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Fermeture définitive

Ça fait bien longtemps que je ne blog plus ici. Que je ne blog plus du tout, d'ailleurs.
Quand je repasse ici, je m'aperçois combien ce serait inconcevable de reprendre ce blog. Trop de choses ont changées, c'est le blog d'un autre.
Néanmoins, il y a des trucs utiles ici, alors ça va rester en ligne, parce que Cool URIs don't change.
Les commentaires ont été perdus il y a bien longtemps, lors de bidouillage de CMS, tant pis. Ils seront fermés à l'avenir!

Calvin powa!

Je suis un grand fan de Calvin & hobbes, et de Bill Waterson. Et j’étais très malheureux, parce qu’il m’étais impossible de remettre la main sur une de mes « bande » préférée de l’inénarrable calvin…

C’était sans compter sur un pôte, à qui j’en avait parlé, et qui me l’a retrouvé…
elle est pas belle, la vie ? (et on clique sur l’image pour la voir en grand)

Calvin & Hobbes - hate sport

Retour vers le futur

Le futur, c’est la photo grand format \o/.

Regardez ce qui m’arrive aujourd’hui :

Tachihara

C’est une chambre 4×5, équipé d’un Schneider Super-Angulon 90mm, f/8, et d’un Schneider Symmar-S 150mm f/5.6 (MC)… le temps de les apprivoiser, et je vais vous abreuver de photos haute résolution :)

Comment ça, tout le monde s’en fout ?

[revue de web] Le blog de marcel

Le blog de marcel

Marcel est un copain, et sur son blog, il chronique le monde du travail, avec ses yeux de gauchiste perdu dans une boîte banale…

J’ai une petite idée sur le contenu futur, alors je ne saurais trop vous conseiller de le suivre avec attention, voir de l’ajouter a vos flux RSS ;)

[exposition] Pola et les photographes

Invitation_Intuiti_6_mai.pngIl m’arrive un truc étrange… En début de semaine dernière, en rentrant de Venise, une amie d’Art’Osons me propose d’exposer des Polaroïds dans une galerie parisienne tenue par une connaissance à elle… Je n’ai jamais fait de polas de ma vie, et surtout, ça ne correspond pas du tout à ma conception de la photo. Cela dit, la proposition est alléchante, et le challenge excitant…je me suis retrouvé à faire en deux heures des images en vue d’une exposition, que je n’avais pas prévue, dans un format qui ne me plaît pas tellement… alors, bien sur, j’ai dit oui, et j’ai à l’heure actuelle une dizaine de polaroïds accrochés aux murs de la galerie Intuiti, dans le 3° arrondissement, aux côté de ceux de Audrey et ceux de Nico, membres également d’Art’Osons!

Le vernissage est demain soir, alors si ça vous amuse de venir voir à quoi peut bien ressembler un vernissage et une exposition de polas (ça m’intrigue, moi, en tout cas…), l’image en tête de ce billet, c’est le flyer, il vous suffit de cliquer dessus pour la voir en grand.

En prime et pour celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas venir, voila quelques une de mes images (là aussi, cliquez dessus pour les voir en grand).

Scan-090501-0002.jpgScan-090501-0017.jpg

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Étonnant, non ?

Une fois n’est pas coutume, je parle de mon boulot

arton201-4824c.jpgJe ne suis pas très pétitionnaire. Pourtant, cette fois ci, je vous incite vivement à signer celle disponible sur le site http://www.sip-epetc.org/.
Je ne vais pas m’étendre, la situation est bien expliquée sur le site. En gros, le secteur de pédo-psychiatrie ou je bosse travaille depuis déjà longtemps en partenariat avec la PJJ[1] et l’ASE[2], considérant que pour toute une frange des jeunes que nos trois secteurs connaissent, leurs difficultés induisent un fonctionnement de type patate chaude : l’ASE trouve que la situation n’est pas pour elle, mais pour la psychiatrie ou la justice, la pjj pour l’aide sociale ou la psychiatrie, et le secteur psy considère qu’il s’agit d’une situation qui relève de mesures éducatives et/ou de protection… Résultat, les situations les plus complexes sont les moins bien traitées.

Pour lutter contre ça[3], l’idée à germer de créer des structures réunissant les trois acteurs : bien plus difficile dans ce cas là de se défausser, non ?

Hors, nos trois secteurs sont très malmenés par les temps qui court : réductions budgétaires, redéfinition des missions[4], fièvre administrative et sécuritaire… et voila t’y pas que désormais le conseil général (aka, l’ASE) et la PJJ se retirent de ces dispositifs… ce qui entraîne de facto leur fermeture. Bref, de pire en pire.

Bien sur, je ne me fait pas grandes illusions sur le résultat, mais si vous pouviez être très nombreux à signer cette pétition, ça nous aiderait peut-être à sauver les meubles, et maintenir une partie de nos prise en charge[5] Par ailleurs si certains de mes lecteurs blogueurs a gros lectorat pouvaient relayer, ce serait super (oui, je sais qu’il y en a, suivez mon regard ;) ). Les petits aussi, bien sûr !

Notes

[1] protection judiciaire de la jeunesse

[2] l’aide sociale à l’enfance

[3] je simplifie grandement, ce n’est pas le sujet

[4] ainsi, la PJJ est sommée de ne plus s’occuper que de mineurs, et plus que mineurs au pénal et plus protégés

[5] et pas seulement sur le mode maintien de l’ordre qui est dans l’air du temps!

Le réseau des pirates

ADDENDUM : le site est a nouveau en ligne, ce billet est obsolète ;)

Je n’ai encore rien écrit ici sur l’infamie[1] HADOPI, essentiellement parceque tout est dit, bien mieux que je ne pourrais le dire, un peu partout sur le web. Cette loi, si elle est votée, sera inique, inapplicable, liberticide et stupide[2].
Cela dit, avec le flot continu de loi de ce genre qu’on nous fait avaler depuis quelques années, rien ne vous étonnes plus, n’est-ce pas ?

Je risque néanmoins une petite bafouille, parceque je suis tombé sur ça :

Réseaux des pirates

Le réseau des pirates a visiblement vu son compte suspendu, et son site mis hors ligne, chez leur mauvais hébergeur. Il n’y a pas la moindre explication, mais on peut supposer que c’est en application de la LCEN (ou alors c’est moi qui voit le mal partout ?)[3]

Article 6.I.2. de la LCEN (Responsabilité civile)
Les personnes physiques ou morales qui assurent, même à titre gratuit, pour mise à disposition du public par des services de communication au public en ligne, le stockage de signaux, d’écrits, d’images, de sons ou de messages de toute nature fournis par des destinataires de ces services ne peuvent pas voir leur responsabilité civile engagée du fait des activités ou des informations stockées à la demande d’un destinataire de ces services si elles n’avaient pas effectivement connaissance de leur caractère illicite ou de faits et circonstances faisant apparaître ce caractère ou si, dès le moment où elles en ont eu cette connaissance, elles ont agi promptement pour retirer ces données ou en rendre l’accès impossible.
L’alinéa précédent ne s’applique pas lorsque le destinataire du service agit sous l’autorité ou le contrôle de la personne visée audit alinéa.

