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samedi 10 mai 2008

Bibble 5, la sortie prochaine se précise!

Je comprends bien que la plupart de mes lecteurs se ficheront éperdument que j'annonce la sortie prochaine d'une nouvelle version d'un logiciel propriétaire...

Mais bibble 5 est incontestablement le meilleur déRAWtiseur disponible sous GNU/linux, et il souffrait jusque là de quelques insuffisances... Alors les Linuxiens photographes, eux, seront ravis de l'apprendre!

La version 5, attendue depuis prés de trois ans, s'annonce «plus tard dans l'année 2008» et semble vouloir combler ces insuffisance: Je l'attends donc avec beaucoup d'impatience!

bibble - screenshot 1 - cliquer pour agrandir

Cette copie d'écran (cliquer sur l'image pour l'agrandir), disponible ici, montre notamment clairement une fonction dé-faire/re-faire et une fonction de comparaison entre deux version d'une image.

bibble - screenshot 2 - cliquer pour agrandir

Cette deuxième copie d'écran montre ce qui (pour moi au moins!) sera LA killer-feature de bibble 5: les calques qui permettent un traitement par zone, directement dans le déRAWtiseur, évitant ainsi la plupart des passages dans The GIMP, avec tout ce que ça implique comme bénéfices: non-dégradation du fichier original, espace de travail en 16 bit (contre 8 dans gimp)...

Bien sur, j'imagine que la version 5 de Bibble n'apportera pas que ces améliorations, mais celles-là étaient essentielles à mes yeux. Vous pourrez sans doute trouvez plus d'informations et poser des question sur le forum officiel dédié à la version 5. En attendant, vous pouvez mettre à jour vers la version 4.10, dernière mise à jour mineure avant la V5 :)

mercredi 09 avril 2008

Calibration d'écran, profil ICC et gestion des couleurs sous Ubuntu

Ceux d'entre vous qui suivent savent que je m'intéressent à la photo numérique, et en particulier à sa pratique sur notre plate-forme préférée: GNU/Linux.

Mon dernier billet important sur le sujet, Flux de travail numérique pour le photographe sous Ubuntu, tentait de montrer comment il était possible d'utiliser des outils, si ce n'est professionnels, au moins des très haut niveau pour gérer son workflow sous ubuntu.
Cependant, la question de la calibration de l'écran, et donc de la gestion des couleurs semblait poser quelques problèmes, et les solutions que j'avançais à l'époque n'étaient que des bricolages.

Je ferais prochainement un billet (à jour) plus extensif sur la gestion de mon flux, depuis la prise de vue jusqu'à la publication web et/ou l'impression, mais je n'en ai pas le temps ni le courage immédiatement. Je vais donc me contenter d'expliquer la démarche que j'ai suivie pour calibrer mon écran, entièrement sous GNU/Linux (Ubuntu Hardy Heron, mais ça devrait être facilement transposable sous n'importe quelle distribution), parce que j'imagine que ça intéressera fortement un certains nombre...

Pré-requis

  • Argyll Color Management System : Ce logiciel, bien qu' austère et peu engageant, est aujourd'hui ce qui se fait de mieux pour la gestion des couleurs. le site web est explicite: il s'agit d'une collection de codes sources, qui, une fois compilés, fournissent des outils en lignes de commandes permettant, de façon quasi exhaustive, de calibrer toute une chaîne graphique.
  • Une sonde colorimétrique reconnue par Argyll. La liste du matériel supporté est disponible ici. Je me suis servi de la version 0.70 Beta 8, pour profiter du support de la sonde Spyder 2 de colorvision, un des matériel les plus répandu dans le grand public, et surtout, un des moins chers (j'ai acheté la mienne 70€ d'occasion). Inutile de payer plus cher une version «pro», seul le logiciel change, et seule la sonde (matériel) nous sera utile sous GNU/Linux
  • Un écran...

Procédure

Installation de Argyll 0.70 Beta 8

Argyll est un logiciel non-présent dans les dépôt, et d'usage très spécifique.. inutile de l'installer si vous n'en avez pas vraiment besoin, vous risqueriez d'abîmer quelque chose sur votre beau système.

J'ai choisi d'utiliser la version précompilée de Argyll: inutile de se compliquer la tâche pour un logiciel si spécifique. L'installation est donc très simple: il suffit de télécharger cette archive, de l'extraire, et de placer le contenu de son répertoire bin/ dans votre $PATH (personnellement, j'ai choisi /home/effraie/bin , mais libre à vous de faire autre chose, /usr/local/bin étant par exemple tout indiqué.

