. celui là, il a l’air triste. Je ne sais pas si c’est parce qu’il s’ennuie ou si c’est a cause du badaud, qui, après lui avoir demandé pourquoi tout ce monde, et s’être entendu répondre que c’était a cause de la venue de MAM s’est écrié «ah, je me disait bien, vous n’êtes pas là, d’habitude!»

flic triste

Après ça, j’ai filé… ça laisse une drôle d’impression: la ministre est venue ne rien faire d’autre qu’une représentation médiatique, et visiblement, personne n’est dupe. Pourtant, ça fonctionne. Bon, c’est pas comme si c’était une surprise, mais ça fait un drôle d’effet de l’éprouver dans la réalité.

Ah, et sinon, je suis bien content de ce 105VR :)

Notes

[1] le Micro-Nikkor AF-S VR 105 mm f/2.8G

[2] minuscule: 50 mètres dans un sens, 50 mètres dans l’autre…

Monday 9 June 2008

mv flickr /dev/null

Sous ce titre cryptique, se cache une deux nouvelles sans aucun rapport l’une avec l’autre (mais j’avais la flemme de faire 2 billets) finalement, j’ai fait deux billets, voir ici pour postfix

Quitter Flickr

D’abord, je quitte flickr (joie).

quitter flickr

Ça faisait un moment que ça me démangeais, et que mon installation perso de gallery2 me rendais la plupart des services que me rendait flickr, et plus encore. Cela dit, j’utilisais encore ses chaînes services pour avoir dans ma barre latérale (juste là, à droite sur ce blog) quelques unes de mes photos.
Il existe désormais une version du plugin Promote pour Pixelpost qui soit compatible avec mon photoblog. Vous pouvez voir le résultat dans la barre latérale. Si dans votre grande bonté, vous vouliez exposer mes photos sur vos pages web, il vous suffit d’y insérer le code suivant:

<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">
<head>
<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1" />
<title>Untitled Document</title>
<style>
body {
    font-size:small;
    }
    .pixelposttitle a {
        font-size:110%;
        font-weight:bold;
        text-decoration:none;
        color:#333;
        }
</style>
</head>
 
<body>
<script src="http://pics.effraie.org/index.php?x=promote&type=latest&total=6&showtitle=yes"></script>
</body>
</html>

La ligne qui commence par <script= est la plus importante, bien sur!
ce qui donne:

.pixelposttitle a {
font-size:110%;
font-weight:bold;
text-decoration:none;
color:#333;
}

Monday 26 May 2008

Vacances randonnée!

Ce billet, c’est pour vous faire baver. voila ou je part, du 12 au 20 juillet:

Agrandir le plan

Thursday 15 May 2008

Nouveau venu sur le serveur!

Comme c’est la coutume, un petit billet pour vous annoncer l’arrivée d’un nouveau venu sur le serveur: Papa ours!.

C’est un super copain, Cergyssois, et de photographe avec ça!

papa ours

Il fait ses images en argentique (minolta, je crois, mais je ne suis plus sur)

Bienvenue!

Saturday 10 May 2008

Bibble 5, la sortie prochaine se précise!

Je comprends bien que la plupart de mes lecteurs se ficheront éperdument que j’annonce la sortie prochaine d’une nouvelle version d’un logiciel propriétaire…

Mais bibble 5 est incontestablement le meilleur déRAWtiseur disponible sous GNU/linux, et il souffrait jusque là de quelques insuffisances… Alors les Linuxiens photographes, eux, seront ravis de l’apprendre!

La version 5, attendue depuis prés de trois ans, s’annonce «plus tard dans l’année 2008» et semble vouloir combler ces insuffisance: Je l’attends donc avec beaucoup d’impatience!

bibble - screenshot 1 - cliquer pour agrandir

Cette copie d’écran (cliquer sur l’image pour l’agrandir), disponible ici, montre notamment clairement une fonction dé-faire/re-faire et une fonction de comparaison entre deux version d’une image.

bibble - screenshot 2 - cliquer pour agrandir

Cette deuxième copie d’écran montre ce qui (pour moi au moins!) sera LA killer-feature de bibble 5: les calques qui permettent un traitement par zone, directement dans le déRAWtiseur, évitant ainsi la plupart des passages dans The GIMP, avec tout ce que ça implique comme bénéfices: non-dégradation du fichier original, espace de travail en 16 bit (contre 8 dans gimp)…

Bien sur, j’imagine que la version 5 de Bibble n’apportera pas que ces améliorations, mais celles-là étaient essentielles à mes yeux. Vous pourrez sans doute trouvez plus d’informations et poser des question sur le forum officiel dédié à la version 5. En attendant, vous pouvez mettre à jour vers la version 4.10, dernière mise à jour mineure avant la V5 :)

Sunday 4 May 2008

En vrac

Et oui, moi aussi je peux bloguer des liens ;) d’ailleurs, ce billet est un clin d’œil a certains (qui se reconnaîtront!). Les autres risquent d’être déçus par le contenu…

je crois que c’est tout!