Article 6. I. 3. de la LCEN (Responsabilité pénale)
Les personnes visées au 2 ne peuvent voir leur responsabilité pénale engagée à raison des informations stockées à la demande d’un destinataire de ces services si elles n’avaient pas effectivement connaissance de l’activité ou de l’information illicites ou si, dès le moment où elles en ont eu connaissance, elles ont agi promptement pour retirer ces informations ou en rendre l’accès impossible.

Bon, on peut commencer par conseiller au réseau des pirates de se préoccuper un peu d’internet, et pas seulement de minitel 2.0, et de se choisir un vrai hébergeur[4], et ensuite, on peu relayer leur texte, afin que les ciseaux de la censure se brise sur la résistance du net.

Voila le texte qu’on y était (notamment) invité à signer, et que je vous invites a relayer :

Appel du réseau des pirates

Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates.

Je prends le parti des pirates.

Ils sont, nous sommes, des millions, en France, chaque jour à échanger des œuvres: des tubes, des films à la mode, mais aussi des films et des disques rares, introuvables, des œuvres oubliées ou « tombées » dans le domaine public.

Ces pratiques sont là pour durer. Elles sont inscrites dans la révolution numérique.
Les tentatives d’interdire les échanges sur Internet -par l’intimidation ou par le filtrage- sont vaines.
Leur coût en termes de libertés publiques est inacceptable.
Cantonnées dans la clandestinité, ces pratiques de partage ne donnent pas, il est vrai, le meilleur d’elles-mêmes.
C’est au grand jour qu’elles révéleront toutes leurs potentialités.

Il est grand temps de reconnaître ces pratiques. De cesser cette guerre contre le public et la jeunesse.
En attendant ce jour, je prends le parti des pirates.

Je déclare que je suis l’un d’entre eux.
Je déclare avoir consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles.
Alors, pour eux je suis un pirate.

Notes

[1] énième du nom…

[2] parmi d’autres qualificatif, peut appropriés à l’écrit…

[3] Ou alors, ils ont explosé leurs quotas chez leur hébergeur avec leur nouveau texte, c’est tout le mal que je leur souhaite, auquel cas j’ai écrit ce billet pour rien : tant mieux

[4] admettons, ça ne court pas les rues… dans ce cas là, être son propre hébergeur est peut-être une solution?

Les pancartes et slogans politiques sont des délits

Merci à Pierre pour l’info… Encore une fois, ça se passe de commentaires.

http://numerolambda.wordpress.com/2009/02/28/planquez-pancartes-megaphones/

Pour les prochaines manifs, planquez pancartes et mégaphones

La pénalisation du mouvement social s’apprécie à ce genre de petits détails. Un militant associatif de la Drôme, Pierre Nicolas, avait écopé d’une amende de shérifs municipaux pour affichage sauvage lors d’une manifestation, en juin 2008. Il vient juste d’être convoqué au tribunal pour ce délit surréaliste. En fait, selon l’auteur des faits qui nous l’a rapporté, le motif du PV est exactement «Apposition de publicité sur un immeuble sans l’autorisation du propriétaire». Il participait en juillet 2008, à Crest, à un rassemblement contre la politique de «casse sociale» chère à notre Conducator, en particulier contre le perfide fichier Base-élèves, tant décrié dans ses pages et ailleurs. Et des pancartes avaient été accrochés à certains poteaux. Grave préjudice en effet…

En lisant son histoire racontée par un membre du PCF d’Orléans, on retrouve les ingrédients de l’affaire Hervé Eon, ce manifestant qui a été condamné (à 30 euros, mais condamné quand même) pour “offense au chef de l’Etat”. Le malheureux avait brandi une pancarte “cass’toi pauv’ con” lors d’un déplacement présidentiel (il a fait appel le 4 février). Histoire qui ressemble aussi à celle d’un vendeur à la criée de “l’Humanité Dimanche” sur le marché de la goutte d’or à Paris, verbalisé par la police pour “vente de marchandise sans autorisation”, mais finalement relaxé le 18 février.

Dans le cas de Pierre Nicolas, animateur du collectif Pont Mistral de Crest (ville dont le maire est le villepiniste Hervé Mariton), c’est bel et bien une pancarte bricolée à la main qui a énervé les flics municipaux:

Ce collectif de citoyens se réunissait jusqu’à fin juillet dernier tous les jeudis de 17H à 18H sur le pont du même nom. Ceci afin de protester contre la politique de casse sociale mise en oeuvre par N. Sarkozy (…). Chaque jeudi, nos citoyens occupaient le pont et posaient des panneaux/pancartes qu’ils enlevaient dès l’occupation terminée, soit une heure plus tard. drome.pngLe panneau ci-contre vous donne une idée de la gravité de l’affaire et du délit commis ! Car délit, il va y avoir.
Jeudi 12 juin 2008, la police municipale a notifié aux manifestants sans pour autant dresser de PV qu’ils ne pouvaient pas accrocher leurs «panneaux politiques» sur tel mur ou tel poteau. Se pliant à cet impératif, les manifestants ont alors immédiatement posé à terre les dits panneaux aux slogans politiques. Ce qu’ils ont également fait les jeudis suivants. Mais cela n’a pas empêché la police municipale de revenir le 19 juin et cette fois, de verbaliser. Pierre Nicolas est aussi un farouche opposant au fichier base élèves. Qu’il a bien entendu refusé d’alimenter pour ne pas le mettre au service du Maire, «besson» de Sarkozy. (…) Il conteste la validité du PV. C’est pour cette raison qu’il passera le 16 mars prochain à 09H45 au tribunal de Die (26400).

Vous pouvez lui manifester votre soutien en signant la pétition qui vient d’être ouverte en ligne (…).

Tout ce petit manège n’est pas fortuit. C’est en droite ligne de la fameuse “tolérance zéro” et sa théorie sous-jacente, celle de la “vitre brisée” (cf cet article de Loic Wacquant)— l’adage préfabriqué, fort répandu parmi nos élites, qui veut que tout acte d’«incivilité» doit être sanctionné illico, jugeant d’abord l’acte plutôt que l’auteur (contraire à de nombreux principes de notre Droit), pour éviter que le délinquant ne sombre dans le grand banditisme. L’invention rhétorique porte sur le terme même d’incivilité, juridiquement ambigü car il ne repose sur aucune définition légale (d’après ce que j’ai réussi à vérifier — je veux bien être démenti): mentionné dans des décrets, pas dans la loi, donc ni dans le code civil et encore moins dans le code pénal.