Le firmware de la sonde Spyder2 étant propriétaire, il n'est pas inclus dans Argyll, et il vous faudra l'extraire. c'est trés simple, et ça se fait en 2 étapes:

  • introduire le cd d'installation de la sonde dans votre lecteur,
  • tapez simplement spyd2en dans une console pour extraire le firmware et l'injecter dans Argyll

Votre sonde Spyder2 devrait désormais être utilisable! Passons donc aux choses sérieuse, la calibration (et la caractérisation) de l'écran proprement dit.

spyder2

Argyll est un outil en ligne de commande, mais pas si compliqué à utiliser, finalement. Enfin, au moins quand, comme moi, on se contente de l'utiliser pour un usage basique, parce qu'il embarque tout un tas d'outils dont je ne saurait que faire...

Voici donc les étapes que je suivie, avec (quelques) détails:

Je me suis placé dans les conditions de luminosités qui sont celles dans lesquelles je travaille mes images (généralement), et j'ai fait le vide sur mon Desktop. Ensuite:

  • Branchez la sonde a une prise USB,
  • sudo chmod 777 -R /dev/bus/usb pour avoir accés, comme simple utilisateur, au bus USB. (il y a sans doute plus élégant, mais là n'est pas le propos),
  • dispcal -v -qm -yl mon_profil (-v pour le mode verbeux, -qm pour une qualité moyenne, -yl pour un écran LCD (-yc pour un CRT) et mon_profil, pour le nom a donner au profil (et aux fichiers intermédiaires). Un patch noir appariait a l'écran, sur lequel placer la sonde, et vous devriez avoir cet affichage dans votre console:
Setting up the instrument
Instrument Type:   Spyder 2
Serial Number:     00617511
Hardwar version:   0x0307
Place instrument on test window.
Hit Esc, ^C or Q to give up, any other key to continue:

  • Tapez donc entrée après avoir placé la sonde, et vous voila avec le menu suivant:
Display adjustment menu:
Press 1 .. 7
1) Black level (CRT: Brightness)
2) White point (Color temperature, R,G,B, Gain)
3) White level (CRT: Contrast, LCD: Brightness)
4) Black point (R,G,B, Offset)
5) Check all
6) Continue on to calibration
7) Exit

Ayant un écran cheap de portable, je suis passé directement à l'étape 6, mais si vous avez des contrôle manuels sur votre écrans, passer par les autres étapes n'est sans doute pas un luxe!

  • Dispcal va afficher et mesurer toute une série de patch de différente couleur, et produire un fichier mon_profil.cal. c'est un peu long, c'est normal.
  • On tape targen -v -d3 -f500 mon_profil, ce qui va générer un fichier mon_profil.ti1 contenant les nouveau patches à mesurer. Cette étape est très rapide.
  • On va maintenant utiliser la commande dispread -v -yl -k mon_profil.cal mon_profil qui va produire un fichier mon_profil.ti3. Cette étape est assez longue également.
  • On peut désormais retirer la sonde l'écran, et générer le profil lui même: profile -v -A "Fabricant de l'écran" -M "modèle de l'écran" -D "la date" -qm -as mon_profil qui va produire un (précieux!) fichier mon_profil.icc
  • On charge le profil dans X avec la commande dispwin /chemin/vers/mon_profil.icc (et on le décharge avec dispwin -c mais ça n'a aucun intérêt ;) ). Votre écran devrait prendre une surprenante teinte jaunâtre, (c'est normal mais moche). Votre écran est désormais calibré, et vous n'avez plus qu'à configurer correctement vos application (supportant les couleurs gérées, comme bibble, ou le dernier gimp). Attention, si vous utilisez un économiseur d'écran, celui ci déchargera le profil. Pensez à le recharger (ou à désactiver l'économiseur d'écran).



Mille merci à Jcornuz pour ses précieuse informations, et bienvenu dans le monde merveilleux des couleurs gérées sous GNU/Linux!

samedi 16 février 2008

Prochaine session: Vim

Qui n'est jamais passé par là... Démarrage de vim (généralement par un complet hasard), râleries parce que cet éditeur bizarre n'a pas l'air de marcher (jusqu'à ce qu'on tombe sur la bonne touche, mais sans comprendre ce qui s'est passé), et fermeture violente de console parce qu'impossible de trouver comment sortir de l'éditeur :)

C'est Yannick LM qui sera le professeur pour la session classroom sur vim. Elle se déroulera le vendredi 22 février à 20 heures (heure métropolitaine, 19H00 UTC), sur le canal #u-classroom du réseau irc freenode.

Aucun pré-requis n'est nécessaire à ce cours, si ce n'est une installation du logiciel ('sudo apt-get install vim' pour debian et dérivés).

Une fois vim maîtrisé, vous ne verrez plus votre console du même œil ! Et vous pourrez profiter de la seconde session (dont la date sera donnée ultérieurement).

