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  <title>Effraie@blog - Tag - Troll</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 08:21:42 +0200</pubDate>
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  <item>
    <title>Les licences et la notion de liberté</title>
    <link>http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/Les-licences-et-la-notion-de-liberte</link>
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    <pubDate>Thu, 03 Jan 2008 18:25:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>effraie</dc:creator>
        <category>Geek</category><category>Liberté</category><category>Linux</category><category>Logiciel</category><category>Planet</category><category>Politique</category><category>Potes</category><category>Troll</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Suite à un &lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2007/12/31/%5BBlogs%5D-Le-monolecte#c5005&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;commentaire&lt;/a&gt; ou l'on me demande de préciser un peu ma remarque sur &lt;a href=&quot;http://fr.creativecommons.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les licences Creative Common&lt;/a&gt;, voici un billet au sujet de la notion de &lt;em&gt;libre&lt;/em&gt;, ce mouvement qui bouscule la propriété intellectuelle dans le domaine logiciel essentiellement (mais pas uniquement!). &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La propriété intellectuelle, le copyright, les droits d'auteurs... et les sujets proches sont des sujets complexes et touffus, pour l'essentiel juridiques, et sont le terrain de nombreuses confusions. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;N'étant pas un spécialiste (au sens de juriste spécialisé...), je m'en tiendrais à un domaine restreint, ou je pense ne pas faire trop d'erreurs, si ce n'est sur la lettre, au moins sur l'esprit: les licences, de logiciels mais pas uniquement, dites libres, et les licences qui s'en approchent. Il ne s'agit pas ici d'être exhaustif, mais de tenter de dessiner les grandes lignes d'une idée complexe et instructive. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les utilisateurs de distributions GNU/Linux grand public, comme l'est &lt;a href=&quot;http://ubuntu-fr.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ubuntu&lt;/a&gt; sont concernés au premier chef, leur système d'exploitation étant constituée de logiciels sous diverses licences, dont la compréhension aide à la compréhension globale du système, de ses tenants et des ses aboutissants&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;Au commencement, la GNU General Public License (GPL)&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.effraie.org/public/images/gnu-head.jpg&quot; alt=&quot;GNU&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;
Mère de toutes les licences libres, et sans doute aussi de la notion même de &lt;em&gt;libre&lt;/em&gt;, en tant que concept touchant a la propriété intellectuelle, la &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/licenses/gpl-3.0.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;GNU GPL&lt;/a&gt;, actuellement en version 3, apparaît en janvier 1989. Elle est écrite pour protéger les &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/home.fr.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;logiciels GNU&lt;/a&gt; et les projets de la &lt;a href=&quot;http://www.fsfeurope.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Free Software Foundation&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
L'idée centrale de la GPL, c'est le &lt;em&gt;copyleft&lt;/em&gt; un jeu de mot (mal traduit en français par les termes &lt;em&gt;gauche d'auteur&lt;/em&gt;) fondé sur le terme copyright. Il s'agit d'utiliser le mécanisme du copyright, mais en le &lt;em&gt;retournant&lt;/em&gt; au profit des libertés de l'utilisateur. Richard M. Stallman, fondateur du projet GNU, en parle ainsi:&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;
L'idée centrale du gauche d'auteur est de donner à quiconque la permission d'exécuter le programme, de le copier, de le modifier, et d'en distribuer des versions modifiées - mais pas la permission d'ajouter des restrictions de son cru. C'est ainsi que les libertés cruciales qui définissent le «&amp;nbsp;logiciel libre&amp;nbsp;» sont garanties pour quiconque en possède une copie; elles deviennent des droits inaliénables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;On trouve là évoquées ce qui sont les 4 libertés fondamentales du logiciel libre, et la restriction &lt;em&gt;fondamentale&lt;/em&gt; également du copyleft: il n'est pas possible de retirer ces libertés aux utilisateurs, la liberté se propage partout ou va le logiciel. &lt;br /&gt;
Vous trouverez plus d'information sur la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_publique_g%C3%A9n%C3%A9rale_GNU&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;licence GPL&lt;/a&gt;, mais aussi sur les licences &quot;sœurs&quot; que sont les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_publique_g%C3%A9n%C3%A9rale_limit%C3%A9e_GNU&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;LGPL&lt;/a&gt; (plus souple) et &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_de_documentation_libre_GNU&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;GFDL&lt;/a&gt; (adaptée aux documentations), sur wikipedia, et plus d'éléments quand à &lt;a href=&quot;http://www.gnu.org/philosophy/philosophy.fr.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la philosophie du projet GNU ici&lt;/a&gt;.