Allons encore plus loin : s’il est possible de réprimer l’affichage contestataire, pourquoi ne pas sanctionner le fait de proférer par mégaphone des slogans peu flatteurs dans une manif? Ce n’est même pas une incivilité, c’est dans le code pénal (article R623-2): un PV de 3ème classe pour «bruits ou tapages injurieux» — pas besoin que ce soit la
nuit, semble-t-il; l’arme du crime peut même être confisquée sur le champs; et tout le cortège pourrait être verbalisé pour «assistance».
Lisez, c’est écrit:

Les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes troublant la tranquillité d’autrui sont punis de l’amende prévue pour les contraventions de la 3e classe.
Les personnes coupables des contraventions prévues au présent article encourent également la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction.
Le fait de faciliter sciemment, par aide ou assistance, la préparation ou la consommation des contraventions prévues au présent article est puni des mêmes peines.

Bombardons l’OTAN !!

On me dit (oui, dissent-fr me parles à l’oreille) de faire passer ça :

Dissent-7mars.jpg cliquez sur l’image pour la voir en grand

BOMBARDONS L’OTAN !!

La fabrication et le transport d’explosifs ça coûte cher… On a
besoin de votre soutien !

Les révoltes qui secouent actuellement l’Europe et le reste du
monde sont une réaction à la situation économique et sociale
globale qui s’aggrave à un rythme exponentiel. L’appauvrissement
des ressources occasionne également de nombreux conflits. Le FMI
a ainsi demandé aux pays de se préparer à faire face à de
nombreuses insurrections en raison de la récession généralisée,
insistant sur l’importance de pouvoir contrôler ces résistances
pour assurer la sécurité du capitalisme.

A l’heure actuelle, l’OTAN semble vouloir se placer comme force
armée au service d’une sécurité globale, fusionnant sécurité
intérieure et extérieure, ce qui implique une vision militaire
de la gestion de tout type de crises. Dans les faits, nous
savons que se sont uniquement leurs propres intérêts qu’ils
tentent de protéger et d’élargir…

Les 3 et 4 avril les représentantEs des pays membres de L’OTAN
se réuniront de nouveau pour fêter certes leurs 60 ans de
domination, mais surtout afin de mettre au point leur nouveau
plan de « défense des libertés» et selon les termes de leurs
généraux : « une grande stratégie pour un monde incertain ».

Du 1er au 5 avril 2009 nous serons donc présentEs à Strasbourg
et nous nous opposerons à leur « mondialisation par la force »
de par la créativité de nos actions résistantes : actions
directes, blocages, désobéissances civiles, rencontres, village
autogéré, centres de convergence, arts autonomes,…

Le 7 mars à paris, nous vous invitons à 15h à une réunion
d’information sur l’OTAN et les enjeux du contre-sommet, suivie
d’un debat en présence de Chris Knight (anthropologue anglais).

A 19h place aux concerts de soutien et à un repas festif jusqu’à
minuit avec La K.Bine (Rap), Stygmate (Punk-Rock) puis un DJ
Reggae-Dub-Breakcore.

Le tout à prix libre !!

RDV à 15h au Squatt l’Usine, 19 Rue Lazare-Carnot, Le Pré
Saint-Gervais, Metro Hoche (ligne 5)

Flyer :

http://dissent.fr/sites/default/files/Dissent-7mars.jpg

Planche pour impression :

http://dissent.fr/sites/default/files/PRINT4x7mars.jpg

Plus dinfos :

www.dissent.fr

Vacaaaaaances !

Agrandir le plan

Ceux qui me cherche me trouverons à Firenze :) ;)

800px-Florence_bridges.jpg

FaceBook se fiche du monde

Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable mondialement d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site.

facebook.gif

Voici ce qu’on peut lire dans les nouvelles conditions d’utilisation de facebook.
Voila un moment que je le dit, et je ne suis pas le seul : Facebook, c’est, sous couvert d’un service rendu (cela dit, au delà de la hype, si on ouvre les yeux, on se demande bien lequel…), l’exploitation pure et simple de l’utilisateur au seul profit de facebook. C’est le modèle économique principal du web 2.0, qui devrait plutôt porter le nom de minitel 2.0, tant il n’a d’internet que le nom, mais rien de la philosophie.

Une fois encore : Si vous avez un quelconque attachement à vos données personnelles, à votre vie privée ou simplement, à votre dignité, lisez les contrat d’utilisation des services en ligne, et fuyez les.

Internet et les logiciels libres sont une formidable occasion de créer un média véritablement libre, contrôlé par les peuples, les individus, de façon autonome. Mais à n’y prendre pas garde, à céder à la facilité, les espaces de liberté se réduisent chaque jour. Combien d’entre nous acceptent que leurs emails soient scannés par des robots publicitaires? combien cèdent, sans même le savoir, tout leurs droits sur leurs création et/ou leur correspondance privée à des entreprises peu scrupuleuses ?

La liberté ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.

Lenny est stable :)

Ça faisait un moment qu’on l’attendait, Debian lenny est enfin stable ! Hourra !
Debian

Pourquoi les militants délaissent les médias libres au profit des groupes capitalistes ?

Je vous copie ici un email[1] que j’ai envoyé sur une liste interne de rezo.net[2], et qui réunis des gens s’intéressant, de fait, au rapport du politique avec les moyens modernes de communication, et avec la liberté (comme, notamment, dans logiciel libre).

La discussion portait en particulier sur l’incohérence des milieux militants[3] , qui peinent à utiliser les solutions de communication et de publication libre, au profit des nombreux avatars du capitalisme gratuit sur internet : google, gmail, blogger et leurs équivalents. Les coupables probables semblaient devoir être, selon les intervenants, les masses militantes mal informées et incohérentes, les geeks libristes à poil dur incompréhensibles, ou bien encore l’immense avance technologique des méchants[4]

1968-mai-Information-libre.jpg

Je me permet de copier ici le contenu de mon intervention, simplement parce-que mon avis me semble un peu en rupture avec ces lieux commun, et que s’appuyant sur ma petite expérience tirée de l’aventure Effraie.org, ce ne sont pas de pures spéculations, mais c’est un peu étayé empiriquement.

Bien sur, je ne prétend pas détenir la vérité[5], et si vous voulez en débattre, je serais ravi de le faire dans les commentaires de ce billet.

Je viens de lire votre fil, et j’ai envie d’intervenir, même si peu d’entre vous doivent me connaître. je suis le type qui filtre (à la main…) les mails que {spamassassin,dspam,whatever} n’arrive pas a empêcher d’aboutir.

Ma petite expérience est (peut-être) intéressante.