A bientôt sur #u-classroom !

Via u-classroom, en attendant que celui ci soit validé pour l'agrégation sur www.planet-libre.org

dimanche 10 février 2008

Un script python pour calculer l'Hyperfocale (MAJ)

Je viens de mettre à jour le script hyperfocale... une version 0.2, en quelque sorte. Il est toujours disponible ici, et calcule désormais, en fonction de la distance du point: la distance du 1° et du dernier plan net, et la profondeur de champ.

Hyperfocale v0.2

Lisez le billet précédent si vous avez besoin de plus de détails.

Un script python pour calculer l'Hyperfocale

Jusqu'ici, lorsque je souhaitais calculer la valeur hyperfocale d'un objectif, je me reportais en général a une applet mal fichue sur un site web, ou bien je sortais ma calculatrice.

A force, c'est un peu lassant, et aujourd'hui, avec l'aide de quelques petits camarades, j'ai écris un petit script python qui fait ça à ma place. Pour l'utiliser, sauvegardez simplement ce script et exécutez le.

Chez moi ça donne:

hyperfocale.py

Voici le contenu du fichier:

#!/usr/bin/env python
# -*- coding: UTF8 -*-
#Copyright Mathieu Rousseau - mathieu_AT_effraie_DOT_org
#Programme sous licence WTFPL - http://sam.zoy.org/wtfpl/COPYING

# Choisissez ici la valeur adaptée à votre boitier (reflex numérique par défaut) #
####################################################
#APS (reflex numériques):
confusion_circle = 0.02
#24x36 (reflex argentiques, numériques Full Frame...)
#confusion_circle = 0.03
#Film 6x6
#confusion_circle = 0.05
#Film 4x5
#confusion_circle = 0.01

f = raw_input("Quelle focale (en millimétres )? ")
focale = float(f)
d = raw_input("Quel diaphragme ? ")
diaph = float(d)
hyperfocale = ((focale*focale)/(diaph*confusion_circle))/1000
print "Pour ce couple focale/diaphragme, l'hyperfocale est de : %.2f mètres. La zone de netteté s'étendra de %.2f mètres à l'infini." % (hyperfocale, hyperfocale/2)



Si vous utilisez autre chose qu'un reflex numérique, pensez à modifier la valeur du cercle de confusion.
Le script étant sous licence wtfpl, vous en faites exactement ce que vous voulez.

dimanche 06 janvier 2008

[Blogs] rewriting.net

Voici la suite annoncée de ma revue-de-web.

rewriting.net est le blog de Jean-Marc Manach, un journaliste qui écrit principalement sur le net, et qui s'intéresse de prés aux questions touchant la vie privée, les réseaux, la sécurité, les libertés fondamentales, les logiciels... Il a par exemple collaboré à Madchat, dont je tiens une archive miroir.

Son dernier billet, intitulé Quand Raymond Forni, futur président de l’Assemblée, défendait les faux papiers, est un excellent moyen de saisir le ton général du blog.

Je vous incite vivement à suivre sa prose, et pour vous donner une petite idée de la plume du monsieur, voici la liste de ses articles sur le monde.fr

Comme je le ferais régulièrement à l'occasion de la revue-de-web, je vous conseille d'utiliser un lecteur de flux pour suivre ces articles.

jeudi 03 janvier 2008

Les licences et la notion de liberté

Suite à un commentaire ou l'on me demande de préciser un peu ma remarque sur les licences Creative Common, voici un billet au sujet de la notion de libre, ce mouvement qui bouscule la propriété intellectuelle dans le domaine logiciel essentiellement (mais pas uniquement!).

La propriété intellectuelle, le copyright, les droits d'auteurs... et les sujets proches sont des sujets complexes et touffus, pour l'essentiel juridiques, et sont le terrain de nombreuses confusions.

N'étant pas un spécialiste (au sens de juriste spécialisé...), je m'en tiendrais à un domaine restreint, ou je pense ne pas faire trop d'erreurs, si ce n'est sur la lettre, au moins sur l'esprit: les licences, de logiciels mais pas uniquement, dites libres, et les licences qui s'en approchent. Il ne s'agit pas ici d'être exhaustif, mais de tenter de dessiner les grandes lignes d'une idée complexe et instructive.

Les utilisateurs de distributions GNU/Linux grand public, comme l'est Ubuntu sont concernés au premier chef, leur système d'exploitation étant constituée de logiciels sous diverses licences, dont la compréhension aide à la compréhension globale du système, de ses tenants et des ses aboutissants

Au commencement, la GNU General Public License (GPL)

GNU Mère de toutes les licences libres, et sans doute aussi de la notion même de libre, en tant que concept touchant a la propriété intellectuelle, la GNU GPL, actuellement en version 3, apparaît en janvier 1989. Elle est écrite pour protéger les logiciels GNU et les projets de la Free Software Foundation.