Wednesday 9 April 2008

Calibration d’écran, profil ICC et gestion des couleurs sous Ubuntu

Ceux d’entre vous qui suivent savent que je m’intéressent à la photo, et en particulier à sa pratique sur notre plate-forme préférée: GNU/Linux.

Mon dernier billet important sur le sujet, Flux de travail numérique pour le photographe sous Ubuntu, tentait de montrer comment il était possible d’utiliser des outils, si ce n’est professionnels, au moins des très haut niveau pour gérer son workflow sous ubuntu.
Cependant, la question de la calibration de l’écran, et donc de la gestion des couleurs semblait poser quelques problèmes, et les solutions que j’avançais à l’époque n’étaient que des bricolages.

Je ferais prochainement un billet (à jour) plus extensif sur la gestion de mon flux, depuis la prise de vue jusqu’à la publication web et/ou l’impression, mais je n’en ai pas le temps ni le courage immédiatement. Je vais donc me contenter d’expliquer la démarche que j’ai suivie pour calibrer mon écran, entièrement sous GNU/Linux (Ubuntu Hardy Heron, mais ça devrait être facilement transposable sous n’importe quelle distribution), parce que j’imagine que ça intéressera fortement un certains nombre…

Pré-requis

  • Argyll Color Management System : Ce logiciel, bien qu’ austère et peu engageant, est aujourd’hui ce qui se fait de mieux pour la gestion des couleurs. le site web est explicite: il s’agit d’une collection de codes sources, qui, une fois compilés, fournissent des outils en lignes de commandes permettant, de façon quasi exhaustive, de calibrer toute une chaîne graphique.
  • Une sonde colorimétrique reconnue par Argyll. La liste du matériel supporté est disponible ici. Je me suis servi de la version 0.70 Beta 8, pour profiter du support de la sonde Spyder 2 de colorvision, un des matériel les plus répandu dans le grand public, et surtout, un des moins chers (j’ai acheté la mienne 70€ d’occasion). Inutile de payer plus cher une version «pro», seul le logiciel change, et seule la sonde (matériel) nous sera utile sous GNU/Linux
  • Un écran…

Procédure

Installation de Argyll 0.70 Beta 8

Argyll est un logiciel non-présent dans les dépôt, et d’usage très spécifique.. inutile de l’installer si vous n’en avez pas vraiment besoin, vous risqueriez d’abîmer quelque chose sur votre beau système.

J’ai choisi d’utiliser la version précompilée de Argyll: inutile de se compliquer la tâche pour un logiciel si spécifique. L’installation est donc très simple: il suffit de télécharger cette archive, de l’extraire, et de placer le contenu de son répertoire bin/ dans votre $PATH (personnellement, j’ai choisi /home/effraie/bin , mais libre à vous de faire autre chose, /usr/local/bin étant par exemple tout indiqué.

Le firmware de la sonde Spyder2 étant propriétaire, il n’est pas inclus dans Argyll, et il vous faudra l’extraire. c’est trés simple, et ça se fait en 2 étapes:

  • introduire le cd d’installation de la sonde dans votre lecteur,
  • tapez simplement spyd2en dans une console pour extraire le firmware et l’injecter dans Argyll

Votre sonde Spyder2 devrait désormais être utilisable!
Passons donc aux choses sérieuse, la calibration (et la caractérisation) de l’écran proprement dit.

spyder2

Argyll est un outil en ligne de commande, mais pas si compliqué à utiliser, finalement. Enfin, au moins quand, comme moi, on se contente de l’utiliser pour un usage basique, parce qu’il embarque tout un tas d’outils dont je ne saurait que faire…

Voici donc les étapes que je suivie, avec (quelques) détails:

Je me suis placé dans les conditions de luminosités qui sont celles dans lesquelles je travaille mes images (généralement), et j’ai fait le vide sur mon Desktop. Ensuite:

  • Branchez la sonde a une prise USB,
  • sudo chmod 777 -R /dev/bus/usb pour avoir accés, comme simple utilisateur, au bus USB. (il y a sans doute plus élégant, mais là n’est pas le propos),
  • dispcal -v -qm -yl mon_profil (-v pour le mode verbeux, -qm pour une qualité moyenne, -yl pour un écran LCD (-yc pour un CRT) et mon_profil, pour le nom a donner au profil (et aux fichiers intermédiaires). Un patch noir appariait a l’écran, sur lequel placer la sonde, et vous devriez avoir cet affichage dans votre console:
Setting up the instrument
Instrument Type:   Spyder 2
Serial Number:     00617511
Hardwar version:   0x0307
Place instrument on test window.
Hit Esc, ^C or Q to give up, any other key to continue:
  • Tapez donc entrée après avoir placé la sonde, et vous voila avec le menu suivant:
Display adjustment menu:
Press 1 .. 7
1) Black level (CRT: Brightness)
2) White point (Color temperature, R,G,B, Gain)
3) White level (CRT: Contrast, LCD: Brightness)
4) Black point (R,G,B, Offset)
5) Check all
6) Continue on to calibration
7) Exit

Ayant un écran cheap de portable, je suis passé directement à l’étape 6, mais si vous avez des contrôle manuels sur votre écrans, passer par les autres étapes n’est sans doute pas un luxe!

  • Dispcal va afficher et mesurer toute une série de patch de différente couleur, et produire un fichier mon_profil.cal. c’est un peu long, c’est normal.
  • On tape targen -v -d3 -f500 mon_profil, ce qui va générer un fichier mon_profil.ti1 contenant les nouveau patches à mesurer. Cette étape est très rapide.
  • On va maintenant utiliser la commande dispread -v -yl -k mon_profil.cal mon_profil qui va produire un fichier mon_profil.ti3. Cette étape est assez longue également.
  • On peut désormais retirer la sonde l’écran, et générer le profil lui même: profile -v -A "Fabricant de l'écran" -M "modèle de l'écran" -D "la date" -qm -as mon_profil qui va produire un (précieux!) fichier mon_profil.icc
  • On charge le profil dans X avec la commande dispwin /chemin/vers/mon_profil.icc (et on le décharge avec dispwin -c mais ça n’a aucun intérêt ;) ). Votre écran devrait prendre une surprenante teinte jaunâtre, (c’est normal mais moche). Votre écran est désormais calibré, et vous n’avez plus qu’à configurer correctement vos application (supportant les couleurs gérées, comme bibble, ou le dernier gimp). Attention, si vous utilisez un économiseur d’écran, celui ci déchargera le profil. Pensez à le recharger (ou à désactiver l’économiseur d’écran).

Mille merci à Jcornuz pour ses précieuse informations, et bienvenu dans le monde merveilleux des couleurs gérées sous GNU/Linux!

Tuesday 11 March 2008

Macro, Grand angle, et télécommande…

Je viens de recevoir le petit matériel que j’avais commandé avec mon D80, c’est à dire:

Vivement ce WE et du beau temps, que j’essaie Tokina…

Friday 15 February 2008

[Photos Blog] onexposure.net

Je continu ma série revue-de-web, en vous parlant de ce qui est à mes yeux, le photo-blog collectif qui publie les plus belle images (jusqu’à ce que je trouve mieux, bien sur!).

Pour y naviguer de façon efficace, il faut savoir quelques petites choses:

  • Les images sont classées par catégories, catégories qu’on trouve à droite de la 1° grande image sur la page de garde.
  • Tous le monde peut proposer ses propres photos à la publication, et le processus de sélection se fait en 2 étapes:
    • une (pré)sélection par les screeners, des membres dont la mission est de sélectionner les images proposées,
    • Si besoin, c’est à dire, si les screeners hésitent à supprimer ou a publier, un screening par les membres inscrit au site (tout le monde peut l’être).
    • Si je ne suis pas clair, ce qui est probable, vous trouverez le détail ici.
  • La page de garde vous présente:
    • Une grande image, sélectionnées par les administrateurs du site,
    • Sur la 1° rangée de vignette, les images les plus populaires auprés des membres pour la journée en cours,
    • Sur les 2 rangées suivantes, les dernières images publiées sur le site, toutes catégories confondues,
    • Sur la dernière rangée, les images préférée des screeners pour la journée en cours.
  • Chaque photographe membre du site à une page, qui présente ses photos, ses images préférées, et quelques éléments à son sujet. Voici la mienne.

Voila, je ne sais pas quoi dire de plus… si ce n’est que si vous aimez la photo, vous ne pouvez pas rater ce site, vu la qualité des images publiées!

Sunday 10 February 2008

Un script python pour calculer l’Hyperfocale (MAJ)

Je viens de mettre à jour le script hyperfocale… une version 0.2, en quelque sorte.
Il est toujours disponible ici, et calcule désormais, en fonction de la distance du point: la distance du 1° et du dernier plan net, et la profondeur de champ.

Hyperfocale v0.2

Lisez le billet précédent si vous avez besoin de plus de détails.

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