Je voudrais m’inscrire en faux avec la plupart des choses qui sont dites ici, ou tout du moins, ce que j’en comprend.
Non, à mon avis, ce n’est pas dur de concurrencer gmail, ni wordpress(.com),ni tout ces trucs là.
Non, à mon avis, il n’y a pas de problème de fond, ou d’abêtissement des militants.
Non, les dérives technicistes des geeks libristes ne sont pas un obstacle majeur à l’utilisation de médias libres dans le « reste » de la classe qui lutte.
J’ai cru ça longtemps, et j’ai changé d’avis (peut-être à tort?).

Libriste convaincu, j’ai prêché la « bonne parole » dans tout les milieux militants que j’ai fréquenté. J’ai monté un « hacklab » dans un squat parisien, expulsé depuis, etc, etc.
Tout les gauchistes que j’ai croisé étaient d’accord avec moi, il fallait libérer ses moyens de communications informatique, et la majeur partie d’entre eux continuaient comme en 40 avec leur @hotmail.evil et leur blogspot.kipu
J’ai monopolisé des AG pour emmerder le monde avec mes listes sur mailman à la place de yahoo, et mes sites sous spip chez altern à la place de blogspot chez gougeule.
Encore une fois, tout le monde était d’accord, mais rien ne changeait.

Et puis un jour, je me suis dit que c’était marre, et j’ai fait mon petit serveur perso derrière ma machinbox dans mon coin. C’est pas dur,
Enfin, pas très dur. Je ne suis pas un codeur (en fait, mon secteur, c’est la pédo-psy). Je suis infoutu de faire 3 ligne de php. Mais j’ai lu quelques page de man, quelques tutoriels, et je n’ai pas été trop ambitieux.

Petit a petit, quelque potes m’ont demandé si je pouvais héberger leur mail, leur site, leur listes… et j’ai dit oui. c’était un peu osé, un peu bancal, mal backupé[6]… mais je l’ai fait, et on s’est dit qu’on pouvait très bien s’organiser comme on le faisait d’habitude : petit effectif, autogestion, consensus, cooptation…
On à pas parlé de technique, c’était pas ça le problème.

On a juste créé une page : http://effraie.org/ qui expliquait succinctement notre idée, et depuis, ça marche.
A ce jour, on doit héberger une 60aine de sites, une centaine de boites mail, et peut-être 50 listes. Mais surtout, dans le tas, quelques un se sont intéressés au bidule, et ont voulu faire pareil, et font aussi tourner leur petit serveur@home, avec le même type de fonctionnement.

Bon, ça fait un peu moi-je moi-je, tout ça, mais c’est pour illustrer mon idée : on peut, me semble-t’il, parfaitement concurrencer google et tout ça, si on a pas l’ambition d’être des « gros » acteurs.
On a pas l’intention de grossir beaucoup plus, mais on a bien envie d’être un terrain d’expérience pour que d’autres « non codeurs » osent faire apt-get install apache2 et lire un peu le fichier de configuration.
A petite échelle, le spam, ça se gère très bien, et aider quelqu’un a installer son blog, quand on a que quelques utilisateurs, c’est pas dur, et il saura le refaire tout seul.

Finalement, j’ai l’impression que le principal obstacle, c’est le narcissisme (rien de péjoratif la dedans) de chacun : on veut rendre le même service que google, on veut tout automatiser, on veut convertir les masses (dixit les « codeurs »), on refuse de voir que ce ne serait pas si dur de changer d’habitudes (dixit les « autres »).
Dans tout ça, c’est l’humain qui est oublié, ainsi que nos propres capacités d’auto-organisation qui sont invalidées. On se cantonne dans la plainte, au lieu de faire le peu dont on est capable.

Voila, c’était mes trois sous : pas se lancer à l’assaut de l’everest, mais plutôt de la colline à côté.
Arrêter de se plaindre des autres, mais plutôt essayer de bricoler un serveur dans son salon (ou dans l’appart du pote qui a un placard qui va bien).
Par la pratique, on rend bien mieux compte de l’intérêt politique de ces solutions là qu’en tenant des grand discours techniques ou politiques.
Et la contagion, petit à petit, se fait.

En espérant que ce mail écrit à la va vite, et sans peser chaque mot ne vexe personne.

des bises,

Mathieu.

Notes

[1] corrigé cependant pour ce qui est de la syntaxe et de l’orthographe, deux domaines dans lequel je suis assez mauvais en fin de journée..

[2] Le portail des copains : sans doute une des plus belles réussites du web militant francophone, et aussi l’indispensable pilier des listes de discussions libres en français

[3] de gauche, ça va de soit, et de la gauche de la gauche en particulier

[4] bien sur, je résume de façon caricaturale, merci de ne pas croire que je fréquente réellement des abrutis capables de pareils raccourcis…

[5] non, ce n’est pas 42

[6] on a progressé depuis ;)

Personne ne vous demande de faire de la délation

Dans la série les gendarmes sont vos amis, ceux de Sarlat font très fort. Voilà le courrier qu’ils ont adressé aux élus des communes avoisinantes ces jours-ci (cliquez sur l’image pour la voir en grand) :

20090121gendarmerie_002.jpg

L’emphase, en rouge, n’est pas de moi, mais de l’expéditeur, qui l’a envoyé sur une liste mail. C’est édifiant non?
Mais jusqu’ou cela s’arrêtera-t’il ?

PS : si vous avez des trucs croustillants que vous voudriez voir publiés dans cette rubrique, vous pouvez m’écrire ici.

[revue-de-web] Je n’aime pas Abd Al Malik

et je suis bien content que Pierre Tevenian et Faysal Riad décortiquent deux de ses textes, pour mettre à jour ce qui m’horripile chez cet apôtre[1] de la servilité et de la bien-pensance.

MUSIC-FRA-AWARD-VICTOIRES

Dans deux articles magistraux, sur l’excellent site les mots sont importants, en se fondant sur les écrits même du rappeur domestiqué, ils nous montrent à quel point il est moraliste et imbus de lui même et diffuse une idéologie raciste, rétrograde, sexiste et droitière.

Si vous ne les avez pas déjà lu, vous devriez le faire, et si vous n’êtes pas déjà abonné aux flux RSS de lmsi, c’est le moment de vous y mettre !

Oui, c’est la deuxième fois que je parle de LMSI dans revue-de-web, mais ça vaut le coup, je vous assure !

Notes

[1] qui se prétend d’un islam modéré… Une religion modérée, ah ah, laissez moi rire!