&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;Une autre licence logicielle phare: la BSD&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.effraie.org/public/images/bsd-big.png&quot; alt=&quot;BSD&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;La licence BSD est une autre licence phare du &lt;em&gt;monde libre&lt;/em&gt;. Elle a été rédigée pour s'appliquer au(x) projet(s) d'uni(ces)x libre(s) dit &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Berkeley_Software_Distribution&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Berkeley Software Distribution&lt;/a&gt;(BSD)&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#pnote-144-1&quot; id=&quot;rev-pnote-144-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Elle est considérée comme plus permissive, dans le sens ou elle ne fournit pas la restriction fondamentale du copyleft: un logiciel sous licence BSD pourra être utilisée dans un projet non-libre, sa licence pourra être modifié, on peut modifier son code et le redistribuer sans être forcé de fournir les sources... &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Ces deux grands modèles ont leurs partisans, et l'on considère habituellement (bien que ce soit une simplification importante!) que la BSD est une licence plus pragmatique, qui permet (notamment) la viabilité du logiciel libre dans le monde de l'entreprise, alors que le modèle GNU (GPL, copyleft...) est l'émanation d'un &lt;em&gt;mouvement social&lt;/em&gt;, pour la liberté des utilisateurs. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Il est important de noter que, si ces deux types de licences accorde, pour l'essentiel, les mêmes libertés aux utilisateurs, les quelques incompatibilités qu'elles renferment induisent des différences de philosophie importantes. &lt;br /&gt;
Pour ce qui est de la compatibilité, je signalerais juste que la licence BSD étant &lt;em&gt;permissive&lt;/em&gt;, le code publié sous cette licence peut être &lt;em&gt;re-licencié&lt;/em&gt; en GPL&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#pnote-144-2&quot; id=&quot;rev-pnote-144-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, tandis que l'inverse n'est pas vrai. (Ceci n'implique pas que l'on puisse &lt;em&gt;retirer&lt;/em&gt; la licence BSD... oui, c'est compliqué, les (in)compatibilités de licences)
&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Du libre en dehors du domaine logiciel&lt;/h2&gt;

&lt;h3&gt;La licence Art Libre&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.effraie.org/public/images/verdet.gif&quot; alt=&quot;al&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://artlibre.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;La licence art libre&lt;/a&gt; reprend les principes du copyleft pour les transférer au delà du monde logiciel, à toutes les œuvres de l'esprit. Wikipedia &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#pnote-144-3&quot; id=&quot;rev-pnote-144-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; nous dit:&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;
Elle autorise tout tiers (personne physique ou morale), ayant accepté ses conditions, à procéder à la copie, la diffusion et la transformation d'une œuvre, comme à son exploitation gratuite ou onéreuse, à condition qu'il soit toujours possible d'accéder à sa source pour la copier, la diffuser ou la transformer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Cette licence, que j'affectionne particulièrement, poursuis explicitement l'objectif d'un modèle de société non-marchand. Dans la Foire aux questions a son sujet, on trouve:&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;
L’utilisation de la Licence Art Libre est aussi un bon moyen pour prendre des libertés avec le système de la marchandise généré par l’économie dominante. Cette licence offre un cadre juridique intéressant pour empêcher toute appropriation abusive. Il n’est plus possible de s’emparer de votre œuvre pour en court-circuiter la création et en faire un profit exclusif. Il est interdit de faire main basse sur le travail collectif qui est à l’œuvre, interdit de s’accaparer les ressources de la création en mouvement pour le seul bénéfice de quelques-uns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;on y retrouve la notion de collectif, que je raproche du &lt;em&gt;mouvement social&lt;/em&gt; évoqué par Richard M. Stallman à propos des logiciels libres.