L'idée centrale de la GPL, c'est le copyleft un jeu de mot (mal traduit en français par les termes gauche d'auteur) fondé sur le terme copyright. Il s'agit d'utiliser le mécanisme du copyright, mais en le retournant au profit des libertés de l'utilisateur. Richard M. Stallman, fondateur du projet GNU, en parle ainsi:

L'idée centrale du gauche d'auteur est de donner à quiconque la permission d'exécuter le programme, de le copier, de le modifier, et d'en distribuer des versions modifiées - mais pas la permission d'ajouter des restrictions de son cru. C'est ainsi que les libertés cruciales qui définissent le « logiciel libre » sont garanties pour quiconque en possède une copie; elles deviennent des droits inaliénables.

On trouve là évoquées ce qui sont les 4 libertés fondamentales du logiciel libre, et la restriction fondamentale également du copyleft: il n'est pas possible de retirer ces libertés aux utilisateurs, la liberté se propage partout ou va le logiciel.
Vous trouverez plus d'information sur la licence GPL, mais aussi sur les licences "sœurs" que sont les LGPL (plus souple) et GFDL (adaptée aux documentations), sur wikipedia, et plus d'éléments quand à la philosophie du projet GNU ici.

Une autre licence logicielle phare: la BSD

BSDLa licence BSD est une autre licence phare du monde libre. Elle a été rédigée pour s'appliquer au(x) projet(s) d'uni(ces)x libre(s) dit Berkeley Software Distribution(BSD)[1]. Elle est considérée comme plus permissive, dans le sens ou elle ne fournit pas la restriction fondamentale du copyleft: un logiciel sous licence BSD pourra être utilisée dans un projet non-libre, sa licence pourra être modifié, on peut modifier son code et le redistribuer sans être forcé de fournir les sources...

Ces deux grands modèles ont leurs partisans, et l'on considère habituellement (bien que ce soit une simplification importante!) que la BSD est une licence plus pragmatique, qui permet (notamment) la viabilité du logiciel libre dans le monde de l'entreprise, alors que le modèle GNU (GPL, copyleft...) est l'émanation d'un mouvement social, pour la liberté des utilisateurs.

Il est important de noter que, si ces deux types de licences accorde, pour l'essentiel, les mêmes libertés aux utilisateurs, les quelques incompatibilités qu'elles renferment induisent des différences de philosophie importantes.
Pour ce qui est de la compatibilité, je signalerais juste que la licence BSD étant permissive, le code publié sous cette licence peut être re-licencié en GPL[2], tandis que l'inverse n'est pas vrai. (Ceci n'implique pas que l'on puisse retirer la licence BSD... oui, c'est compliqué, les (in)compatibilités de licences)

Du libre en dehors du domaine logiciel

La licence Art Libre



al La licence art libre reprend les principes du copyleft pour les transférer au delà du monde logiciel, à toutes les œuvres de l'esprit. Wikipedia [3] nous dit:

Elle autorise tout tiers (personne physique ou morale), ayant accepté ses conditions, à procéder à la copie, la diffusion et la transformation d'une œuvre, comme à son exploitation gratuite ou onéreuse, à condition qu'il soit toujours possible d'accéder à sa source pour la copier, la diffuser ou la transformer.

Cette licence, que j'affectionne particulièrement, poursuis explicitement l'objectif d'un modèle de société non-marchand. Dans la Foire aux questions a son sujet, on trouve:

L’utilisation de la Licence Art Libre est aussi un bon moyen pour prendre des libertés avec le système de la marchandise généré par l’économie dominante. Cette licence offre un cadre juridique intéressant pour empêcher toute appropriation abusive. Il n’est plus possible de s’emparer de votre œuvre pour en court-circuiter la création et en faire un profit exclusif. Il est interdit de faire main basse sur le travail collectif qui est à l’œuvre, interdit de s’accaparer les ressources de la création en mouvement pour le seul bénéfice de quelques-uns.

on y retrouve la notion de collectif, que je raproche du mouvement social évoqué par Richard M. Stallman à propos des logiciels libres.

Les licences Creative Commons

cc

Creative Commons propose gratuitement des contrats flexibles de droit d'auteur pour diffuser vos créations.