Créer son propre site

Cet article est né d’une discussion sur un forum consacré à la photographie argentique : un membre s’est fait voler une image qu’il avait posté sur son compte Flickr par un site d’informations, et au cours des échanges, plusieurs personnes m’ont demandé quelques conseils pour la mise en place d’un site personnel. Voici le résultat.
Nikon FA

Préalables

Dans l’échange qui m’a incité à écrire cet article, la problématique était celle du vol d’une image, et il m’a semblé qu’au fond, la question était de créer un site ou l’on maîtriserait au mieux le destin de ses images. C’est pourquoi j’exclus ici d’emblée tout recours aux sites qui rende le service gratuit d’héberger vos images. Dans l’immense majorité des cas, il y à une contrepartie désagréable, plus ou moins cachée, et vous ne restez pas maître de vos images. Pour la même raison, ou presque, j’exclus tout recours aux logiciels privateurs, pour leur préférer chaque fois des logiciels libres[1]. J’attache une grande importance à la question de l’autonomie, du choix et de la liberté sur le web en particulier, et dans le domaine logiciel en général. Sur ce sujet, vous pouvez jeter un oeil là dessus :

Ces questions, et le vol d’image à l’origine de cet article en appellent une autre : Comment diffuser ses images ? quel copyright, quelles licences utiliser ? j’y consacrerait un paragraphe à la fin de cet article, mais vous pouvez déjà jeter un oeil à mon précédent billet : Les licences et la notion de liberté

Le contexte étant photographique, les logiciels cités sont adaptés à cette problématique. Mais le raisonnement s’applique à tous les autres domaines pour lesquels vous pourriez vouloir créer votre propre site internet. Voyez chez Framasoft la rubrique « gestion de contenu »

Savoir ce que l’on veut

Avant de se lancer dans la création de son propre site web, il faut savoir ce que l’on veut faire. Sinon, vous allez à coup sur vous perdre dans la jungle des diverses solutions, et il est probable que le résultat ne soit pas à votre goût. Selon moi, on peut classer les types de sites web personnels (consacrés à la photographie) dans 4 catégories, selon les objectifs que l’ont se fixe :

  • Si l’on souhaite partager ses photos (avec ses amis, avec les gens intéressés par un événement…) sans volonté particulière de les mettre en valeur, vous vous tournerez sans doute vers un logiciel permettant de mettre facilement en place des galeries, gérant de multiples utilisateurs. Il sera facile d’y mettre en place une gallerie pour les 73 photos de votre anniversaire, les 258 images que vous avez faites au guatemala ou pendant vos vacances à pornic, ou encore les 117 photos de banderolles de la dernière manif. Regardez donc les démonstrations de ZenPhoto, PhpWebGallery, Gallery ou Coppermine. Sur chacun de ces sites, vous trouverez également la liste des fonctionnalités de chacun d’eux. Lisez les en détails, c’est là que vous saurez si le logiciel correspond à vos besoins. Par contre, ne vous attardez pas trop sur le design : d’abord, ce n’est pas le but premier d’un site de ce type, et ensuite, il y a généralement plusieurs apparences disponible, sous forme de thèmes, skin, templates… à installer. Si vous êtes perfectionnistes, il s’agit de logiciels libres, donc vous pourrez modifier l’apparence à votre goût, même si c’est généraleement un peu plus de travail. Personnellement, j’utilise gallery ici, et même si je laisse cet espace un peu à l’abandon, ça devrait vous donner une idée de ce qu’on peut en faire.
  • Si vous voulez faire un portfolio de belle qualité, ajusté, page par page, à vos images, ou tout sera pensé pour mettre au mieux en valeur vos images, il y a fort à parier que vous deviez coder vous même un site web, avec html, css, et peut-être php. C’est un travail difficile, faîtes le vous même seulement si vous savez ce que vous faites, ou que vous connaissez quelqu’un qui sait ce qu’il fait. Sur ce genre de site, les images changent peu, et son peu nombreuses. C’est l’équivalent sur internet d’un book, une vitrine de votre travail. En voici un exemple, celui d’un photographe ami que j’apprécie particulièrement.
  • Si vous voulez faire un Photo Blog, ou vous posterez chaque jour, ou chaque fois que vous le désirez, une image, et que ces images sont le principal contenu du site, alors, je vous conseil d’utiliser Pixelpost. C’est un logiciel simple d’utilisation, facile à installer, qui fait parfaitement ce qu’on lui demande (c’est à dire un blog centré sur une photo à chaque fois) mais seulement ça. Voici le mien à titre d’exemple. Il est doté de nombreux thèmes, et de nombreux greffons qui étendent ses fonctionnalités.
  • Enfin, si vous souhaitez un site à la croisée de tout cela, ou un site plus généraliste, permettant à la fois de poster des photos, d’écrire des articles, d’héberger des galeries, d’avoir des pages fixes pour vendre vos tirages ou vos services, de gérer plusieurs utilisateurs… bref, un site très souple, alors je vous conseille d’utiliser un logiciel qui n’est pas dédié à la photographie, mais plutôt un logiciel de blog. Je considère que pour les particuliers, et même pour les professionnels ayant des besoins limités et pas franchement pointus (c’est à dire, à mon avis, 95% des sites web…) les logiciels de blogs sont les plus simples, les plus souples, et les mieux adaptés. Contrairement à une idée reçue, ils ne vous enferment pas dans une utilisation strictement blog[2]. J’utilise personnellement Dotclear2, et je peu vous garantir qu’il est parfaitement utilisable pour un site dédié à la photographie, en particulier avec ses greffons Gallery et LightBox. Vous trouverez un exemple de ce que fait LightBox en cliquant sur les photos de ce billet. Les autres logiciels de blog, comme WordPress, permettent sans doute des choses similaires, mais je ne les connais pas.

Faire héberger son site

Voilà une question cruciale : vous avez décidé d’être indépendant des flickr et consort, mais vous n’êtes pas pour autant en mesure d’avoir votre propre serveur. Il vous faut donc trouver un hébergeur. La plupart des gens se tournent alors vers des solutions commerciales. Quelles soient chères ou pas, je ne les conseille pas, pour des raisons liées à l’autonomie et à la liberté, que je trouve hypothéquée dés lors qu’on confie ses images à un service commercial. Cependant, je sais bien que tout le monde ne partage pas cet avis, et il faut reconnaître que la plupart sont sérieuses et fiables. Le reste de cet article s’y applique aussi bien qu’aux autres solutions que je vous propose.
Il existe, bien qu’elles ne soient pas très connues, une grande variété d’hébergeurs alternatifs : il ne s’agit pas de services commerciaux, mais d’hébergeurs associatifs, coopératifs, auto-gérés… pour lesquels vous n’êtes pas un client, mais un membre. La plupart font payer une cotisation, qui vous catapulte membre de l’association ou bien auto-hébergeur. J’aime particulièrement lautre.net, mais il existe aussi, par exemple, Ouvaton. Pensez aussi à regarder du côté du réseau Rhien, dans lequels les services, en plus d’être non-commerciaux, sont gratuits.