&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Les licences Creative Commons&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.effraie.org/public/images/highquality.jpg&quot; alt=&quot;cc&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Creative Commons propose gratuitement des contrats flexibles de droit d'auteur pour diffuser vos créations.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Voila la phrase qui nous accueille sur &lt;a href=&quot;http://fr.creativecommons.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le site francophone de Creative Commons&lt;/a&gt;. En effet, Creative Commons n'est pas une licence, mais une organisation (représentée en France par le &lt;em&gt;CERSA CNRS, Centre d'Etudes et de Recherches de Science Administrative&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#pnote-144-4&quot; id=&quot;rev-pnote-144-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;), qui met à la disposition de chacun six contrats, modulables, pour diffuser ses créations en définissant ce que les utilisateurs peuvent en faire. (En effet, ne pas donner de licence a son œuvre la place d'emblée dans un régime de droit d'auteur restrictif). Détaillons (un peu) les six contrats: &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Paternité&lt;/a&gt;: Ce contrat autorise la distribution, la modification, la reproduction et la communication de l'œuvre, à la condition de citer le nom de l'auteur original. (Il est noté CC-by)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.0/fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Paternité, pas de modification&lt;/a&gt;: Les droits sont similaires au contrat &lt;em&gt;Paternité&lt;/em&gt;, à la différence (énorme!) que l'utilisateur ne peut en aucun cas modifier l'œuvre. (noté CC-by-nd)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Paternité, pas de modification, pas d'utilisation commerciale&lt;/a&gt;: Ce contrat ajoutes encore une restrictions aux libertés accordées dans les contrats précédents: cette fois çi, il est formellement interdit de faire un usage comercial de l'œuvre, que l'on a le droit de distribuer, reproduire et communiquer, en citant le nom de l'auteur original. (noté CC-by-nc-nd)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Paternité, pas d'utilisation commerciale&lt;/a&gt;: Si l'on a la non plus, pas le droit d'en faire un usage commercial, on peut modifier l'œuvre, en citant son auteur original (noté CC-by-nc)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Paternité, pas d'utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l'identique&lt;/a&gt;: Ce contrat introduit la notion de propagation, issue du &lt;em&gt;Copyleft&lt;/em&gt;. cependant, il y a une restrictions sur les usage commerciaux de l'œuvre. (noté CC-by-nc-sa)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Paternité, partage des conditions initiales à l'identique&lt;/a&gt;: Ce contrat reprends les libertés accordées par le contrat &lt;em&gt;Paternité&lt;/em&gt;, en y ajoutant la notion de propagation des libertés, puisque toute redistribution, modification... doit se faire sous le même contrat. (noté CC-by-sa)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Les contrats Creative Commons sont souvent assimilés à des licences libres. Cependant, il est essentiel de remarquer que les six contrats ont des implications très différentes. En effet, seul deux contrats (CC-by et CC-by-sa) accordent les 4 libertés fondamentales du (logiciel) libre à &lt;em&gt;l'utilisateur&lt;/em&gt; de l'œuvre, tandis que les autres restreignent l'usage qui peut en être fait. Seul le contrat CC-by-sa accorde les 4 liberté fondamentales, &lt;strong&gt;et&lt;/strong&gt; la notion de propagation des libertés, proche du copyleft (c'est sous ce contrat que je diffuse &lt;a href=&quot;http://pics.effraie.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;mes photos&lt;/a&gt;). Il est donc plus juste de considérer que seul ces deux contrat sont &lt;em&gt;libres&lt;/em&gt;, et que seul CC-by est un contrat permissif (de type BSD), et CC-by-sa un contrat copyleft (de type GNU)&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#pnote-144-5&quot; id=&quot;rev-pnote-144-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;Une multitude de licences (plus ou moins) libre&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Si les licences que j'ai présentées jusque là sont les plus connues, il existe néamoins une multitude d'autres licences, qui se veulent libres, et qui pour certaines le sont, pour d'autres, ne le sont pas, et pour d'autres encore... et bien ça dépends de qui en juge!. &lt;br /&gt;
On trouve par exemple les licences &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Apache&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Apache&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/CECILL&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;CeCILL&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Mozilla_Public_License&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Mozilla Public Licence&lt;/a&gt;, et bien d'autre, plus confidentielles encore. &lt;br /&gt;
