La gauche du XX° siècle doit passer le flambeau
Par effraie le vendredi 16 février 2007, 17:18 - Général - Lien permanent
Via Agoravox
Le titre intégral est: Candidature Bové : la gauche du XXe siècle doit passer le flambeau
Quand les copains écrivent des articles de cette trempe, il faut en parler! Et si je n'ai pas comme eux choisi de soutenir explicitement Bové, c'est bien cette initiative qui me parle le plus dans cette (déplorable...) pré-campagne électorale.
L'article in-extenso est lisible ici
Morceaux choisis:
Le travail de sape engagé dès l’après-guerre par des économistes tels que Milton Friedman et Friedrich Hayek a fini par porter ses fruits vénéneux. Victimes de l’idéologie triomphante du marché, les salariés désespèrent d’une amélioration de leur situation. Sur le front social - pour ne parler que de celui-là - tous les voyants sont au rouge. Les revenus de la majorité stagnent ou diminuent. 20% des actifs pointent à l’ANPE et un quart des familles sont directement touchées par le chômage. Partout, le fléau de la précarité produit en masse des travailleurs pauvres : contraints de participer à l’effort de production mais exclus de la jouissance des richesses. Dans des couches sociales de plus en plus larges, la désespérance sociale s’accroît. Pour ceux qui ne sont pas contraints de lutter au quotidien pour leur survie, se prémunir contre de brutales dégringolades sociales fait office de projet.
« Travailler plus, pour gagner plus » scande le candidat Sarkozy : Il fallait oser ! Les inégalités de revenus et de patrimoine ne cessent d’augmenter sans que rien ne puisse justifier les écarts existants.
Si la question du « gagner plus » est un problème de répartition, l’option « travailler plus » est une aberration. D’un côté, le pays se prive du formidable potentiel que représente l’activité des millions de personnes au chômage ou sous-employées. D’un autre côté, la vie au travail se dégrade : stressés par d’incessantes injonctions à la performance, contraints à une adhésion sans faille à la culture de l’entreprise, courbant la tête face au risque de la perte d’emploi, beaucoup de salarié(e)s craquent. Plus profondément, le sens même du travail pose problème dès lors que la course à la croissance est un suicide écologique et semble déconnectée de la richesse de chacun(e).
la gauche est tétanisée. Sociale libérale, elle renonce. Trotskiste ou communiste, c’est une gauche sans projet : elle résiste mais demeure enferrée dans une matrice du XXe siècle, incapable d’organiser l’offensive contre la révolution conservatrice et de dégager une issue.
L’espoir pour une gauche de transformation sociale au XXIe siècle naît avec les zapatistes du Chiapas, les altermondialistes de Seattle, Millau et Porto Alegre. Au fondement de chacun de ces évènements, se trouvent trois éléments clés pour surmonter la crise de la gauche du XXe siècle.
Allez, filez lire ça!





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