Choisir un nom de domaine

La plupart des hébergeurs proposent deux options :

  • L’hébergement d’un sous-domaine : votre site sera alors disponible à une adresse du type http://votre-nom.votre-hébergeur.truc/ . Vous n’aurez aucune latitude quand à la deuxième partie de l’adresse, et selon les cas, vous pourrez ou non choisir la partie de l’adresse qui se situe avant le premier point. Ce type d’adresse ne devrait engendrer aucune dépense supplémentaire, et aucune limitation technique. Si on vous demande de l’argent pour ça, ou si on vous annonce des limitations techniques, changez d’hébergeur : c’est un escroc ou un incompétent.
  • L’hébergement de votre propre domaine : pour une somme modique (mettons, pour un service sérieux, entre une dizaine d’euros et une trentaine par an, selon le type de domaine), vous pouvez acquérir votre propre domaine, et le faire héberger ou vous le souhaitez. À condition qu’il ne soit pas déjà réservé, vous aurez alors le nom de domaine que vous souhaitez, point. Du type : http://votre-nom.com/ , http://truc.org/ , http://mes-super-photos.net/ . Il s’agit ensuite de le faire pointer vers votre hébergeur. La façon exacte de faire dépendra de là ou vous achetez votre nom de domaine et de votre hébergeur, je ne détaille donc pas. Sachez simplement que si le concept est un peu ardu quand on est pas versé dans l’informatique, la manipulation est simple, et votre hébergeur doit être capable de vous l’expliquer facilement. Si ce n’est pas le cas, allez donc voir ailleurs, l’herbe y sera plus verte.

La plupart, si ce n’est tous les vendeurs de noms de domaines proposent des services suffisant pour faire ce que vous voulez. Cependant, comme la notion derrière tout ça n’est pas simple, vous avez intérêt à utiliser un service dans une langue que vous maîtrisez, et pas trop discount, histoire que quelqu’un réponde à vos demande d’aide. Je vous conseille gandi, qui, s’il n’est pas le moins cher (mais ça reste raisonnable, promis) à plusieurs avantages : ils parlent français, fournissent des services de qualité, et soutiennent des projets alternatifs.

La mise en place de votre site

Une fois que vous avez un hébergeur et un nom de domaine, il faut passer à l’installation proprement dite de votre site. C’est un peu technique, mais rien d’insurmontable (et puis, on ne le fait qu’une fois, si on a pris la peine de réfléchir avant).
Si vous avez chois l’option portfolio, je suppose que vous savez ce que vous faites. Pour les autres, voici un pas-à-pas généraliste :

  • commencez par lire, au moins en diagonale, la procédure d’installation sur le site du logiciel que vous voulez utiliser. Il y a en général tout ce qu’il faut à cet endroit là. Repérez y notamment si le logiciel a ou non besoin d’une base de donnée pour fonctionner.
  • Téléchargez le logiciel, et sachez le retrouver sur votre disque dur. Il s’agit en général d’une archive au format .zip Parfois, on vous propose aussi des archives d’autres formats : tar.gz ou tar.bz2 par exemple. À moins de savoir ce que vous faites[3], utilisez le format .zip
  • Décompressez l’archives du logiciel. En général, il suffit de faire un clic droit sur l’icône de l’archive, et de choisir l’option qui vous semble approprié dans le menu qui appairait.
  • Il faut désormais transférer le logiciel décompressé sur votre espace d’hébergement. Pour cela, vous devrez utiliser un logiciel de FTP[4]. Si vous avez déjà utilisé ce genre de logiciel, utilisez celui que vous connaissez. Sinon, je vous conseil Fillezilla, qui est libre, simple, gratuit, et d’excellente qualité. Il vous faudra trois éléments pour vous en servir, que votre hébergeur doit vous communiquer : l’adresse du serveur FTP (de la forme ftp.votre-hébergeur.truc ) votre login, et votre mot de passe. Une fois connecté, vous pourrez télécharger votre logiciel sur votre espace d’hébergement. Selon la documentation du logiciel que vous utilisez, et selon vos désirs, vous pouvez télécharger le dossier complet (que vous pouvez renommer a votre guise), ou simplement son contenu.
  • Avec certains logiciels, c’est tout ce que vous aurez à faire : vous pouvez alors commencer a naviguer sur votre site, à l’alimenter avec vos photos, et à l’utiliser. Mais dans la plupart des cas, vous devrez encore effectuer un peu de configuration. La documentation du logiciel doit vous indiquer quoi faire. Dans quelques rares cas, vous devrez éditer vous même un fichier texte, pour y indiquer quelques informations, puis placer ce fichier au bon endroit sur votre site, avec votre logiciel de FTP. Si c’est le cas, lisez attentivement la documentation : cela vous évitera de vous arracher les cheveux.
  • Dans la majorité des cas, vous devrez utiliser votre navigateur internet, vous rendre sur une page de votre nouveau site ( à une adresse du type http://monsite.truc/install.php ) et rentrer quelques informations dans un formulaire. La plupart du temps, les informations demandées seront simples (choisir une langue, choisir un thème, le nom du responsable du site…). Mais vous aurez aussi souvent à indiquer les information relatives à une base de donnée.

attention.pngUne base de donnée, c’est une façon de stocker des informations pour faciliter la vie du développeur du logiciel et de son utilisateur. La plupart des hébergeurs en fournisse. Si ce n’est pas le cas, ou si c’est plus cher, changez d’hébergeur. Il vous faudra parfois demander la création de votre base, et il vous faudra dans tout les cas l’adresse du serveur de base de donnée (souvent localhost, mais pas toujours, ainsi qu’un nom d’utilisateur et un mot de passe dédiée à cette base de données. Votre hébergeur doit pouvoir vous communiquer sans difficulté ses informations, sinon, vous commencez à le savoir, allez voir ailleurs. Le logiciel que vous utilisez vous proposera peut-être de choisir un préfixe pour la base de donnée. Si c’est le cas, faites le, cela vous permettra d’utiliser la même base pour plusieurs logiciels, ou plusieurs versions du même logiciel. Attention : n’utilisez jamais le même préfixe deux fois, sinon vous risquez de tout casser.

  • Une fois que vous avez rentré toutes les informations demandées, que vous les avez bien vérifiées, et que vous avez cliquez sur ok, installer ou quelque chose de ce genre là, votre site devrais être opérationnel, et vous devriez pouvoir commencer a vous en servir. Si vous avez un message d’erreur, lisez le attentivement, relisez la documentation : vous devriez vous en sortir. Si ce n’est pas le cas, pas la peine de vous énerver, demandez de l’aide, dans les commentaires de ce billet, par exemple.

Quelques choix importants relatifs à la mise en ligne de photos sur le web

Vos images sont sur internet, tout le monde peut les voir, vous allez devenir une star au devant de gros ennuis bien voir. Dans tout les cas, vous devez être conscient de quelques petites choses, et faire quelques choix.