À titre d'exemple, j'utilise pour les contenus de ce site la licence &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/WTFPL&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;WTFPL&lt;/a&gt;, une licence libre tellement libérale qu'elle permet toute modification et redistribution sans aucune restriction. (je ne conseille personnellement cette licence que pour les œuvres les plus triviales). Dans ce maquis de licences, plus ou moins libres, plus ou moins confidentielles, comment s'y retrouver?&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;Le projet Debian, son contrat social et les DFSG&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.effraie.org/public/images/debian-logo-portrait.jpg&quot; alt=&quot;Debian&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Si le meilleur moyen de s'y retrouver dans le maquis des licences libres, c'est de bien les connaître, et d'avoir des convictions en la matière, il existe un projet qui s'est depuis longtemps penché sur la question du &lt;em&gt;libre&lt;/em&gt; et qui a produit un gros travail, à la fois théorique et pratique, sur le concept de libre, et sa traduction pratique dans l'utilisation quotidienne. Il s'agit du &lt;a href=&quot;http://debian.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;projet Debian, la célèbre distribution GNU/Linux communautaire&lt;/a&gt;. Chacun se forgera sa propre opinion, mais l'abord que Debian à du &lt;em&gt;libre&lt;/em&gt; me convient, et je vais donc vous en dire un peu plus à ce sujet. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Le projet Debian, entiérement communautaire, s'appuie sur quelques textes fondamentaux pour pouvoir s'orienter et faire des choix. L'un de ces textes est le &lt;a href=&quot;http://www.debian.org/social_contract&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Contrat Social avec la communauté des logiciels libres&lt;/a&gt; , dont voici un extrait:&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Nos priorités sont nos utilisateurs et les logiciels libres.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Les besoins de nos utilisateurs et de la communauté des logiciels libres nous guideront. Nous placerons leurs intérêts en tête de nos priorités. Nous répondrons aux besoins de nos utilisateurs dans de nombreux types d'environnements informatiques différents. Nous ne nous opposerons pas aux travaux non libres prévus pour fonctionner sur les systèmes Debian. Nous permettrons, sans réclamer rétribution, que d'autres créent des distributions contenant conjointement des logiciels Debian et d'autres travaux. Pour servir ces objectifs, nous fournirons un système intégrant des composants de grande qualité sans restrictions légales incompatibles avec ces modes d'utilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Si je vous donne cet extrait ici, c'est qu'il me semble exprimer le compromis nécessaire si l'on souhaite que le libre profites aux individus et aux peuples: placer l'intérêt des utilisateurs avants les dogmes techniques et/ou philosophiques. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Pour appliquer ce contrat social, Debian s'est doté d'un texte qui défini les logiciels qui peuvent entrer dans le système Debian&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.debian.org/social_contract#guidelines&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Les principes du logiciel libre selon Debian&lt;/a&gt; (DFSG)&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#pnote-144-6&quot; id=&quot;rev-pnote-144-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Ce texte définis, plus largement que ne le font chacune des licences, avec leurs particularités, leurs objectifs spécifiques, leurs parti-pris idéologiques respectif, les conditions que doivent remplir les logiciels pour être compatible avec le contrat social précédemment cité. &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Debian_Free_Software_Guidelines&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;La page wikipedia anglophone sur le sujet&lt;/a&gt; nous en apprends plus sur le questions que ces &lt;em&gt;Guidelines&lt;/em&gt; soulèvent, et les conséquences qu'il faut en tirer. On y trouvent notamment trois &lt;em&gt;tests&lt;/em&gt; de compatibilité avec les DFSG, que je traduit ici, puisque je n'ai pas trouvé de traduction sur internet:
&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le test de l'île déserte&lt;/strong&gt; Imaginez un naufragé sur une île déserte avec un ordinateur fonctionnant à l'énergie solaire avec une connexion Internet qui ne peut pas transférer&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#pnote-144-7&quot; id=&quot;rev-pnote-144-7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. En conséquence, il lui serait impossible de respecter une obligation de mettre ses modifications à la disposition du public ou d'envoyer ses correctifs à certains destinataires en particulier. C'est valable même si ces exigences ne le sont à la demande uniquement, comme le naufragé qui pourrait être en mesure de recevoir des messages mais ne pas être en mesure d'en envoyer. Pour être libres, les logiciels doivent être modifiables par ce malheureux naufragé, qui doit aussi être en mesure de partager légalement ses modifications avec des amis sur l'île.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le test du dissident&lt;/strong&gt; Envisageons un dissident dans un état totalitaire qui souhaite partager quelques modifications d'un logiciel avec d'autres dissidents, mais ne souhaite pas révéler l'identité du modificateur, ou révéler les modifications elles-mêmes, ou même la possession du programme au gouvernement. Toute exigence de l'envoi du code source des modifications, à toute personne autre que le destinataire des binaires modifiés - en fait, toute distribution forcée quelle qu'elle soit, hormis donner le code source à ceux qui reçoivent une copie du binaire - mettrait en danger le dissident. Pour qu'un logiciel soit libre selon Debian, il doit doit pas avoir de telles exigences (excédentaires) de redistribution.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le test des Tentacules du Mal&lt;/strong&gt; Imaginez que l'auteur est retenu par une grande société malfaisante, le tenant en esclavage, et visant à faire le pire pour les utilisateurs du programme: rendre leur vie misérable, les faire cesser d'utiliser le programme, les exposer à une responsabilité légale , rendre le programme non-libre, chercher à  découvrir leurs secrets…&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#pnote-144-8&quot; id=&quot;rev-pnote-144-8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; La même chose peut arriver à une société rachetée par une grande société s'acharnant à détruire les logiciels libres afin de maintenir son monopole et d'étendre son empire du mal&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#pnote-144-9&quot; id=&quot;rev-pnote-144-9&quot;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. La licence ne peut permettre, même à l'auteur, de retirer les libertés. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Voila, j'espère, quelques éléments qui permettront a ceux qui se sentaient un peu largués de mieux se repérer dans le maquis du (logiciel?) &lt;em&gt;libre&lt;/em&gt;, et éventuellement, partant de là, de faire les choix éthiques et techniques appropriés, et correspondants à leurs besoins, envies, désirs, opinions.... (dédicace spéciale au monolecte ^^')
&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; il est fort possible que j'ai fait quelques erreurs, mais rien de vous empêche de &lt;del&gt;troller&lt;/del&gt; &lt;ins&gt;me répondre&lt;/ins&gt; dans les commentaires &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/smile.png&quot; alt=&quot;:)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#rev-pnote-144-1&quot; id=&quot;pnote-144-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] les projet sous licence BSD les plus connus sont sans doute &lt;a href=&quot;http://www.freebsd.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;FreeBSD&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.openbsd.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;OpenBSD&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.netbsd.org/fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;NetBSD&lt;/a&gt;, et &lt;a href=&quot;http://www.openssh.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;OpenSSH&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#rev-pnote-144-2&quot; id=&quot;pnote-144-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Cette idée est &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_BSD#Compatibilit.C3.A9_avec_d.27autres_licences_libres&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;polémique&lt;/a&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#rev-pnote-144-3&quot; id=&quot;pnote-144-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Art_Libre&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Art_Libre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#rev-pnote-144-4&quot; id=&quot;pnote-144-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;a href=&quot;http://www.cersa.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.cersa.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#rev-pnote-144-5&quot; id=&quot;pnote-144-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] Cette typologie en &lt;em&gt;type&lt;/em&gt; est improvisée, soumise a caution, et simplificatrice! pas taper!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#rev-pnote-144-6&quot; id=&quot;pnote-144-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] Debian Free Software Guidelines, en anglais&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#rev-pnote-144-7&quot; id=&quot;pnote-144-7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;] Le texte original parle d'upload&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#rev-pnote-144-8&quot; id=&quot;pnote-144-8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;] Toutes ressemblances avec... (vous connaissez la suite)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.effraie.org/post/2008/01/03/#rev-pnote-144-9&quot; id=&quot;pnote-144-9&quot;&gt;9&lt;/a&gt;] Toutes ressemblances...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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    <title>Pourquoi GNOME est-il le meilleur bureau</title>