Voila la phrase qui nous accueille sur le site francophone de Creative Commons. En effet, Creative Commons n'est pas une licence, mais une organisation (représentée en France par le CERSA CNRS, Centre d'Etudes et de Recherches de Science Administrative[4]), qui met à la disposition de chacun six contrats, modulables, pour diffuser ses créations en définissant ce que les utilisateurs peuvent en faire. (En effet, ne pas donner de licence a son œuvre la place d'emblée dans un régime de droit d'auteur restrictif). Détaillons (un peu) les six contrats:

  • Paternité: Ce contrat autorise la distribution, la modification, la reproduction et la communication de l'œuvre, à la condition de citer le nom de l'auteur original. (Il est noté CC-by)
  • Paternité, pas de modification: Les droits sont similaires au contrat Paternité, à la différence (énorme!) que l'utilisateur ne peut en aucun cas modifier l'œuvre. (noté CC-by-nd)
  • Paternité, pas de modification, pas d'utilisation commerciale: Ce contrat ajoutes encore une restrictions aux libertés accordées dans les contrats précédents: cette fois çi, il est formellement interdit de faire un usage comercial de l'œuvre, que l'on a le droit de distribuer, reproduire et communiquer, en citant le nom de l'auteur original. (noté CC-by-nc-nd)
  • Paternité, pas d'utilisation commerciale: Si l'on a la non plus, pas le droit d'en faire un usage commercial, on peut modifier l'œuvre, en citant son auteur original (noté CC-by-nc)
  • Paternité, pas d'utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l'identique: Ce contrat introduit la notion de propagation, issue du Copyleft. cependant, il y a une restrictions sur les usage commerciaux de l'œuvre. (noté CC-by-nc-sa)
  • Paternité, partage des conditions initiales à l'identique: Ce contrat reprends les libertés accordées par le contrat Paternité, en y ajoutant la notion de propagation des libertés, puisque toute redistribution, modification... doit se faire sous le même contrat. (noté CC-by-sa)


Les contrats Creative Commons sont souvent assimilés à des licences libres. Cependant, il est essentiel de remarquer que les six contrats ont des implications très différentes. En effet, seul deux contrats (CC-by et CC-by-sa) accordent les 4 libertés fondamentales du (logiciel) libre à l'utilisateur de l'œuvre, tandis que les autres restreignent l'usage qui peut en être fait. Seul le contrat CC-by-sa accorde les 4 liberté fondamentales, et la notion de propagation des libertés, proche du copyleft (c'est sous ce contrat que je diffuse mes photos). Il est donc plus juste de considérer que seul ces deux contrat sont libres, et que seul CC-by est un contrat permissif (de type BSD), et CC-by-sa un contrat copyleft (de type GNU)[5]

Une multitude de licences (plus ou moins) libre

Si les licences que j'ai présentées jusque là sont les plus connues, il existe néamoins une multitude d'autres licences, qui se veulent libres, et qui pour certaines le sont, pour d'autres, ne le sont pas, et pour d'autres encore... et bien ça dépends de qui en juge!.
On trouve par exemple les licences Apache, CeCILL, Mozilla Public Licence, et bien d'autre, plus confidentielles encore.
À titre d'exemple, j'utilise pour les contenus de ce site la licence WTFPL, une licence libre tellement libérale qu'elle permet toute modification et redistribution sans aucune restriction. (je ne conseille personnellement cette licence que pour les œuvres les plus triviales). Dans ce maquis de licences, plus ou moins libres, plus ou moins confidentielles, comment s'y retrouver?

Le projet Debian, son contrat social et les DFSG

DebianSi le meilleur moyen de s'y retrouver dans le maquis des licences libres, c'est de bien les connaître, et d'avoir des convictions en la matière, il existe un projet qui s'est depuis longtemps penché sur la question du libre et qui a produit un gros travail, à la fois théorique et pratique, sur le concept de libre, et sa traduction pratique dans l'utilisation quotidienne. Il s'agit du projet Debian, la célèbre distribution GNU/Linux communautaire. Chacun se forgera sa propre opinion, mais l'abord que Debian à du libre me convient, et je vais donc vous en dire un peu plus à ce sujet.

Le projet Debian, entiérement communautaire, s'appuie sur quelques textes fondamentaux pour pouvoir s'orienter et faire des choix. L'un de ces textes est le Contrat Social avec la communauté des logiciels libres , dont voici un extrait:

Nos priorités sont nos utilisateurs et les logiciels libres.

Les besoins de nos utilisateurs et de la communauté des logiciels libres nous guideront. Nous placerons leurs intérêts en tête de nos priorités. Nous répondrons aux besoins de nos utilisateurs dans de nombreux types d'environnements informatiques différents. Nous ne nous opposerons pas aux travaux non libres prévus pour fonctionner sur les systèmes Debian. Nous permettrons, sans réclamer rétribution, que d'autres créent des distributions contenant conjointement des logiciels Debian et d'autres travaux. Pour servir ces objectifs, nous fournirons un système intégrant des composants de grande qualité sans restrictions légales incompatibles avec ces modes d'utilisation.