  • Il n’existe aucun moyen fiable d’empêcher les visiteurs de votre site de garder une copie de vos photos sur leur ordinateur. Vous devez accepter ça, sinon, vous ne devriez pas faire de site internet. Si on vous vend une façon de les protéger, dites vous bien qu’à partir du moment ou votre photo s’affiche, une bête copie d’écran permet d’en faire une sauvegarde. Si quelqu’un vous dit le contraire, c’est un benêt ou un naïf.
  • dés lors, vous devez réfléchir à ce que vous souhaitez permettre aux gens qui admirent vos images.
  • Vous pouvez choisir de ne rien autorisez d’autre que la simple vue de vos photos. Si vous ne faites rien de spécial, c’est d’ailleurs par défaut le cas. Cependant, ça ne protège rien, de dire ça. Prenez garde à indiquer « tout droits réservés – votre nom » quelque part. Vous pouvez aussi choisir de défigurer vos images avec un filigrane dégueulasse. C’est moche, mais les gens n’auront pas envie d’utiliser vos images. Cependant, si vous souhaitez vraiment faire ça, vous ne devriez vraisemblablement pas mettre vos images sur internet : il est extrêmement compliqué, voir impossible, d’empêcher quelqu’un de déterminé d’utiliser l’image que vous mettez sur internet.
  • Vous pouvez aussi choisir d’être intelligent, et permettre délibérément à ceux qui aiment vos images de s’en servir. Cela permettra éventuellement que vos images soient diffusées et appréciées par un plus grand nombre. (et si vous avez du talent, pourquoi pas, qu’on vous passe des commandes ou qu’on vous achète des tirages). Pour cela, il vous faudra définir les droits que vous souhaitez accorder. Droit de modifier, de redistribuer, de vendre… à vous de voir. Vous pouvez aussi définir des restrictions : Obligation de vous citer comme auteur en cas d’utilisation, interdiction de modification, obligation de conserver ces même droits et restrictions sur les oeuvres dérivées, interdiction d’utilisation commerciales… Les contrats Creative Common sont généralement bien adaptés pour cela, ils proposent de nombreuses options, et sont simples à comprendre. Si vous voulez approfondir plus cette question, jetez un oeil ici. J’utilise personnellement le contrat CC-by-nc-sa qui permet à tout le monde d’utiliser, diffuser, modifier mes photos, à condition de ne pas en faire d’usage commercial, de me citer comme auteur originel, et de conserver ces droits et devoirs sur les oeuvres dérivées. Cela n’empêche en rien ceux qui voudraient en faire un autre usage de me contacter pour obtenir mon autorisation.
  • Enfin, si vous voulez éviter que ces droits et devoirs que vous avez définis soient trop facilement contournables, évitez de mettre en ligne des images de très grande taille et de très bonne qualité. Il est couramment admis qu’une image de 800 pixels sur son plus long côté, à 72 dpi, est de qualité suffisante pour être admirée sur un écran d’ordinateur. Cette taille et cette résolution empêchera toute impression grand format de qualité.

Voila, je crois avoir fait plus ou moins le tour de la question. Si vous avez des remarques, des questions, des commentaires ou des corrections à apporter, n’hésitez pas à utiliser le formulaire de commentaires en bas de page. (et surtout : Bonnes photos!)

Notes

[1] d’ailleurs, s’il y a bien un domaine ou les logiciels libres n’ont pas a prouver leur supériorité, c’est bien le web : ne pas pouvoir modifier les sources de son site web c’est euh… une aberration!

[2] ce sont les services comme blogger ou skyblog qui font ça, pas les bons logiciels comme dotclear ou wordpress

[3] Il s’agit d’un format libre, et plus performant, d’archive. Mais la plupart des gens n’ont pas les logiciels nécessaires pour s’en servir. Si vous le souhaitez, vous trouverez plus d’infos ici : archives TAR. Et si vous êtes sous GNU/linux, ou un *BSD, vous savez déjà tous ça, et n’avez sans doute pas lu cette note jusqu’au bout

[4] File Transfert Protocol

Nouveau témoignage de violences policières

Sans commentaires… je crois que ça parle de soit même !
Police

MON AGRESSION PAR LES GENDARMES LE 29 Janvier 2009

Suite à mon agression par des gendarmes devant le Casino Le Lyon Vert à
Charbonnières Les Bains 69 dans lequel se déroulait le repas annuel du
CRIJF, je tenais, avant de vous relater les faits, à remercier très
sincèrement toutes les personnes qui m’ont apporté des messages de
sympathie, d’encouragements et de soutiens dans cette épreuve qui m’a certes
amoché physiquement mais renforcé moralement et politiquement et les
messages reçus de France et de l’étranger m’ont fait chaud au cœur et
renforcé ma détermination à continuer la lutte et à résister à l’oppression
et à l’injustice.

Compte tenu des massacres qui ont eu lieu à Gaza et sachant que des hommes
et femmes politiques(dont le président du Sénat Mr Larcher) complices par
leur silence ou leur approbation allaient venir à ce diner du CRIJF , nous
avons voulu manifester notre désapprobation en petit groupe et de manière
pacifique.

Arrivés sur les lieux et alors que nous aurions pu nous infiltrer par un
petit chemin jusqu’à l’entrée du Casino, nous avions opté pour la
transparence et la visibilité et avions marché sur la route principale en
direction de l’entrée en commençant à crier nos slogans ; c’est alors que
nous avons vus arriver sur nous un groupe de gendarmes très violents qui ont
commencé à nous brutaliser, nous bousculer, et tenter de nous enlever les
mégaphones , la percussion, en nous repoussant loin de l’entrée qui se
trouvait déjà à 100 mètres .

Nous avons expliqué que nous venions mener une action citoyenne non violente
qui visait à dénoncer les massacres commis à Gaza et le soutien apporté par
le CRIJF à l’action criminelle des sionistes. Les gendarmes ont alors
temporisé leurs actions en attendant du renfort , et au bout d’une heure
environ on a vu arriver des dizaines de gendarmes , qui étaient alors plus d
‘une cinquantaine, pour une vingtaine de manifestants, nous foncer dessus et
nous obligeant à reculer pour être à environ 150 mètres (distance exigée d’
après eux par le Préfet pour que ces convives puissent manger sans être
incommodés par nos slogans) .

Devant cette brutalité et cette violence gratuite que rien ne justifiait ,
ni le nombre ni l’attitude ni les slogans, ni la proximité du lieu, nous
avons expliqué que nous ne faisons rien de mal et qu’on exprimait une
opinion politique ; j’ai personnellement pris le mégaphone pour expliquer
que c’était une manifestation non violente, qu’on ne devait pas provoquer ou
répondre aux provocations et que nous devions nous asseoir, ce que tout le
monde a fait. Mais rien n’y fait les gendarmes continuent à charger, à nous
transporter un par un et à un moment j’entends l’un d’eux dire « c’est lui,
tire le, tire le » et c’est alors que j’ai été arraché du groupe par cinq
gendarmes qui m’ont retiré en arrière pendant que leurs collègues en masse
ont continué à repousser notre groupe, de façon à ce qu’un rideau de
gendarmes se forme entre mes amis (qui ne voyaient plus ce qui se passe) et
moi.