    <link>http://blog.effraie.org/post/Pourquoi-GNOME-est-il-le-meilleur-bureau</link>
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    <pubDate>Sun, 18 Feb 2007 12:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>effraie</dc:creator>
        <category>Geek</category><category>GNOME</category><category>Linux</category><category>OS</category><category>Troll</category><category>WM</category>    
    <description>&lt;p&gt;Un Troll classique, parmi les utilisateurs de systèmes libres, c'est celui du bureau:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il utiliser &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/KDE&quot;&gt;KDE&lt;/a&gt;, &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/GNOME&quot;&gt;GNOME&lt;/a&gt;, &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/XFCE&quot;&gt;XFCE&lt;/a&gt;? ou encore un &lt;em&gt;simple &lt;/em&gt;gestionnaire de fenêtres? Il n'y a pas de réponse universelle.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;    &lt;p&gt;Personnellement, je suis un fervent défenseur du bureau GNOME. J'ai
un peu tout essayé, mais quoi qu'il arrive, je finis toujours par
revenir à GNOME. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis persuadé, à l'heure actuelle, que GNOME est le
bureau qui permettra à GNU/Linux de s'imposer dans le grand public, et
souvent, je suis un peu incapable de dire pourquoi. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, il est
plus &lt;em&gt;lourd&lt;/em&gt; (en mémoire) que XFCE, moins &lt;em&gt;configurable&lt;/em&gt;
que KDE... Mais tellement plus fonctionnel! A mon goût, GNOME joue dans
la même catégorie que osX/Aqua, et, beauté mise à part, le surpasse
même en ergonomie. Tout n'est pas parfait, bien sur... mais pas loin! (par exemple, je regrette de ne pas pouvoir &lt;em&gt;splitter &lt;/em&gt;la fenêtre de Nautilus...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une célébrité du monde Linux attaque régulièrement GNOME: Linus Torvald, créateur du noyau, entraînant des &lt;em&gt;trolls&lt;/em&gt; un peu partout (dans sa sortie la plus célèbre, il appelle les développeurs GNOME &lt;q&gt;Nazis de l'interface&lt;/q&gt; ). C'est à cette occasion qu'un utilisateur résume assez bien ce que j'apprécie dans la construction de GNOME...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Via &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://linuxfr.org/comments/805298.html#805298&quot;&gt;LinuxFr&lt;/a&gt;, un commentaire de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://linuxfr.org/%7EIsNotGood/&quot;&gt;IsNotGood&lt;/a&gt;:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;
&amp;gt; Apparemment, Gnome à comme chartre ergonomique de limiter les options pour ne pas surcharger l'interface&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne te donne pas tord mais il faut voir les choses plus en
profondeur. Si l'interface est surchargée mais puissante, c'est
(peut-être) tant mieux. On peut voir ça avec certain logiciel (type
outils de développement).&lt;br /&gt;
Plus d'option, c'est plus de choix plus de posibilité. Gnome n'est pas contre le choix et fournir plus de possibilité.&lt;br /&gt;
Mais quel choix et à quel coût ?&lt;br /&gt;
Exemple :&lt;br /&gt;
J'ai un logiciel de gravage (c'est un exemple fictif). Lorsque je le
lance il me laisse choisir le graveur à utiliser. C'est bien. Mais s'il
y a une galette que dans un graveur et rien dans l'autre graveur, c'est
con. Il est claire que je ne vais pas graver avec le lecteur qui n'a
pas de galette. On a une option inutile. Inutile si on a un moyen de
detecter la présence de galette. Au-lieu d'imposer l'option, le mieux
est d'avoir un moyen pour detecter la présence de galette. S'il y a
deux galettes on propose à l'utilisateur de choisir, s'il n'y a qu'une
galette on ne lui propose rien, et s'il n'y a pas de galette, on lui
demande de mettre une galette (il choisi le graveur qu'il veut). Cette
description est naïve si sur le bureau il y a des icones qui représente
les graveurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le logiciel de gravage me permet de choisir la taille du buffer à
utiliser. C'est bien car la gravage peut planter si le buffer vient à
se vider. Mais en réfléchissant un peu, c'est con. On a une fonction
pour graver mais elle peut ne pas marcher. Donc cette fonction est
buggée (du moins vu de l'utilisateur). Il faut corriger cette fonction
pour qu'elle marche tout le temps et ainsi on fout la paix à
l'utilisateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut multiplier les exemples. Beaucoup d'options sont souvent là
pour corriger des déficiences. Ce que ne veut pas Gnome, et plus que de
ne pas surcharger l'interface utilisateur, est d'avoir une interface
pour pallier à des déficiences du système sous-jacent. Donc au-lieu
d'ajouter une option, Gnome bosse sur les &amp;quot;fondations&amp;quot; du bureau.