Si je vous donne cet extrait ici, c'est qu'il me semble exprimer le compromis nécessaire si l'on souhaite que le libre profites aux individus et aux peuples: placer l'intérêt des utilisateurs avants les dogmes techniques et/ou philosophiques.

Pour appliquer ce contrat social, Debian s'est doté d'un texte qui défini les logiciels qui peuvent entrer dans le système Debian : Les principes du logiciel libre selon Debian (DFSG)[6]. Ce texte définis, plus largement que ne le font chacune des licences, avec leurs particularités, leurs objectifs spécifiques, leurs parti-pris idéologiques respectif, les conditions que doivent remplir les logiciels pour être compatible avec le contrat social précédemment cité. La page wikipedia anglophone sur le sujet nous en apprends plus sur le questions que ces Guidelines soulèvent, et les conséquences qu'il faut en tirer. On y trouvent notamment trois tests de compatibilité avec les DFSG, que je traduit ici, puisque je n'ai pas trouvé de traduction sur internet:

  • Le test de l'île déserte Imaginez un naufragé sur une île déserte avec un ordinateur fonctionnant à l'énergie solaire avec une connexion Internet qui ne peut pas transférer[7]. En conséquence, il lui serait impossible de respecter une obligation de mettre ses modifications à la disposition du public ou d'envoyer ses correctifs à certains destinataires en particulier. C'est valable même si ces exigences ne le sont à la demande uniquement, comme le naufragé qui pourrait être en mesure de recevoir des messages mais ne pas être en mesure d'en envoyer. Pour être libres, les logiciels doivent être modifiables par ce malheureux naufragé, qui doit aussi être en mesure de partager légalement ses modifications avec des amis sur l'île.
  • Le test du dissident Envisageons un dissident dans un état totalitaire qui souhaite partager quelques modifications d'un logiciel avec d'autres dissidents, mais ne souhaite pas révéler l'identité du modificateur, ou révéler les modifications elles-mêmes, ou même la possession du programme au gouvernement. Toute exigence de l'envoi du code source des modifications, à toute personne autre que le destinataire des binaires modifiés - en fait, toute distribution forcée quelle qu'elle soit, hormis donner le code source à ceux qui reçoivent une copie du binaire - mettrait en danger le dissident. Pour qu'un logiciel soit libre selon Debian, il doit doit pas avoir de telles exigences (excédentaires) de redistribution.
  • Le test des Tentacules du Mal Imaginez que l'auteur est retenu par une grande société malfaisante, le tenant en esclavage, et visant à faire le pire pour les utilisateurs du programme: rendre leur vie misérable, les faire cesser d'utiliser le programme, les exposer à une responsabilité légale , rendre le programme non-libre, chercher à découvrir leurs secrets…[8] La même chose peut arriver à une société rachetée par une grande société s'acharnant à détruire les logiciels libres afin de maintenir son monopole et d'étendre son empire du mal[9]. La licence ne peut permettre, même à l'auteur, de retirer les libertés.

Voila, j'espère, quelques éléments qui permettront a ceux qui se sentaient un peu largués de mieux se repérer dans le maquis du (logiciel?) libre, et éventuellement, partant de là, de faire les choix éthiques et techniques appropriés, et correspondants à leurs besoins, envies, désirs, opinions.... (dédicace spéciale au monolecte ^^')

il est fort possible que j'ai fait quelques erreurs, mais rien de vous empêche de troller me répondre dans les commentaires :)

Notes

[1] les projet sous licence BSD les plus connus sont sans doute FreeBSD, OpenBSD, NetBSD, et OpenSSH

[2] Cette idée est polémique!

[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Art_Libre

[4] http://www.cersa.org/

[5] Cette typologie en type est improvisée, soumise a caution, et simplificatrice! pas taper!

[6] Debian Free Software Guidelines, en anglais

[7] Le texte original parle d'upload

[8] Toutes ressemblances avec... (vous connaissez la suite)

[9] Toutes ressemblances...

samedi 29 décembre 2007

Mes extension firefox préférées...

Oui, je sais, c'est vu et revu, ce genre de billet...
Ne le dites à personne, mais je l'écris surtout pour pouvoir les retrouver facilement quand je libère un ordi chez quelqu'un! Et puis bon, malgré tout ses défauts, ce sont ces extensions qui font que firefox reste un logiciel indispensable à mes yeux, alors, je répand la parole ^^'

Les indispensables:

  • Customize Google Permet de faire disparaître les pubs google (adsense, vous savez, ces petites pub en mode texte horripilantes...) et de protéger votre vie privée... un must have, ici



  • Flashblock Le flash, c'est un des pires fléaux que le web ai porté... lourd, rarement joli, pratiquement jamais utile, mal accessible, propriétaire... beurk. Cela dit, certains sites utiles l'utilisent, et comme sur beaucoup d'autres, le plugin flash est installé sur ma machine. Comme je ne veux pas me taper tout les menus kikoololant et inutiles en flash, j'utilise flashblock et j'autorise le flash au cas par cas, quand j'en ai vraiment besoin.