C’est alors que le calvaire commence, après m’avoir soulevé en l’air ils m’
ont jeté à terre et se sont rués sur moi et m’ont littéralement lynché : une
rouée de coups de poing et de pieds qui m’ont mis à terre, j’avais beau
crier que je n’avais rien fait que j’étais prêt à les suivre rien n’y
faisait , alors que j’étais à plat ventre et que deux gendarmes me
tenaient le cou et les épaules à l’arrière , un autre me tenait les jambes
et deux autres se sont jetés sur mon dos pour me donner des grands coups de
genoux à hauteur des poumons ce qui m’a fait suffoquer , je n’arrivais plus
à respirer, ni à crier ni à faire quoi que ce soit, j’ai senti mon visage
écrasé sur le goudron par un coup de pied. Après m’avoir menotté les mains
dans le dos, ils m’ont relevé pour me mettre dans leur voiture et ont alors
réalisé que je n’arrivais pas à respirer et que je commençais à perdre
connaissance , j’ai trouvé la force de leur dire que j’avais un flacon de
Ventoline dans ma poche et que j’étais asthmatique, et c’est un homme en
civil (je pense un de leurs supérieurs) qui l’a pris et m’en a donné pour
que je retrouve mon souffle.

Ils m’ont ensuite chargé dans la voiture avec les mains menottées dans le
dos en me disant on va t’emmener au poste et on va t’expliquer les choses.
Puis à mi chemin ils ont reçu un message dans leur radio et ont fait
demi-tour pour me ramener au lieu du rassemblement. Les copains avaient
exigé fermement mon retour.

Alors que j’étais souffrant, que je respirai très difficilement et blessé
ils m’ont jeté sur la route dans un froid glacial sans répondre à ma
demande d’appeler le Samu, j’ai appelé moi-même le 112 qui m’ont orienté sur
le Samu qui me dit on vous envoie la Police, j’explique alors que j’ai été
agressé par des gendarmes et que j’ai besoin d’une ambulance ou d’un
médecin, mais rien n’y fait , on ne verra ni Police ni médecin, un médecin
de passage en voiture a voulu s’arrêter pour me soigner et voir mon état,
mais les gendarmes l’en ont empêché, et j’a attendu une heure sans
couverture sans soins et malgré les appels successifs des manifestants au 15
les pompiers ne sont arrivés qu’une heure après le ;premier appel, et lorsqu
‘on leur a demandé depuis combien de temps ils ont été appelés ils nous
répondu 5 ou 10 minutes, ce qui veut dire que durant 50 à 55 minutes le Samu
n’a pas mobilisé de secours, mettant ainsi ma santé et ma vie en jeu.

J’ai été pris en charge à l’Hopital Saint Joseph à Lyon où j’ai eu droit à 8
jours d’arrêt de travail et 4 jours d’ITT et au constat que j’avais une
entorse cervicale, de nombreuses dermabrasions des membres et du visage,
avec des atteintes de la colonne vertébrale, une épaule démontée, des
douleurs et traces de coups à la tête, un nerf du bras abimé avec la main
droite insensible à motié.

La leçon qu’on peut tirer de cette agression, c’est qu’aujourd’hui en France
un degré dans l’inacceptable vient d’être franchi par les autorités, qui ,
après avoir diabolisé et criminalisé des militants , après les avoir chassés
du monde du travail et jetés dans la précarité, cherchent à les éliminer
physiquement et à les empêcher de parler de certaines causes et en
particulier la cause Palestinienne. Il est impératif de réagir avec la plus
grande fermeté et de ne pas baisser les bras jusqu’à obtenir la garantie que
cette agression ne restera pas impunie et que les droits à dénoncer les
crimes et les politiques sionistes soient garantis dans ce pays et partout.
L’enjeu consiste donc à tenter de préserver le peu d’espace qu’il reste à
notre liberté d’expression , de manifestation et de condamnation de l’
infamie et de l’injustice.

Plusieurs organisations , mouvements et associations s’apprêtent à mener des
actions pour dénoncer ce que j’ai personnellement subi ainsi que cette
atteinte grave aux libertés et à l’intégrité des citoyens . Merci à toutes
et à tous , la résistance continue !!!

Abdelaziz Chaambi

Vol d’image

Se faire voler une image (c’est à dire, dans mon cas, ne pas respecter la licence CC-by-nc-sa, en ne me citant pas comme l’auteur, et en ne plaçant pas l’oeuvre dérivée (l’article, dans le cas présent), sous la même licence, c’est toujours désagréable.

Quand en plus c’est pour illustrer un article puant sur un site de fachos, je vous raconte pas comme ça la fout mal. (je ne met pas le lien, si ça vous intéresse c’est sur le site fdesouche.com, l’article 20162).

Comme ces gens sont très malins, et très respectueux des autres (de ma bande passante, dans ce cas précis), il ne leur est pas venu à l’esprit d’héberger l’image sur leur propre serveur… ce qui m’a permis de remplacer l’image qu’il m’ont volée par celle là, bien plus adaptée.

mampince.jpg
Cabot

EDIT : Ils ne sont pas très joueur, chez fdesouche.com… ils ont retiré mon image au lieu de changer leur licence ^^’
Cliquez sur la vignette ci-dessous pour voir un screenshot de leur page…

Capture-1.png

Le futur ministre de l’économie numérique vous présente tous ses vœux…

L’absence de régulation du Net provoque chaque jour des victimes ! Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ? Combien faudra-t-il de morts suite à l’absorption de faux médicaments ? Combien faudra-t-il d’adolescents manipulés ? Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ? Il est temps, mes chers collègues, que se réunisse un G20 du Net qui décide de réguler ce mode de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde.

Frédéric Lefebvre, probable prochain ministre à l’économie numérique, lors d’un discours à l’assemblée nationale, le 15 décembre dernier. L’obscurantisme se porte bien…

Soma

Tout le monde dans l’État Mondial utilise du Soma. Le Soma est une substance apparemment sans danger qui peut, à forte dose, plonger celui qui en prend dans un sommeil paradisiaque. Le Soma n’a aucun des inconvénients des drogues que nous connaissons aujourd’hui. Il se consomme sous forme de comprimés distribués au travail en fin de journée. Cette substance est le secret de la cohésion de cette société : grâce à elle, chaque élément de la société est heureux et ne revendique rien. Les individus de toutes les castes se satisfont de leur statut par le double usage du conditionnement hypnopédique et du Soma

Suite à une conversation le soir du 31 décembre, il m’est revenue cette citation.

Illovae, qui fait le clown dans les commentaires, me glisse à l’oreille que j’ai oublié les références. C’est bien sur de Aldous Huxley, dans Le Meilleur Des Mondes. (Je suis sur qu’il le savait ;) )

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