C'est-à-dire des parties non visible, sur le système sous-jacent. Un
excellent exemple est HAL. L'utilisateur ne voit pas HAL mais HAL
enrichi énormément le système sous-jacent ce qui permet une intéraction
&amp;quot;intelligente&amp;quot; entre le bureau et le système sous-jacent. Ce qui permet
de virer des options. Pour virer quelques options, il a fallu
développer udev/dbus/HAL. Un énorme travail ! Et pas pour limiter
l'utilisateur, pas pour lui proposer moins de possibilité !&lt;br /&gt;
Un projet comme Gnome n'est pas qu'une surcouche graphique du système
d'exploitation. Ses ramifications s'étalent un peu partout dans le
système et on ne peut que se féliciter de l'implication de Linus.&lt;br /&gt;
D'où des projets comme freedesktop. Fournir un système sous-jacent adapté à un bureau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certe Gnome peut être irritant. Il peut être rapide d'avoir quelque
chose de fonctionnel en ajoutant une option. Gnome le refuse. C'est
irritant mais ça a aussi une vertue. Ça pousse les développeurs à
corriger les défauts là où ils sont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui est important, c'est que la webcam marche, que le wifi marche,
etc... Pas que ça marche en bidouillant des fichiers et en triturant 40
options au petit bonheur la chance, mais que ça marche lorsque c'est
monsieur tout le monde qui le met en oeuvre. Ceci est valable pour
Windows, KDE, Gnome, Mac OS, etc...&lt;br /&gt;
Ceci est de très très loins le plus important aux yeux d'un
utilisateur. C'est ça l'objectif &amp;quot;ultime&amp;quot; de Gnome. Que ça marche ! Pas
que ça marche en ajoutant une rustine (une option), mais que ça marche
&amp;quot;out of the box&amp;quot;. Et c'est ça que les utilisateurs veulent ! Qu'ils
soient geek ou que ce soit ma grand-mère. Le problème de Gnome ou de
n'importe quel bureau libre (KDE, XFCE, etc) n'est pas le manque de
l'option bidule ou que le double clique sur prout fait crak ou bling.
Il suffit de voir le succès de Windows pour se convaincre que ce n'est
pas en ajoutant l'option bidule ou le double clique qui fait bling que
GNU/Linux va attirer des utilisateur de Windows de façon massive. Ce
dont ne se rend pas compte le geek assoifé d'option d'aujourd'hui, est
qu'il y a des tonnes et des tonnes d'options qui sont passé à la
poubelle avec l'évolution de GNU/Linux et pour le bien de GNU/Linux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les options virées en corrigeant le système sous-jacent porte peu à
discussion en général. Du moins une fois que le système sous-jacent est
corrigé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il y a un autre type d'option et qui est d'ordre &amp;quot;culturel&amp;quot;. Un
Windowsien n'ira jamais demander de pouvoir programmer des options en
fonction du bouton de la sourie utilisée. Ça ne lui manque pas, il n'y
pense pas. C'est accessoire. OK, ça peut être important pour tel ou tel
utilisateur (voir Linus par exemple :-)). OK, ça peut être plus que
culturel et un vrai atout pour la productivité de l'utilisateur. OK,
les développeurs de Gnome peuvent y répondre et ils pourront se dire
qu'ils élargissent le nombre d'utilisateur potentiel tout en augmentant
leur productivité.&lt;br /&gt;
Mais ça a un effet de bord, parmis d'autres, non négligable. Ça
augmente le ticket d'entré pour utiliser le bureau. S'il y a plein
d'options, pleins de concept à la vue de l'utilisateur, ce dernier est
obligé (en tout cas il se sent obligé) d'assimiler tous ces
concepts/options. Cette profusion d'options/concepts/fonctionnalités
aussi utile et justifiée par telle ou telle catégorie d'utilisateur,
ajoute de la confusion. Au-lieu d'avoir un bureau convivial, on a un
&amp;quot;truc&amp;quot; intimidant.&lt;br /&gt;
D'un côté l'ajout d'option/fonctionnalité semble élargir le nombre