  • Adblock Plus : Sans doute l'anti-pub le plus efficace du web! A installer d'urgence, à moins que vous teniez absolument a voir les pages web clignoter, briller, wiiiiizzzzer et peser lourd. Quand aux quelques (rares...) webmasters qui se sentent spoliés quand je cache les pubs de leur page, voir qui veulent m'empécher d'accéder à leurs contenus pour ça... C'est vraiment sale d'envisager le web comme ça! (ceci n'engage que moi ®) et de toutes façon votre contenu est probablement tout pourri, na.



  • Tab Mix Plus : Pour les gros navigateurs! Cette extension permet a ceux qui tirent vraiement trop sur la ficelle (pleins d'onglets ouvert en même temps, plusieurs fenêtres sur différents bureaux, et du mal à garder ça cohérent... vous vous reconnaissez?) d'accéder à un nombre conséquent d'options et de fonctionnalités concernant de prés ou de loin la navigation par onglet. Un must have pour les boulimiques du web. (ici)



  • Firebug : Indispensable si vous développez, même peu et mal (comment ça, comme moi !?), des pages oueb. À télécharger ici





  • Dans la série WebDev, me reste a pointer CSS Validator, pour valider vos CSS (nan, sérieux?) et le compte est bon.



Les accessoires

(mais bien quand même hein :) )

  • Greasemonkey : Une extension qui permet, en javascript, d'agir sur le contenu des pages web. Très très prometteur. Installez l'extension, et rendez vous sur http://userscripts.org pour télécharger des scripts fait par d'autres utilisateurs pour des centaines (des milliers?) de sites. (jetez un œil aux scripts Flickr et del.icio.us si vous utilisez ces sites...)





  • DownThemAll un outils de téléchargement massif pour firefox. Permet par exemple d'automatiser la récupération de toutes les images d'une page web. (ici).



  • Linkification transforme les liens textes en lien hypertextes. Si vous ne comprenez pas, vous n'en avez pas besoin ^^' . C'est là.



  • Update Scanner Vous voulez être tenu au courant des modifications sur une page qui ne fournis pas de flux RSS ou Atom? Cette extension scanne le contenu des pages, et vous avertis dés lors que n caractères ont été modifiés. n étant configurable... Pratique.



Inutile, donc indispensable



  • StumbleUpon ce service et son extension vous propose des pages, et vous propose de les noter (j'aime/j'aime pas). Au fur et a mesure, le service apprends a connaitre vos gout, et vous propose des pages qui vous intéresse. Surprenant, et efficace (et chronophage) au moins en anglais, parcequ'en français, je pense que la masse critique d'utilisateurs n'est pas réunie.



  • Fission J'en suis content car elle me permet d'optimiser la place prise à l'écran par Firefox sans perder en fonctionnalités utiles (à mon goût... je vire la barre d'état, c'est plus joli, ça prend moins de place, et je conserve l'indicateur de chargement et de destination des liens, reporté dans la barre d'URL). Geek et inutile, j'adore.



Voila... je crois que j'ai fait le tour. Ça en fait pas mal tout de même!

dimanche 16 décembre 2007

La sonde ColorVision Spyder fonctionnelle sous Linux avec Argyll/CMS

Juste un billet trés rapide pour signaler aux (nombreux!) photographe libristes ce billet: ''ColorVision Spyder to produce an ICC monitor profile under ArgyllCMS / Linux'' qui, comme sont titre l'indique, explique comment utiliser une sonde ColorVision Spyder (II) sous Linux.
Comme c'est une sonde relativement répandue, c'est pour moi une vraiment bonne nouvelle!

vendredi 02 novembre 2007

Petit guide informatique pour cell-eux qui voudraient être libres

attention.png Geek, ce billet ne t'es pas destiné! Il s'adresse à ceux qui pressentent que l'informatique est un outil intéressant, mais aussi un formidable agent de dépendance si l'on y prends pas garde, et qui se sentent un peu démunis au moment de choisir leurs logiciels et leurs pratiques.

Je compléterais ce billet au fil du temps, alors n'hésitez pas à me faire des suggestions!

  • Explications:
    • Toutes les applications présentées ici doivent être libres,
    • Dans la mesure du possible, elles doivent être multi-plateformes (utilisables sous différents systèmes) pour être à la portée de ceux qui ne sont pas sous GNU/linux,
    • A fonctionnalités égales, on préférera l'application la plus simple d'usage (d'un point de vue "débutant"),
    • Que le logiciel soit libre ne suffit pas: les protocoles et les formats utilisés doivent l'être aussi,
    • Je suis partisan: Mon acceptation de la liberté est politique, et ne se limite pas à la question des licences de logiciels. Merci de ne pas vous en étonner si cela venait à transparaître...
    • Attention, si vous étes sous GNU/linux, la plupart de ces logiciels sont disponibles dans votre distribution, n'allez pas les télécharger depuis les liens que je donne.

Applications de bureautique:

:

  • OOoOpenOffice.Org : Ce logiciel bien connu est un très bon candidat au remplacement de Microsoft Office (traitement de texte, tableur, dessin, présentation, base de données) . L'immense majorité des fonctionnalités de ce dernier existe ici aussi, et quelques autres, comme la création de PDFs. Sous Linux, il est probable qu'il soit déjà installé sur votre ordinateur. Pour les autres systèmes, téléchargez le ici. (Sous Windows, choisissez la version avec java sauf si vous savez ce que vous faites, Sur les Mac un peu anciens, choisissez la version PPC, sur les Mac récents, la version Intel)



  • Pour ceux qui trouvent OpenOffice.org trop lourd, ou trop complet pour leur besoins, il existe aussi:
    • abiwordAbiWord: Un trés bon Traitement de texte, léger et complet. Téléchargez le ici pour osX et Windows

    • gnumericGnumeric: Un excellent tableur léger, disponible sous linux et windows (et osX grâce aux divers ports). Vous pouvez le télécharger ici et plus précisément là pour windows au moment ou j'écris ces lignes.



Applications internet

  • ffUn seul navigateur: Le bien connu Firefox. Puissant, extensible, sur et facile à utiliser. Il n'y a pas de bonne raison de naviguer avec Internet Explorer!

  • thunderbirdPour lire vos mails: Thunderbird, une application simple, sûre et efficace pour rapatrier, classer et lire vos emails.

  • jabPour la messagerie instantanée: Vous devriez arrêter MSN tout de suite, on à du mal a imaginé un protocole de communication plus fermé, moins sécurisé, moins respectueux des utilisateurs. De plus, il existe une alternative libre parfaitement fonctionnelle: Jabber. Pour vous en servir, je recommande Pidgin sous windows et GNU/linux, et Adium sous MAC osX. Pour apprendre a vous en servir, allez donc voir ici, c'est très bien fait. Notons que votre adresse gmail, si vous en avez une, fait office de compte jabber, et que google fournis un client pour s'y connecter. C'est bien, mais pas assez... Si vous voulez être vraiment libre, n'utilisez pas d'application google...

  • NO-LOGJustement, Gmail, c'est bien pratique.... Ou trouver une adresse email pour remplacer Gmail, ou l'email fournis par un autre acteur commercial du web? (et oui, tout ces gens là conservent des données privées sur vous). Pour les copains et les copines, je peux en fournir une sur effraie.org. Pour les autres, des gens comme NO-LOG fournissent des boites emails sécurisées, et sans conserver d'informations personnelles à votre sujet.



Son et Vidéo



  • AtunesPour écouter de la musique: Atunes sous windows et Mac osX, remplace très bien les windows media player et autres ITunes.

  • VLCPour voir des vidéos, l'indispensable VLC ouvrira à peu prés tout les formats de vidéos que vous pouvez rencontrer. Pour les courageux, ses options avancées sont très puissantes, et permettent énormément de choses.

  • audacityPour éditer du son, essayez donc Audacity!

  • Sous windows, vous pouvez transformer vos CDs en mp3 ou mieux, en .ogg (Vorbis) grâce à CDex



Graphisme

Dans ce rayon, il y a un indispensable: The Gimp, un équivalent de photoshop, couvrant la majorité des besoins de la majorité des gens (et bien plus!) et un autre logiciel a connaître: Inkscape, un logiciel puissant de dessin vectoriel.

Divers



  • Un antivirus libre pour windows (les pauvres!) : ClamWin,
  • Un éditeur de sites Web: Kompozer,
  • Un Logiciel de transfert FTP puissant: FileZilla,
  • to be continued ;)

Passez a un système d'exploitation libre



Utiliser des applications libres et se soucier de sa liberté, même sous Mac osX et sous windows, c'est très bien. Cela dit, c'est largement insuffisant si vous aspirez à la liberté et l'indépendance dans le domaine informatique! Aujourd'hui, des distributions telles que Ubuntu ou Mandriva sont largement accessibles aux débutants: n'attendez plus!

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