d'utilisateur potentiel, et d'un autre sa diminue le nombre
d'utilisateur potentiel. Il y a un compromis entre fonctionnalité et
simplicité/convivialité. On peut trouver que le curseur est un peu trop
à droite, un peu trop à gauche, que KDE l'a placé pile où il faut et
que Gnome est à côté de la plaque, etc... &lt;br /&gt;
Sans étude aprofondie et lourde à mettre en oeuvre, on est dans le
subjectif pour savoir où il faut placer le curseur. Mais avant de
juger, il faut déjà voir les intentions. Et l'intention de Gnome n'est
pas d'être le bureau préféré des développeurs noyau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, on peut affirmer qu'un bureau adapté à tout le monde est
impossible à réaliser. C'est pour ça que la réaction de Linus, et sauf
tout le respect que je lui voue, m'énerve passablement. Dire que tous
les utilisateurs doivent utiliser KDE est une connerie. Dire que tous
les utilisateurs doivent utiliser Gnome l'est aussi. Dire que Gnome
prend ses utilisateurs pour des cons est une connerie. C'est respecter
les utilisateurs que de proposer quelques choses de simple/accessible
et non les prendre pour des cons.&lt;br /&gt;
La BMW de Linus doit avoir un système anti-dérapage préréglé qui ne lui
permet pas de jouer avec les 150 paramètres utilisés en interne par ce
système, les amortisseur sont peut-être pilotés, une clim qui répartit
la température de sortie des buses vers la tête et les pieds (alors
qu'il pourrait y avoir un potentiomètre pour régler ça), il n'y a que
deux vitesses pour les essuis-glaces (alors qu'on pourrait avoir un
potentiomètres), etc... Naïvement on peut dire que tout ceci limite
l'utilisateur. L'utilisateur avertit dira que le réglage anti-dérapage
ne lui convient pas et qu'il est dommage qu'il ne puisse bidouiller
avec ses 150 paramètres, qu'il n'y a pas de réglage d'amortisseur qui
correspond aux pavés de son village, que la clim lui chauffe trop les
pieds et qu'il est dommage qu'il ne puisse pas bidouiller la puce qui
régule la clim, que les vitesses préréglées pour les essuis-glaces ne
sont pas adaptées au crachin de sa région et qu'il est dommage que ne
puisse pas la réglée, etc... Mais ce n'est pas prendre l'utilisateur
pour un con. Sinon BMW a pris Linus pour un con et le tout en lui
piquant une somme bien rondelette (beaucoup plus que Gnome:-)).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce que fait BMW (et beaucoup) es-ce limiter l'utilisateur ? Ça
dépend de l'utilisateur. Si l'utilisateur est un amateur/expert en
voiture (type Alain Prost) alors oui. Si l'utilisateur est un
consommateur/utilisateur de voiture moyen (type Linus) alors non. Si
pour conduire ma voiture je dois lire un manuel de 500 pages et passer
15 minutes à configurer le bousin avant de démarrer, ben je suis très
limité dans l'utilisateur de ma voiture. Et le vendeur de la voiture
m'a pris pour con.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
Pour aller plus loin, n'hésiter pas a aller lire un peu plus de choses sur la philosophie du bureau GNOME:&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Les &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://developer.gnome.org/projects/gup/hig/&quot;&gt;lignes directrices de l'interface &lt;em&gt;humaine&lt;/em&gt; de GNOME&lt;/a&gt; (HIG)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://developer.gnome.org/projects/gup/&quot;&gt;règles d'&lt;em&gt;usability&lt;/em&gt; (facilité d'utilisation)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://developer.gnome.org/projects/gap/&quot;&gt;règles d'accessibilité pour le développement&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
GNOME powa! J'attends vos trolls^Wcommentaires... &lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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